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Cas pratique · Droit du travail · Résiliation · Vaud
Contester un licenciement pour justes motifs dans le canton de Vaud : procédure et indemnités
Dans le canton de Vaud, un licenciement pour justes motifs peut être contesté si les faits ne sont pas d'une gravité exceptionnelle. L'employé dispose de 180 jours pour agir et peut obtenir le paiement de son salaire jusqu'à l'échéance ordinaire, ainsi qu'une indemnité.
Lecture2 min
UrgenceForte
Durée totale6 à 12 mois
IssueAccord transactionnel
Profil clientEmployé
SecteurRestauration
ContexteCélibataire, 35 ans
RégionVaud
La situation
Contexte initial
Marc D., serveur dans un restaurant lausannois depuis 4 ans, reçoit une lettre de licenciement avec effet immédiat pour justes motifs, suite à une altercation verbale avec un client.
L'élément déclencheur
Le licenciement est notifié par écrit, invoquant une rupture du lien de confiance.
Les enjeux
Financiers
Perte de salaire immédiate, risque de pénalités chômage
Humains
Atteinte à la réputation professionnelle, stress financier
Délai critique
180 jours pour agir en justice (art. 340 CO)
Analyse juridique
Bases légales applicables
CO art. 337 – Résiliation immédiate pour justes motifs
CO art. 337c – Conséquences d’une résiliation injustifiée
Droits du client
L’employé peut contester les justes motifs et réclamer son salaire jusqu’à l’échéance ordinaire du contrat, ainsi qu’une indemnité.
Obligations de la partie adverse
L’employeur doit prouver la gravité des faits justifiant la résiliation immédiate.
Délais légaux à respecter
180 jours pour intenter une action (art. 340 CO)
Stratégie déployée
Options envisagées
Deux options :
Négociation d’un accord transactionnel
Saisine du Tribunal de prud’hommes
Option retenue
Saisine du Tribunal de prud'hommes
Justification du choix
L’altercation verbale, bien que regrettable, ne constitue pas un motif suffisant pour un licenciement immédiat sans avertissement préalable.
Intervenants externes
Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne
Étapes de la procédure
Envoi d’une mise en demeure à l’employeur
Dépôt d’une requête en conciliation
Audience de conciliation
Procédure au fond si échec de la conciliation
Résultat obtenu
Accord transactionnel
Dans le cas de Marc D., une transaction a été trouvée lors de l'audience de conciliation, prévoyant le paiement de 3 mois de salaire (délai de congé ordinaire) et une indemnité d'un mois.
Durée totale : 6 à 12 mois
Témoignage du client
La procédure m'a permis de faire valoir mes droits et d'obtenir une compensation équitable.
E
Employé · VaudTémoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp
Enseignements clés
Un licenciement immédiat doit être justifié par des faits d’une gravité exceptionnelle. Dans le cas contraire, il est souvent considéré comme injustifié.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
Absence d’avertissement préalable
Motifs vagues ou non prouvés
Bonnes pratiques
Contester le licenciement par écrit immédiatement
S’inscrire au chômage sans délai
Erreurs courantes à éviter
Attendre avant de réagir
Signer un document sans le comprendre
Points clés à retenir
Délai de 180 jours pour agir
Possibilité d’obtenir des indemnités
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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un professionnel du droit.
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Travail
Licenciement abusif : calculer l'indemnité maximale en Suisse
Évaluez l'indemnité due en cas de licenciement abusif au sens de l'art. 336 CO, plafonnée à six mois de salaire selon les critères jurisprudentiels.
Art. 336 CO6 mois maximumDélai 180 jours
Durée~ 2 minutes
Base légaleArt. 336 CO
NiveauDiagnostic
À jourJanvier 2026
Conditions strictes à respecter impérativement
Opposition écrite à l'employeur avant la fin du délai de résiliation (art. 336b al. 1 CO). L'opposition doit manifester clairement la volonté de poursuivre les rapports de travail (TF 4A_59/2023).
Action au tribunal dans les 180 jours suivant la fin du contrat (art. 336b al. 2 CO). Délai de péremption.
Sans ces deux conditions cumulatives, le droit à l'indemnité est perdu.
Votre situation
Inclure part 13e (÷12) + bonus + primes régulières.
Indemnité estimée (art. 336a CO)
Non imposable, non soumise AVS
Un avocat peut maximiser votre indemnité
Délais courts. Orientation gratuite sous 48 h ouvrées.
