Licenciement en cas de maladie ou accident en Suisse romande
Article mis à jour le 31 janvier 2026
Tomber malade ou subir un accident est une épreuve. Si votre employeur évoque une résiliation durant cette période, vous devez connaître vos droits pour éviter les erreurs administratives. Ce guide vous explique les bons réflexes à adopter et comment sécuriser votre dossier.
JuriUp vous accompagne
Si vous êtes en arrêt maladie et qu’une résiliation tombe, JuriUp vous met en relation avec l’expert juridique adapté
Dans ce type de situation, le risque n’est pas seulement la perte de l’emploi. C’est aussi la gestion administrative, la validité des certificats médicaux et la protection contre le licenciement en temps inopportun. Avec JuriUp, vous pouvez décrire votre situation en quelques minutes, puis recevoir une orientation vers un juriste ou un avocat spécialisé en droit du travail qui connaît les pratiques en Suisse romande. La mise en relation est gratuite pour vous et vos informations restent traitées de manière confidentielle.
- Moins de stress : vous savez quoi répondre, et quoi éviter d’écrire.
- Moins de risques : vous sécurisez certificats, dates, preuves et échanges.
- Plus de marge de négociation : vous arrivez préparé si un accord de départ est proposé.
Pour d’autres situations de la vie courante, vous pouvez aussi consulter le blog juridique JuriUp.
Reconnaître les signaux d’alarme quand vous êtes en incapacité de travail
Quand vous êtes en incapacité, certaines phrases ou demandes reviennent souvent. Elles ne sont pas forcément illégales en soi, mais elles doivent vous alerter sur un potentiel conflit à venir.- On vous demande de revenir travailler quelques jours pour dépanner malgré un certificat médical complet.
- On exige un diagnostic précis alors que le secret médical vous protège face à l’employeur.
- On remet en cause la validité de votre arrêt par des messages écrits ou des appels répétés.
- On vous presse de signer une convention de sortie ou un document de renonciation durant votre absence.
- On vous coupe l’accès à vos e-mails professionnels ou au réseau interne sans explication préalable.
En pratique : si vous avez un doute sur une demande de l’employeur, répondez par écrit, brièvement, en vous appuyant sur votre certificat médical, et conservez tous les échanges. Ensuite, faites valider la stratégie par un expert juridique via JuriUp.
Certificat médical et employeur en Suisse : ce que vous devez faire
Le certificat médical est la pièce centrale en cas d’incapacité de travail. En pratique, l’employeur a besoin de savoir que vous êtes empêché de travailler, le taux de l’incapacité et la durée probable. Il n’a en revanche pas le droit d’exiger votre diagnostic précis, qui relève du secret médical.
Si l’employeur doute de la réalité de l’atteinte à la santé, il peut demander une visite chez un médecin-conseil à ses frais. Vous devez vous y rendre, mais ce médecin ne communiquera que l’aptitude au travail, pas le diagnostic complet à votre patron.
Échanges écrits : comment répondre sans vous piéger
Quand un conflit se profile, l’écrit devient votre meilleur allié. Mais il peut aussi se retourner contre vous si vous répondez sous le coup de l’émotion. Le bon niveau consiste à envoyer un message court et neutre qui rappelle votre incapacité de travail.
- Gardez une trace de tout : e-mails, SMS, messages Teams ou WhatsApp, courriers et convocations.
- Privilégiez un canal professionnel pour les points sensibles.
- Évitez les critiques sur le management ou les collègues pendant votre arrêt.
- Si vous ne pouvez pas répondre immédiatement, indiquez simplement que vous le ferez dès que votre santé le permettra.
La cohérence est essentielle. Si vous êtes en arrêt complet, évitez de proposer de travailler sur des dossiers urgents depuis chez vous, car cela affaiblit la valeur probante de votre certificat médical.
Licenciement pendant maladie en Suisse : les règles de protection
Le Code des obligations prévoit des périodes de protection contre le licenciement en cas d’incapacité de travail (art. 336c CO). Si l’employeur vous licencie pendant une telle période, le congé est nul. Si le congé a été donné avant la maladie, le délai de congé est suspendu durant la période de protection.
Voici les éléments clés à faire contrôler par un expert juridique :
- La date de réception de la résiliation par rapport au début de l’incapacité.
- Votre ancienneté exacte pour calculer la durée de la protection.
- Le motif invoqué, pour vérifier s’il n’est pas abusif.
- La suspension éventuelle du délai de congé si la maladie survient après la notification.
- La validité de la preuve de notification (recommandé, remise en main propre).
Si l’employeur vous convoque pour un entretien de licenciement pendant l’arrêt, vous n’êtes généralement pas tenu de vous y rendre si votre état de santé l’interdit. Demandez un report ou une communication écrite.
Coordination avec l’assurance : accident, maladie et perte de gain
En cas d’incapacité, votre salaire est souvent pris en charge par une assurance perte de gain maladie ou par l’assurance accident (LAA). Les déclarations doivent être cohérentes entre ce que vous dites à l’employeur, à votre médecin et à l’assureur.
