Arnaque à l’investissement et au faux trading crypto en Suisse
De fausses plateformes de trading et de faux conseillers promettent des gains rapides en crypto ou en bourse. Après quelques petits « gains » affichés, la victime dépose toujours plus, puis ne peut jamais retirer son argent. Aucune plateforme sérieuse ne garantit de rendement ni ne vous démarche par message.
Une publicité sur les réseaux sociaux, parfois avec le visage truqué d’une personnalité suisse, promet de « devenir riche grâce aux cryptomonnaies ». Derrière se cache une fausse plateforme de trading et un faux conseiller très convaincant. Les pertes se chiffrent souvent en dizaines de milliers de francs, et la FINMA publie régulièrement de nouvelles entités frauduleuses sur sa liste d’alerte.
Comment ça marche
Tout commence par une publicité, un message ou un appel vantant des rendements exceptionnels et « sans risque ». La victime s’inscrit, dépose un petit montant, et voit un tableau de bord afficher des gains spectaculaires — entièrement fictifs. Un faux « conseiller personnel » la met en confiance et la pousse à investir des sommes croissantes.
Quand la victime veut retirer ses fonds, le retrait est bloqué : on lui réclame des « impôts », des « frais de déblocage » ou une « vérification ». Ces paiements supplémentaires sont eux aussi détournés. Les sommes sont souvent converties en cryptomonnaies, ce qui rend leur traçage très difficile.
Le déroulé de l’arnaque
- Vous voyez une publicité ou recevez un message promettant des gains rapides grâce au trading ou aux cryptomonnaies.
- Vous vous inscrivez et déposez un premier petit montant ; un faux conseiller vous accompagne par téléphone ou WhatsApp.
- Une plateforme truquée affiche des bénéfices en forte hausse pour vous inciter à investir davantage.
- Au moment de retirer, on vous réclame des frais, taxes ou « vérifications » à payer d’abord.
- Le compte est finalement bloqué ou disparaît, et le conseiller devient injoignable.
Exemples concrets
La publicité avec une fausse célébrité
Message privéLes escrocs détournent l’image de personnalités connues (parfois via des vidéos truquées). Aucun investissement réel ne garantit de tels gains en si peu de temps.
Le faux conseiller personnel
AppelUn vrai prestataire financier ne vous met jamais sous pression pour réinvestir en urgence. L’insistance et la flatterie sont des signaux d’alerte majeurs.
Les frais de déblocage
EmailAucun impôt ni frais ne se paie « à l’avance » pour récupérer un avoir. C’est une seconde escroquerie destinée à soutirer encore plus d’argent.
Signaux d’alerte
- Promesse de rendement élevé, rapide et « sans risque »
- Démarchage par publicité, message privé, WhatsApp ou appel
- Pression pour investir vite ou réinvestir davantage
- Impossibilité de retirer sans payer des frais ou taxes
- Prestataire absent de la liste d’autorisation FINMA
- Paiements demandés en cryptomonnaies ou vers des comptes étrangers
Vous avez investi sur une plateforme suspecte ?
Nos juristes vous aident à bloquer les paiements, porter plainte et engager le recouvrement. Réponse sous 24h, en toute confidentialité.
Comment se protéger
- Vérifiez toute société sur le registre et la liste d’alerte de la FINMA
- Méfiez-vous de tout rendement garanti ou « trop beau pour être vrai »
- Ne laissez jamais un inconnu prendre le contrôle de votre écran ou de votre compte
- Ne réinvestissez jamais sous la pression d’un « conseiller »
- N’envoyez pas d’argent pour « débloquer » un retrait
- Demandez l’avis d’un tiers de confiance avant tout placement important
Que faire si vous êtes victime
- Cessez immédiatement tout nouveau paiement
- Rassemblez les preuves : captures, e-mails, relevés, coordonnées du « conseiller »
- Contactez votre banque pour tenter de bloquer ou rappeler les virements
- Déposez plainte auprès de la police de votre canton
- Signalez le cas au NCSC et consultez la liste d’alerte FINMA
- Faites-vous accompagner par JuriUp pour la plainte et le recouvrement
Questions fréquentes
En Suisse, les prestataires financiers doivent être autorisés ou surveillés par la FINMA. Vérifiez la société dans le registre FINMA et consultez la liste d’alerte des entités non autorisées avant tout dépôt.
Non. Aucun placement légitime ne garantit un rendement élevé sans risque. Une telle promesse est, à elle seule, un signal d’escroquerie.
Non. Aucun impôt ou frais ne se règle « à l’avance » pour récupérer un avoir. C’est une technique classique pour soutirer davantage d’argent à la victime.
Le traçage est difficile mais pas toujours impossible, surtout si vous agissez vite. Conservez toutes les preuves et faites-vous accompagner pour engager les démarches au plus tôt.
Cela dépend de la rapidité de réaction, des moyens de paiement utilisés et des intermédiaires impliqués. Un juriste peut évaluer vos chances et coordonner les démarches bancaires et pénales.
Signalez le cas au NCSC, consultez la liste d’alerte de la FINMA et déposez plainte auprès de la police de votre canton. Le signalement protège aussi d’autres victimes potentielles.
Sources
- FINMA — Liste d’alerte des prestataires non autorisés
- NCSC — Office fédéral de la cybersécurité
- Cybercrimepolice — Prévention de la cybercriminalité
Dernière mise à jour : 4 juin 2026
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