Réponse en 48 hDonnées protégées (nLPD / RGPD)Suisse romandeSans engagement
Estimation indicative - Basée sur l'art. 336a CO et la jurisprudence TF (ATF 148 II 551, 4A_3/2023). Le juge dispose d'un pouvoir d'appréciation en équité (art. 4 CC). Le montant dépend de la gravité de la faute employeur, de l'atteinte à votre personnalité, de votre ancienneté et de vos chances de réinsertion. L'indemnité n'est pas imposable à l'IFD (art. 24 let. g LIFD) et n'est pas soumise aux charges sociales. Un avocat peut défendre votre cas et maximiser votre indemnité.
01 - Comprendre
Comprendre le licenciement abusif
Un licenciement abusif n'est pas un licenciement injustifié : la résiliation reste valable et le contrat prend fin. Mais l'employeur doit verser une indemnité jusqu'à six mois de salaire (art. 336a CO) lorsque le motif du congé tombe sous l'une des catégories abusives énumérées par la loi. La pratique des tribunaux romands accorde rarement le maximum : la moyenne se situe entre deux et quatre mois, modulée selon l'âge, l'ancienneté, la gravité de l'atteinte et la situation économique du travailleur licencié.
L'art. 336 CO énumère les motifs abusifs : congé fondé sur une qualité personnelle inhérente (âge, sexe, origine, religion, orientation sexuelle), congé représailles après l'exercice d'un droit (plainte de harcèlement, demande d'heures supplémentaires), congé pour activité syndicale ou candidature à une représentation du personnel, ou congé en violation des règles de bonne foi. Le travailleur doit s'opposer par écrit avant la fin du délai de congé, puis ouvrir action en justice dans les 180 jours. Cette double exigence formelle est stricte : un seul jour de retard sur l'opposition fait perdre tout droit à l'indemnité.
La fixation de l'indemnité est équitable et tient compte de l'âge, de l'ancienneté, de la situation économique du travailleur, des circonstances du congé et des conséquences pour la carrière. La jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 132 III 115 et arrêts subséquents) confirme que les six mois ne sont accordés que dans les cas particulièrement graves : harcèlement avéré, discrimination caractérisée, congé immédiatement après une plainte. La pratique romande situe la moyenne entre deux et quatre mois de salaire, avec une majoration sensible lorsque la victime a plus de 50 ans et plus de dix ans d'ancienneté.
Plafond légal6 moisArt. 336a CO
Moyenne romande2-4 moisSelon ancienneté et profil
Délai d'action180 joursDès la fin du contrat
FiscalitéExonéréeCaractère réparateur
Indemnités typiques selon la jurisprudence romande
Profil du travailleur
Salaire mensuel brut
Indemnité estimée
35 ans, 4 ans d'ancienneté, congé représailles
CHF 6'500
CHF 13'000 (2 mois)
52 ans, 18 ans d'ancienneté, motif lié à l'âge
CHF 8'200
CHF 41'000 (5 mois)
28 ans, 2 ans d'ancienneté, activité syndicale
CHF 5'800
CHF 17'400 (3 mois)
45 ans, 12 ans d'ancienneté, harcèlement avéré
CHF 7'500
CHF 45'000 (6 mois)
02 - Cadre
Procédure et délais à respecter
Le travailleur doit s'opposer par écrit au congé avant l'échéance du délai de résiliation (art. 336b CO). Cette opposition peut être brève : un courrier recommandé indiquant que le licenciement est tenu pour abusif suffit. Sans opposition formelle, le droit à l'indemnité est perdu, même si le motif était manifestement abusif. L'employeur n'est pas tenu de répondre, mais son silence ne vaut pas reconnaissance. La forme écrite est essentielle : un message oral, un échange WhatsApp ou un simple appel téléphonique sont en général jugés insuffisants par les tribunaux pour valoir opposition formelle au sens légal.
L'action en justice doit être introduite dans les 180 jours qui suivent la fin effective du contrat (art. 336b al. 2 CO). La conciliation devant l'autorité paritaire ou le juge de paix interrompt le délai. Le fardeau de la preuve repose sur le travailleur, qui doit rendre vraisemblable le caractère abusif. Les indices (chronologie, courriels, témoignages, évaluations passées) suffisent en pratique : le juge applique une appréciation souple. L'indemnité est exonérée d'AVS et d'impôt sur le revenu en raison de son caractère réparateur, ce qui peut représenter un avantage fiscal supplémentaire significatif.
