Permis g (travailleur frontalier)
Le permis G est une autorisation permettant à une personne domiciliée à l'étranger d'exercer une activité lucrative en Suisse, sous réserve de retourner régulièrement à son domicile principal.
Définition et explication
Le permis G, ou autorisation frontalière, régit le statut des travailleurs domiciliés hors de Suisse qui franchissent la frontière pour exercer une activité lucrative salariée ou indépendante sur le territoire helvétique.
Selon l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) et la Loi sur les étrangers et l’intégration (LEI), les ressortissants de l’UE/AELE bénéficient de conditions facilitées. Ils doivent posséder un contrat de travail en Suisse et prouver leur domicile dans un pays membre. Pour conserver ce statut, le travailleur frontalier a l’obligation légale de retourner à son domicile principal à l’étranger au moins une fois par semaine, bien que ce retour soit généralement quotidien.
Sur le plan du droit du travail, le frontalier bénéficie des mêmes droits que les résidents suisses. Son contrat est soumis au Code des obligations (CO) et, le cas échéant, aux Conventions collectives de travail (CCT), garantissant l’égalité de traitement en matière de salaire, de vacances et de protection contre les licenciements.
Quand ce statut s'applique-t-il ?
- Vous résidez dans un pays voisin (France, Allemagne, Italie) et avez signé un contrat de travail avec une entreprise basée en Suisse.
- Vous exercez une activité d’indépendant sur sol suisse tout en maintenant votre lieu de vie principal à l’étranger.
- Vous êtes un ressortissant d’un Etat tiers (hors UE/AELE) et vous résidez avec un titre de séjour durable depuis au moins six mois dans la zone frontalière limitrophe.
Exemple d'un engagement frontalier à Genève
Monsieur Dubois vit à Annecy en France et accepte une offre d’emploi à temps plein dans une société d’horlogerie située dans le canton de Genève.
À retenir
Dès la signature du contrat, l’employeur genevois ou Monsieur Dubois dépose une demande de permis G auprès de l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM). Une fois l’autorisation délivrée, Monsieur Dubois peut commencer à travailler. Il rentre chez lui en France tous les soirs. Sur le plan fiscal, le canton de Genève appliquant l’impôt à la source pour les frontaliers, son employeur retiendra directement l’impôt sur son salaire mensuel. Concernant l’assurance-maladie, il dispose d’un délai de trois mois pour exercer son droit d’option (choix entre la LAMal suisse ou le système de son pays de résidence).
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Questions fréquentes
Sources
- Loi sur les étrangers et l'intégration (LEI art. 35), Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), Code des obligations (CO art. 319 et ss)