Succession

Partage successoral : calcul des parts légales en Suisse

Déterminez les parts légales de chaque héritier selon les règles des parentèles et identifiez la quotité disponible pour des dispositions testamentaires.

Art. 457-467 CC Réforme 2023 Suisse romande
Durée ~ 2 minutes
Base légale Art. 457-466 CC
Niveau Estimation indicative
À jour Janvier 2026
Situation du défunt
Actifs moins dettes et frais funéraires.
Quotité disponible
Parts légales (art. 457-467 CC)
Réserves héréditaires (droit 2023)

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Réponse en 48 h Données protégées (nLPD / RGPD) Suisse romande Sans engagement
Réforme du 1er janvier 2023 - Les réserves héréditaires ont été réduites : descendants 1/2 (au lieu de 3/4), réserve des parents supprimée. La quotité disponible est désormais d'au moins 50% de la masse. Le conjoint perd sa réserve dès l'engagement de la procédure de divorce (art. 472 CC). Calcul indicatif - un notaire peut affiner selon les rapports, avancements d'hoirie et clauses testamentaires.
01 - Comprendre

Comprendre le partage successoral en Suisse

À défaut de testament, le Code civil suisse répartit la succession selon un système de parentèles qui hiérarchise les héritiers : descendants en premier, puis parents et frères-sœurs, puis grands-parents et leurs descendants. Le conjoint survivant prend une part variable selon les héritiers en présence - la moitié avec des enfants, les trois quarts avec les parents, la totalité au-delà. La réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2023 a profondément modifié les réserves héréditaires applicables.

La première parentèle (art. 457 CC) regroupe les descendants du défunt - enfants, petits-enfants par représentation. S'il y a des enfants, ils héritent à parts égales et le conjoint survivant reçoit la moitié de la succession (art. 462 al. 1 CC). À défaut de descendants, on passe à la deuxième parentèle (parents du défunt et leurs descendants : frères, sœurs, neveux, nièces). Le conjoint survivant reçoit alors les trois quarts. La troisième parentèle (grands-parents et leurs descendants) intervient en dernier ; le conjoint reçoit alors la totalité.

Le partenariat enregistré bénéficie des mêmes droits successoraux que le mariage (art. 462a CC). Le concubin, en revanche, n'est pas héritier légal - il faut un testament pour qu'il reçoive quelque chose, dans la limite de la quotité disponible. La réforme du droit successoral entrée en vigueur le 1er janvier 2023 a réduit les réserves héréditaires et augmenté la quotité disponible : le testateur peut désormais favoriser un concubin, un enfant non préféré ou une fondation jusqu'à 50 % de la masse en présence d'enfants.

RÉSERVE DESCENDANTS 1/2 De la part légale (révision 2023)
RÉSERVE CONJOINT 1/2 De la part légale
DÉLAI RÉPUDIATION 3 mois Dès connaissance (art. 567 CC)
ACTION RÉDUCTION 1 an Dès connaissance (art. 533 CC)

Parts légales selon les héritiers en présence

HéritiersConjointAutres héritiers
Conjoint + descendants1/21/2 partagé entre descendants
Conjoint + parents/frères/sœurs3/41/4 partagé
Conjoint + grands-parentsToutNéant (dès 2023)
Descendants seuls (sans conjoint)-Tout, à parts égales
Personne (succession en déshérence)-Canton du domicile (art. 466 CC)
02 - Cadre

Cadre légal et impact de la réforme 2023

La réforme du droit successoral entrée en vigueur le 1er janvier 2023 (RO 2021 312) a modifié plusieurs règles fondamentales. Les réserves héréditaires des descendants passent de 3/4 à 1/2 de leur part légale (art. 471 CC), libérant une quotité disponible plus grande. La réserve des père et mère est purement et simplement supprimée. Le conjoint survivant conserve sa réserve de 1/2 de sa part légale. Pendant une procédure de divorce, le conjoint perd ses droits successoraux et de réserve si la procédure est avancée (art. 472 CC).