Le caractère abusif d'une résiliation peut résulter non seulement du motif invoqué, mais aussi des circonstances qui l'entourent et de la manière dont la partie qui résilie exerce ses droits.
ATF 132 III 115 - Tribunal fédéral suisse03 - Pratique
Que faire concrètement après un licenciement
Les 72 heures qui suivent la notification déterminent souvent l'issue financière du dossier. Voici la marche à suivre opérationnelle.
Jour 1 - réception du congé : exigez la motivation écrite (art. 335 al. 2 CO), conservez le pli et l'enveloppe horodatée, sauvegardez immédiatement vos courriels professionnels sur un disque externe (avant la coupure d'accès). Jour 2 à 7 : envoyez l'opposition par courrier recommandé avec une formule courte du type « je conteste le caractère abusif du congé notifié le X et me réserve d'agir en indemnité ». Cette opposition n'engage à rien mais ouvre toutes les portes. Sans recommandé reçu avant l'échéance du délai de résiliation, le dossier est juridiquement mort, peu importe la gravité du motif.
Semaines suivantes : reconstituez la chronologie (évaluations, courriels, plaintes internes, formations, augmentations refusées) dans un tableau Excel daté. Listez 3 à 5 témoins disposés à confirmer le climat et les motifs réels. Consultez un avocat spécialisé en droit du travail dans le mois - la consultation initiale (CHF 250-400) permet de chiffrer l'indemnité réaliste et d'éviter les transactions trop basses. Erreur fréquente : signer un solde de tout compte en échange d'un certificat de travail favorable. Cette signature éteint définitivement votre droit à l'indemnité. Refusez et négociez les deux séparément.
04 - FAQ
Questions fréquentes
L'art. 336 CO énumère les motifs principaux : caractéristique inhérente à la personne (âge, sexe, origine, religion), congé représailles après l'exercice de bonne foi d'un droit (plainte, demande de paiement), activité syndicale ou candidature à une représentation du personnel, congé violant les règles de la bonne foi (par exemple juste avant l'acquisition d'un droit, ou pour évincer un travailleur âgé). La liste est exemplative : le juge admet d'autres cas analogues.
Deux délais critiques. D'abord, le travailleur doit s'opposer par écrit au congé avant l'échéance du délai de résiliation (généralement la fin du mois suivant la notification). Ensuite, l'action en justice doit être déposée dans les 180 jours après la fin effective du contrat (art. 336b al. 2 CO). Sans opposition préalable, l'action est irrecevable. Conservez l'accusé de réception du courrier d'opposition.
Non. La résiliation reste valable : le contrat prend fin à l'échéance du délai. Le juge ne peut pas réintégrer le travailleur. Il accorde uniquement une indemnité (max. 6 mois de salaire selon art. 336a CO). Cette particularité distingue le licenciement abusif du licenciement nul (par exemple en temps inopportun selon l'art. 336c CO durant maladie/grossesse), qui n'a pas mis fin au contrat.
Non. L'indemnité pour licenciement abusif a un caractère réparateur (et non salarial) : elle est exonérée d'AVS, d'AI, d'AC et d'impôt sur le revenu, jusqu'à concurrence de six mois de salaire. Au-delà, la part excédentaire (rare en pratique) est imposable comme prestation en capital. L'employeur ne prélève pas de cotisations sur l'indemnité ; elle est versée nette.
Le licenciement abusif (art. 336 CO) suppose un délai de congé respecté mais un motif illicite. Le licenciement immédiat injustifié (art. 337c CO) suppose une rupture sans préavis et sans justes motifs : le travailleur reçoit alors les salaires qu'il aurait perçus jusqu'à l'échéance ordinaire, plus une indemnité jusqu'à six mois. Les deux régimes peuvent se cumuler partiellement si la rupture est à la fois immédiate et abusive.
Le régime des motifs abusifs s'applique aussi durant le temps d'essai : un congé fondé sur une caractéristique personnelle ou en représailles reste abusif. En revanche, l'employeur n'a pas à motiver le congé durant l'essai, ce qui complique la preuve. La jurisprudence admet l'abusivité dans des cas caractérisés (discrimination flagrante, plainte de harcèlement immédiatement suivie d'une rupture). Les indemnités sont en général réduites (1 à 2 mois).