La situation
Contexte initial
Julien M., menuisier indépendant à Genève, a réalisé des travaux d’aménagement pour un client privé. La facture finale de CHF 4’500, émise il y a quatre mois, reste impayée malgré plusieurs rappels amiables.
L'élément déclencheur
Face au silence persistant de son client après une ultime mise en demeure fixant un délai de 10 jours, Julien M. décide d’engager une procédure de recouvrement formelle.
Les enjeux
Récupération de la créance de CHF 4'500, plus les intérêts moratoires de 5% et les frais de poursuite.
Impact sur la trésorerie de l'indépendant et temps consacré aux démarches administratives.
Aucun délai légal strict pour initier la poursuite, sous réserve du délai de prescription de la créance (généralement 5 ou 10 ans selon l'art. 127 ou 128 CO).
Analyse juridique
Bases légales applicables
- LP art. 38 – Poursuite pour dettes
- LP art. 67 – Réquisition de poursuite
- CO art. 104 – Intérêts moratoires
Droits du client
Le créancier a le droit d’exiger le paiement de sa facture, majorée des intérêts moratoires à 5% l’an dès la mise en demeure, et d’initier une poursuite.
Obligations de la partie adverse
Le débiteur a l’obligation de s’acquitter du montant dû. Il a le droit de faire opposition au commandement de payer dans les 10 jours.
Délais légaux à respecter
- 10 jours pour l’opposition du débiteur (art. 74 LP)
Stratégie déployée
Options envisagées
Deux options principales :
- Mandater une agence de recouvrement
- Initier une poursuite via l’Office cantonal des poursuites
Réquisition de poursuite auprès de l'Office cantonal des poursuites de Genève
Justification du choix
La créance étant claire et documentée (contrat, facture), la voie de la poursuite directe est la plus efficace et la moins coûteuse.
Intervenants externes
Étapes de la procédure
- Dépôt de la réquisition de poursuite
- Notification du commandement de payer par l’Office
- En cas d’opposition, procédure de mainlevée devant le Tribunal de première instance
- Réquisition de continuer la poursuite
Résultat obtenu
Décision favorable
Dans le cas de Julien M., le débiteur a fait opposition, mais une mainlevée provisoire a été obtenue. La créance de CHF 4'500 a été recouvrée avec les intérêts et les frais. Les résultats varient selon la solvabilité du débiteur.
Durée totale : De quelques semaines à plusieurs mois, selon l'opposition éventuelle du débiteur.
Témoignage du client
La procédure de poursuite est formelle, mais elle permet de débloquer des situations où les relances amiables échouent.
Enseignements clés
Il est essentiel de conserver toutes les preuves écrites (contrats, factures, correspondances) pour faciliter une éventuelle procédure de mainlevée.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
- Débiteur injoignable ou changeant d’adresse fréquemment
Bonnes pratiques
- Envoyer une mise en demeure claire avant d’initier la poursuite
Erreurs courantes à éviter
- Tarder à agir, risquant la prescription ou l’insolvabilité du débiteur
Points clés à retenir
- Réquisition de poursuite (art. 67 LP)
- Intérêts moratoires de 5% (art. 104 CO)
- Procédure de mainlevée en cas d’opposition
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Questions fréquentes
En déposant une réquisition de poursuite à l’Office cantonal des poursuites.
Ils dépendent du montant de la créance et doivent être avancés par le créancier, mais sont mis à la charge du débiteur (art. 68 LP).
Il faut demander la mainlevée de l’opposition devant le juge, preuves à l’appui.
Oui, 5% l’an dès la mise en demeure (art. 104 CO), sauf accord contraire.
Non, la procédure est conçue pour être accessible sans avocat, bien que cela puisse être utile en cas de mainlevée complexe.
Le créancier reçoit un acte de défaut de biens, valable 20 ans.
Sources et références
- LP art. 38, 67, 68, 74 ; CO art. 104