Le partage proprement dit est en règle générale amiable : les héritiers se répartissent les biens d'un commun accord (art. 607 CC). À défaut, l'action en partage permet de saisir le tribunal (art. 604 CC). Le conjoint survivant peut demander en plus l'attribution du logement familial et du mobilier (art. 612a CC), généralement à valeur d'imputation. Le notaire intervient obligatoirement pour les biens immobiliers et la déclaration fiscale de succession (art. 553 CC). L'hoirie reste indivise tant que le partage n'est pas formalisé.

Les héritiers du défunt sont, dans l'ordre, ses descendants, ses père et mère, ses grands-parents, et ses arrière-grands-parents. Le conjoint survivant hérite avec eux selon les règles légales.

Art. 457 ss et 462 CC
03 - Pratique

Étapes pratiques après un décès

Plusieurs actions à délais courts structurent la succession dès les premières semaines après le décès.

Inventaire et bénéfice d'inventaire dans le mois : si la situation patrimoniale est incertaine, demander au juge de paix un bénéfice d'inventaire (art. 580 CC) qui limite la responsabilité des héritiers aux dettes inventoriées. La répudiation pure et simple reste possible dans les 3 mois dès connaissance du décès. Faire l'inventaire complet des biens, dettes, comptes bancaires, polices d'assurance vie, immeubles, titres - et obtenir les attestations des banques (gel automatique des comptes au décès jusqu'au certificat d'héritier).

Convention de partage amiable : si tous les héritiers s'entendent, un acte notarié règle le partage en quelques semaines. Coût : 1-3 % de la valeur successorale. En cas de désaccord, l'action en partage devant le tribunal civil prend 18-36 mois et coûte 5-15 % de la masse. Privilégier la médiation successorale (médiateurs spécialisés disponibles en Suisse romande) qui résout 60 % des blocages familiaux en 3-6 mois pour CHF 3'000-8'000 - un investissement rentable face à un procès qui détruit famille et patrimoine.

04 - FAQ

Questions fréquentes

Sans testament, le Code civil applique les parentèles (art. 457-467 CC). Les enfants reçoivent la moitié et le conjoint l'autre moitié. Sans enfants : conjoint reçoit 3/4, parents/frères/sœurs 1/4. Sans famille proche : conjoint reçoit tout. Le concubin n'hérite pas légalement. Le partenariat enregistré confère les mêmes droits que le mariage (art. 462a CC).

Selon l'art. 462 CC, le conjoint reçoit la moitié en présence de descendants, les trois quarts en présence des parents/frères/sœurs du défunt, et la totalité en présence uniquement des grands-parents (depuis 2023, ces derniers ne sont plus héritiers légaux). À cela s'ajoute le partage du régime matrimonial avant la succession proprement dite.

Non. Le concubin n'est pas héritier légal en droit suisse, contrairement au conjoint marié ou au partenaire enregistré. Pour qu'il hérite, le défunt doit le désigner par testament ou pacte successoral, dans la limite de la quotité disponible. Depuis la réforme 2023, cette quotité a été élargie : on peut laisser jusqu'à 50 % de la masse au concubin en présence d'enfants.

Entrée en vigueur le 1er janvier 2023, la réforme a réduit les réserves héréditaires des descendants de 3/4 à 1/2 (art. 471 CC), supprimé la réserve des parents, et élargi la quotité disponible. Le testateur peut désormais favoriser plus largement un concubin, un enfant ou une fondation. Le conjoint survivant conserve sa réserve de 1/2 mais peut la perdre pendant une procédure de divorce avancée (art. 472 CC).

Le partage est en principe amiable : les héritiers s'accordent par convention écrite (art. 607 CC). À défaut d'accord, l'action en partage devant le tribunal civil (art. 604 CC) permet de trancher. Pour les biens immobiliers, le notaire est requis. Le conjoint survivant peut demander l'attribution du logement familial à valeur d'imputation (art. 612a CC).

Une succession simple et amiable se règle en 3 à 12 mois selon la complexité du patrimoine. Une succession contestée ou avec immeubles dans plusieurs cantons peut prendre 2 à 5 ans. La déclaration fiscale doit être déposée dans le canton du dernier domicile du défunt, en règle générale dans les 3 à 6 mois après le décès. Le notaire dresse le certificat d'héritier.

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