Arnaque au faux rapport d’historique (VIN Check) sur les petites annonces
Des fraudeurs se font passer pour des acheteurs intéressés par votre véhicule et exigent un rapport d'historique via un lien spécifique, dans le but de voler vos données de carte de crédit.
Comment ça marche
Vous mettez un véhicule en vente sur une plateforme de petites annonces. Très rapidement, un « acheteur » vous contacte et se montre particulièrement enthousiaste. Pour finaliser la transaction, il exige que vous lui fournissiez un rapport d’historique du véhicule (VIN check) pour se rassurer, en prétextant avoir déjà été victime de vices cachés.
Il vous fournit alors un lien vers un site soi-disant certifié. Ce site, entièrement contrôlé par les escrocs, vous demande de payer une petite somme pour générer le rapport. En entrant vos données de carte de crédit, vous les livrez directement aux fraudeurs qui pourront effectuer des achats frauduleux ou vous inscrire à un abonnement caché coûteux.
Le déroulé de l’arnaque
- Vous publiez une annonce pour vendre votre voiture ou votre moto en ligne.
- Un acheteur potentiel vous contacte rapidement et se montre très intéressé par le véhicule.
- Il exige un rapport d'historique précis et insiste pour que vous utilisiez un site web dont il vous envoie le lien.
- Vous vous rendez sur le site frauduleux et payez par carte de crédit pour obtenir ce rapport et rassurer l'acheteur.
- L'acheteur disparaît, le rapport n'arrive jamais, et votre carte de crédit est débitée frauduleusement.
Exemples concrets
Le message de l'acheteur exigeant
Message privéL'escroc utilise l'urgence et la promesse d'un achat au comptant pour vous pousser à agir. Le lien fourni mène vers un faux site de vérification, conçu pour dérober vos coordonnées bancaires.
L'insistance face au refus
Message privéL'acheteur fait pression et propose un faux remboursement pour lever vos derniers doutes. Un véritable acheteur accepterait de faire la démarche lui-même avec le numéro de châssis.
Le faux e-mail de confirmation du site
EmailCet e-mail, souvent reçu après la fraude ou masqué dans de longues conditions générales, révèle le piège de l'abonnement caché qui va vider votre compte mois après mois.
Signaux d’alerte
- L'acheteur vous contacte très rapidement après la publication de votre annonce.
- Il refuse de venir voir le véhicule sans avoir obtenu un rapport d'historique en ligne.
- Il vous impose l'utilisation d'un site web spécifique et inconnu, en refusant les alternatives.
- L'acheteur promet de vous rembourser les frais du rapport lors de la vente physique.
Vous avez été victime de cette arnaque ?
Nos juristes vous aident à porter plainte et à faire valoir vos droits. Réponse sous 24h, en toute confidentialité.
Comment se protéger
- Ne cliquez jamais sur un lien envoyé par un acheteur pour générer un rapport de véhicule.
- Si un acheteur souhaite un rapport spécifique, proposez-lui de le payer et de le générer lui-même.
- Fiez-vous uniquement aux documents officiels et à l'expertise du Service des automobiles cantonal.
- Méfiez-vous des acheteurs qui mettent la pression ou posent des ultimatums.
Que faire si vous êtes victime
- Bloquez immédiatement votre carte de crédit via votre application e-banking ou en appelant votre banque.
- Contestez les débits frauduleux auprès de l'émetteur de votre carte de crédit.
- Rompez tout contact avec le faux acheteur et signalez son profil sur la plateforme de petites annonces.
- Conservez les preuves et signalez l'incident à l'Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) et à la police cantonale.
Questions fréquentes
L'enthousiasme excessif et la promesse de paiement immédiat sans avoir vu le véhicule sont des techniques classiques des escrocs pour masquer la fraude qui se cache derrière.
Non, les escrocs créent aujourd'hui des sites visuellement parfaits et utilisent des certificats de sécurité (le cadenas) qui ne garantissent que le chiffrement des données, pas la légitimité de l'entreprise.
Si des services légitimes d'historique existent, un véritable acheteur effectuera lui-même cette vérification à ses frais en utilisant le numéro de châssis que vous lui fournirez.
Les paiements Twint sont traités comme des virements bancaires immédiats. Contactez immédiatement votre banque et Twint, mais les chances de récupérer les fonds sont faibles sans intervention policière.
Vous ne risquez absolument rien. Il s'agit d'une tentative d'intimidation vide de sens. Bloquez simplement son numéro et ne répondez plus.
Vous pouvez fournir le numéro de matricule ou le numéro de châssis (VIN) à l'acheteur pour qu'il fasse ses propres démarches auprès de son assurance ou de bases de données reconnues par lui-même.
Sources
- Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) - Conseils pour les particuliers
- Prévention Suisse de la Criminalité (PSC) - Escroquerie
- eBanking en toute sécurité
Dernière mise à jour : 1 septembre 2026
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