Faux appel de la police ou d’Europol : l’arnaque au « choc » téléphonique en Suisse
Un faux policier, procureur ou agent d’Europol vous appelle et invente une urgence (compte piraté, proche en détention) pour vous faire remettre de l’argent, des valeurs ou des codes. La police ne demande jamais d’argent par téléphone. Raccrochez et rappelez le 117 vous-même.
Le téléphone sonne : une voix se présente comme « la police », « Europol » ou un « procureur ». Le ton est grave et pressant. On vous explique que votre compte a été piraté, qu’un proche est en détention, ou que votre argent doit être « mis en sécurité ». Le but : provoquer la panique pour vous faire remettre de l’argent, des valeurs ou des codes avant que vous ne réfléchissiez.
Comment ça marche
Les escrocs usurpent un numéro officiel (parfois le 117 s’affiche) et se font passer pour une autorité. Ils racontent une histoire crédible et angoissante : votre compte serait visé par des criminels, un cambriolage se préparerait, ou un proche aurait causé un grave accident et nécessiterait une caution.
Maintenus sous pression et priés de « ne parler à personne », la victime est conduite à retirer ses économies, remettre de l’or ou des espèces à un « agent », ou communiquer ses accès. Certaines variantes, comme l’« appel choc » au sujet d’un proche, exploitent l’émotion pure pour court-circuiter tout esprit critique.
Le déroulé de l’arnaque
- Vous recevez un appel d’une prétendue autorité (police, Europol, procureur), parfois avec un numéro officiel affiché.
- On vous annonce une urgence dramatique : compte piraté, cambriolage imminent ou proche en détention.
- On vous demande le secret absolu et de rester en ligne pour « coopérer à l’enquête ».
- On exige un virement, un retrait d’espèces, la remise d’or ou la communication de vos codes.
- Un « agent » passe parfois récupérer l’argent à domicile ou vous guide vers un automate.
Exemples concrets
L’appel choc au sujet d’un proche
AppelLa police ne réclame jamais de caution par téléphone. Cette variante très agressive mise sur la panique pour empêcher toute vérification.
L’argent « à mettre en sécurité »
AppelAucune autorité ne « met votre argent en sécurité » en venant le chercher. C’est un scénario inventé pour vous dépouiller.
Le faux numéro d’urgence
AppelTant que vous ne coupez pas la ligne, vous restez connecté avec l’escroc ou un complice. Raccrochez toujours, attendez, puis rappelez vous-même.
Signaux d’alerte
- Appel d’une « autorité » exigeant une action immédiate
- Numéro officiel affiché (117, +41…) qui peut être usurpé
- Demande de secret : « ne parlez à personne »
- Histoire angoissante : compte piraté, proche en détention, cambriolage
- Demande d’argent, d’or, d’espèces ou de codes
- Un « agent » propose de passer récupérer les valeurs
Victime d’un faux appel de la police ?
Nos juristes vous aident à porter plainte et à engager les démarches de recouvrement. Réponse sous 24h, en toute confidentialité.
Comment se protéger
- Raccrochez au moindre doute : une autorité ne s’en offusquera jamais
- Ne communiquez aucune information bancaire ou personnelle par téléphone
- Ne remettez jamais d’argent, d’or ou de valeurs à un inconnu
- Rappelez toujours le 117 vous-même, depuis un autre appareil si possible
- Vérifiez auprès de vos proches avant de réagir à un « appel choc »
- Parlez-en à un tiers de confiance : les escrocs exigent le secret
Que faire si vous êtes victime
- Cessez tout contact et ne versez plus rien
- Contactez immédiatement votre banque si un virement ou retrait a eu lieu
- Notez l’heure, le numéro affiché et le déroulé de l’appel
- Conservez toute preuve (messages, justificatifs de retrait)
- Déposez plainte auprès de la police de votre canton et appelez le 117
- Faites-vous accompagner par JuriUp pour la plainte et les démarches
Questions fréquentes
Jamais. Ni la police, ni un procureur, ni Europol ne réclament de l’argent, une caution ou des valeurs par téléphone. Toute demande de ce type est une escroquerie.
Non. Les escrocs peuvent usurper l’affichage d’un numéro officiel. Ne vous y fiez pas : raccrochez, attendez quelques instants, puis rappelez le 117 vous-même.
L’exigence de secret est une technique de manipulation : elle vous empêche de vérifier l’histoire et de demander conseil. C’est au contraire le moment d’en parler à un proche.
Parlez-en avec lui, expliquez-lui le mécanisme et la règle simple « raccrocher et rappeler le 117 ». Affichez les numéros d’urgence près du téléphone et encouragez-le à toujours vérifier auprès de la famille.
Tout dépend de la rapidité de réaction et du moyen utilisé. Contactez votre banque et la police sans attendre ; un juriste peut ensuite évaluer les chances de recouvrement.
Appelez le 117 et déposez plainte auprès de la police de votre canton. Vous pouvez aussi vous informer auprès de la Prévention Suisse de la Criminalité (PSC).
Sources
- Prévention Suisse de la Criminalité (PSC)
- Cybercrimepolice — Prévention de la cybercriminalité
- NCSC — Office fédéral de la cybersécurité
Dernière mise à jour : 4 juin 2026
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