Arnaque aux faux articles de presse et fausses interviews de célébrités suisses
Des escrocs usurpent l'identité de médias suisses et de personnalités connues pour promouvoir de fausses plateformes d'investissement. L'objectif est de vous soutirer vos économies en vous faisant miroiter des gains faciles.
Comment ça marche
Cette fraude s’appuie sur la création de faux articles de presse reprenant l’identité visuelle de médias suisses reconnus. Les escrocs publient de fausses interviews de personnalités locales (présentateurs de télévision, sportifs, politiciens) qui prétendent avoir fait fortune grâce à une plateforme d’investissement révolutionnaire.
Pour vous attirer, ces articles sont diffusés massivement via des publicités sponsorisées sur les réseaux sociaux ou par e-mail. Le texte contient toujours un lien vers un site frauduleux. Dès que vous y laissez vos coordonnées, un prétendu conseiller financier vous contacte par téléphone. Ce dernier se montre extrêmement persuasif pour vous inciter à effectuer un premier versement, souvent en promettant un accompagnement exclusif et sans risque.
Une fois l’argent versé, les escrocs simulent des gains artificiels sur une interface factice pour vous convaincre d’investir de plus grandes sommes. Lorsque vous demandez à récupérer vos fonds, ils exigent le paiement de fausses taxes. Selon le Code pénal suisse, ces actes relèvent de l’escroquerie (art. 146 CP).
Le déroulé de l’arnaque
- Vous voyez une publicité sur Facebook ou Instagram redirigeant vers un article qui ressemble à un média suisse officiel.
- L'article contient une fausse interview d'une célébrité vantant une méthode secrète pour s'enrichir rapidement.
- Vous cliquez sur le lien présent dans le texte et vous vous inscrivez sur une plateforme d'investissement avec vos coordonnées.
- Un prétendu courtier vous appelle rapidement pour vous convaincre de faire un premier dépôt de quelques centaines de francs.
- Vous voyez de faux profits virtuels, mais subissez une pression constante pour investir davantage, jusqu'à perdre la totalité de votre argent.
Exemples concrets
Fausse alerte d'actualité
EmailCe message attise la curiosité avec une prétendue censure pour vous inciter à cliquer sur le lien frauduleux sans vous méfier.
Appel de bienvenue du faux courtier
AppelLes escrocs appellent immédiatement après votre inscription pour obtenir un premier versement modeste et instaurer une fausse relation de confiance.
Extorsion des fausses taxes
EmailLes criminels inventent de faux frais ou de faux impôts pour vous extorquer encore plus d'argent lorsque vous tentez de récupérer vos fonds initiaux.
Signaux d’alerte
- Le ton de l'article est sensationnaliste et promet un enrichissement rapide et sans effort.
- L'adresse URL du site web ne correspond pas exactement au média officiel suisse.
- L'article évoque un secret financier que les banques ou le gouvernement tenteraient de cacher.
- Un courtier vous appelle avec insistance peu après avoir rempli un formulaire de contact.
- La plateforme demande des dépôts en cryptomonnaies ou des virements vers des comptes bancaires à l'étranger.
Vous avez été victime de cette arnaque ?
Nos juristes vous aident à porter plainte et à faire valoir vos droits. Réponse sous 24h, en toute confidentialité.
Comment se protéger
- Ne croyez jamais aux promesses de gains rapides, même si une personnalité semble les valider.
- Vérifiez toujours l'adresse URL du site d'actualité pour vous assurer de son authenticité.
- Consultez la liste d'alerte de la FINMA pour vérifier si la plateforme de trading y figure.
- Ne partagez jamais vos coordonnées bancaires suite à une publicité sur les réseaux sociaux.
- Refusez systématiquement d'installer des logiciels de prise en main à distance à la demande d'un courtier.
Que faire si vous êtes victime
- Interrompez immédiatement tout contact avec les prétendus courtiers et ne versez plus aucun centime.
- Contactez votre banque au plus vite pour tenter de bloquer les transactions récentes.
- Rassemblez toutes les preuves disponibles (captures d'écran, e-mails, relevés bancaires, numéros de téléphone).
- Déposez une plainte pénale auprès de la police cantonale de votre lieu de domicile.
- Signalez l'escroquerie à l'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) pour aider à la prévention.
Questions fréquentes
Non, les escrocs usurpent l'identité et l'image des personnalités publiques à leur insu pour rendre la fraude plus crédible.
Les criminels utilisent de faux profils et contournent constamment les filtres des plateformes, ce qui rend leur suppression totale très difficile malgré les signalements fréquents.
Les transferts en cryptomonnaies sont quasiment irréversibles. Méfiez-vous fortement des faux services de récupération de fonds qui vous contacteront par la suite pour vous arnaquer une seconde fois.
Non, les escrocs créent de faux commentaires à l'aide de profils inventés pour simuler la satisfaction de prétendus clients et endormir votre méfiance.
Absolument pas. C'est une méthode d'extorsion classique. Une véritable institution financière ne vous demandera jamais d'avancer de l'argent pour payer un impôt sur des retraits.
Conservez une trace de cet envoi et informez impérativement la police lors de votre dépôt de plainte, car vos documents pourraient être réutilisés par les escrocs pour commettre d'autres délits en votre nom.
Sources
- Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) - Incidents actuels
- FINMA - Alertes et liste d'alerte
- Prévention Suisse de la Criminalité (PSC) - Escroquerie
Dernière mise à jour : 12 juillet 2026
Autres arnaques à connaître
Vous avez été victime de cette arnaque ?
Nos juristes vous aident à porter plainte et à faire valoir vos droits. Réponse sous 24h, en toute confidentialité.