- Conservez une copie de chaque certificat envoyé.
- Notez les dates précises des consultations et des envois.
- Remplissez les formulaires de l’assurance avec précision et sans délai.
- Soyez prudent si l’assurance vous demande de signer une décharge ou un accord transactionnel.
En cas de licenciement, le droit aux indemnités journalières peut perdurer sous certaines conditions, même après la fin du contrat. Un avocat peut vous aider à vérifier si vous êtes bien couvert et si l’employeur a respecté ses obligations d’information.
Pour plus de détails sur les assurances sociales, le site de l’Administration fédérale offre des ressources utiles.
Convention de sortie : ce qu’il faut vérifier avant de signer
Parfois, l’employeur propose une convention de rupture d’un commun accord pour mettre fin aux rapports de travail rapidement. Cela peut être avantageux, mais comporte des risques, notamment au niveau de l’assurance chômage qui peut imposer des jours de suspension.
Ne signez jamais sur le champ. Demandez un délai de réflexion, emportez le projet de document et faites-le relire par un expert juridique via JuriUp. Les points à surveiller sont l’indemnité de départ, la libération de l’obligation de travailler, le certificat de travail et la clause de renonciation à toute prétention ultérieure.
JuriUp : simplifiez vos démarches pour sécuriser votre dossier
En ligne • Suisse romande
Gérer un conflit au travail en étant malade est épuisant. JuriUp vous permet de décrire votre cas, de centraliser vos documents et d’être orienté vers un expert juridique compétent dans votre canton. La mise en relation est gratuite pour vous.
Les erreurs fréquentes qui coûtent cher, et comment les éviter
| Erreur | Pourquoi c’est risqué | Réflexe recommandé |
|---|---|---|
| Répondre sous le coup de l’émotion | Vos écrits peuvent être utilisés contre vous comme preuve de déloyauté | Rédigez court, factuel, et attendez avant d’envoyer |
| Donner trop de détails médicaux | Vous perdez le contrôle de votre sphère privée sans obligation légale | Limitez-vous aux informations sur l’incapacité et la durée |
| Signer "pour solde de tout compte" | Vous renoncez définitivement à vos droits restants | Exigez un projet écrit et faites-le relire par un juriste |
| Jeter l’enveloppe du recommandé | La date exacte de réception détermine la validité du congé | Agrafez l’enveloppe à la lettre et notez la date |
| Ignorer l’assurance perte de gain | Des déclarations tardives peuvent bloquer vos indemnités | Envoyez vos justificatifs en temps et en heure |
Si vous avez un doute sur votre cas concret, la solution la plus sûre est de créer un dossier gratuit et de demander une orientation. Une bonne stratégie dépend souvent des spécificités de votre contrat et de votre canton de résidence.
Si le conflit s’envenime : tribunal et démarches en Suisse romande
En Suisse romande, les litiges liés au contrat de travail relèvent des tribunaux civils, souvent appelés Tribunal des prud’hommes (Genève, Vaud) ou Tribunal civil d’arrondissement (Fribourg, Valais, Neuchâtel, Jura). La procédure commence généralement par une tentative de conciliation. Pour réussir cette étape, votre dossier doit être solide : certificats médicaux continus, chronologie des faits, copies des échanges écrits et calcul précis des prétentions. Un avocat spécialisé en droit du travail pourra vous représenter et tenter de trouver une solution amiable avant tout jugement. Pour consulter les textes officiels, vous pouvez utiliser Fedlex. Pour la jurisprudence récente, le site du Tribunal fédéral est la référence.Questions fréquentes
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Le licenciement est-il valable si je tombe malade après l’avoir reçu ?
Si l’employeur vous a notifié le congé avant votre maladie, le licenciement reste valable. Cependant, le délai de congé est suspendu pendant la durée de la protection légale (selon les années de service). La fin des rapports de travail sera donc repoussée d’autant. C’est un calcul complexe qui mérite une vérification par un expert.
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Mon employeur peut-il me licencier pendant un arrêt maladie en Suisse ?
Si le licenciement est notifié pendant une période de protection (art. 336c CO), il est nul. L’employeur devra recommencer la procédure une fois la protection terminée. Toutefois, cette protection est limitée dans le temps (30, 90 ou 180 jours selon l’ancienneté). Au-delà, le licenciement devient possible même si vous êtes toujours malade.
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Que doit contenir le certificat médical ?
Il doit indiquer l’incapacité de travail (totale ou partielle), la durée prévisible et la date de début. Il n’a pas à mentionner le diagnostic médical.
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Dois-je aller à un entretien de licenciement si je suis malade ?
Si votre état de santé ne le permet pas, vous pouvez demander le report de l’entretien ou proposer que les éléments vous soient communiqués par écrit. Ne vous forcez pas à vous déplacer si cela aggrave votre état, mais prévenez votre employeur.
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JuriUp est-il un cabinet d’avocats ?
Non, JuriUp est une plateforme de mise en relation. Nous vous aidons à structurer votre demande pour trouver rapidement l’avocat ou le juriste le plus adapté à votre situation en Suisse romande.