Fausse convocation de police par e-mail
Vous recevez un e-mail avec les logos de Fedpol ou de la police vous accusant de pédopornographie. Sous la menace d'un scandale public, les escrocs exigent le paiement immédiat d'une fausse amende pour refermer le dossier.
Comment ça marche
L’arnaque à la fausse convocation de police, ou pseudo-extorsion par e-mail, repose sur une manipulation psychologique brutale. Les escrocs envoient des milliers de courriels d’intimidation arborant les logos d’institutions officielles comme Fedpol, Europol ou les polices cantonales suisses.
Le message se présente sous la forme d’un mandat judiciaire ou d’une convocation. Il accuse faussement le destinataire d’avoir consulté des contenus illégaux, le plus souvent liés à la pédopornographie ou à la cybercriminalité. L’objectif est de provoquer un sentiment de panique, de honte et d’urgence.
Le courriel exige une réponse rapide, généralement sous 48 heures, sous peine de rendre l’affaire publique ou de procéder à une arrestation immédiate. Si la victime répond pour se justifier, les escrocs lui proposent alors un règlement à l’amiable, exigeant le paiement d’une lourde amende transactionnelle pour prétendument refermer le dossier et effacer les poursuites.
Le déroulé de l’arnaque
- Vous recevez un courriel alarmant avec les logos de Fedpol, Europol ou de la police cantonale en pièce jointe ou dans le corps du message.
- Le document vous accuse d'avoir commis de graves délits sur Internet, comme le visionnage de contenus pédopornographiques.
- Sous le choc et la menace d'une arrestation ou d'un scandale public, vous répondez à l'e-mail pour clamer votre innocence.
- Les fraudeurs vous rassurent faussement et vous proposent un règlement à l'amiable contre le paiement d'une caution ou d'une amende.
- Après avoir versé l'argent par virement bancaire ou cartes prépayées, les criminels disparaissent ou exigent de nouvelles sommes.
Exemples concrets
La fausse convocation Fedpol
EmailLes autorités suisses ne convoquent jamais personne par e-mail pour des accusations pénales. La menace d'informer les proches est une tactique d'intimidation typique des escrocs.
La fausse proposition d'amende transactionnelle
EmailLa justice en Suisse ne propose jamais d'effacer une infraction grave comme la pédopornographie contre le paiement d'une somme d'argent envoyée par e-mail.
L'imitation de la Brigade des mineurs
EmailL'utilisation de termes vagues, l'urgence extrême et la présence d'un fichier PDF à ouvrir sont des méthodes utilisées pour transmettre des logiciels malveillants ou forcer le contact.
Signaux d’alerte
- L'adresse e-mail de l'expéditeur ne se termine pas par .ch ou provient d'un service gratuit (Gmail, Yahoo).
- Le message utilise des logos officiels qui sont souvent déformés, obsolètes ou mélangés.
- La justice suisse est désignée par des termes étrangers comme "Procureur de la République" ou "Gendarmerie Nationale".
- Vous êtes sommé de répondre dans un délai extrêmement court sous peine de représailles.
- Le paiement d'une amende est exigé pour annuler une procédure pénale grave.
Vous avez été victime de cette arnaque ?
Nos juristes vous aident à porter plainte et à faire valoir vos droits. Réponse sous 24h, en toute confidentialité.
Comment se protéger
- Ne répondez jamais à ce type d'e-mail, même pour signaler l'erreur ou clamer votre innocence.
- N'ouvrez pas les pièces jointes, elles peuvent contenir des virus ou des rançongiciels.
- Vérifiez toujours l'adresse de messagerie réelle de l'expéditeur.
- Sachez que les autorités suisses envoient toujours les convocations pénales par courrier postal.
- Supprimez immédiatement le message et marquez-le comme courrier indésirable.
Que faire si vous êtes victime
- Cessez toute communication avec les escrocs de façon immédiate.
- Ne versez plus aucune somme d'argent, même sous la pression de nouvelles menaces.
- Conservez toutes les preuves en faisant des captures d'écran des e-mails et des paiements.
- Signalez l'incident à l'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS).
- Déposez une plainte pénale auprès de la police cantonale si vous avez subi une perte financière.
Questions fréquentes
Non, les autorités suisses comme Fedpol ou les polices cantonales n'envoient jamais de mandats d'arrêt ou de convocations officielles par courrier électronique. Ces documents sont toujours transmis par courrier postal sécurisé ou remis en main propre.
Les escrocs savent désormais que votre adresse e-mail est active et que vous êtes réceptif à la pression psychologique. Vous risquez de recevoir davantage de menaces. Coupez immédiatement tout contact et bloquez l'expéditeur.
Non, les fraudeurs récupèrent souvent ces informations de base lors de fuites de données sur Internet ou dans des annuaires publics pour rendre leur message plus crédible. Cela ne signifie pas qu'ils vont venir chez vous.
Si la pièce jointe était un fichier exécutable ou si votre antivirus a réagi, effectuez une analyse complète de votre appareil. S'il s'agissait d'un simple PDF sans lien cliquable, le risque de virus est plus faible, mais restez tout de même vigilant.
C'est malheureusement très rare, car les escrocs utilisent des comptes bancaires à l'étranger ou des plateformes de crypto-monnaies. Contactez toutefois votre banque immédiatement pour tenter de bloquer le transfert ou de faire un rappel de fonds.
Ce n'est absolument pas nécessaire. Il s'agit d'une tentative d'escroquerie de masse et aucune véritable procédure n'est en cours contre vous. Si vous avez perdu de l'argent, un signalement à la police cantonale suffit.
Sources
- Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) - Hameçonnage, vishing, smishing
- Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) - Incidents actuels
- Prévention Suisse de la Criminalité (PSC) - Escroquerie
Dernière mise à jour : 19 juin 2026
Autres arnaques à connaître
Vous avez été victime de cette arnaque ?
Nos juristes vous aident à porter plainte et à faire valoir vos droits. Réponse sous 24h, en toute confidentialité.