Cas pratique · Droit du travail · Litige du travail · Genève

Contester un congé maladie dans le canton de Genève : nullité et recours

Dans le canton de Genève, un licenciement notifié pendant une incapacité de travail pour cause de maladie est nul en vertu de l'art. 336c al. 2 CO si l'employé est dans sa période de protection (90 jours de la 2e à la 5e année). La travailleuse doit manifester son opposition par écrit et peut faire valoir ses droits salariaux gratuitement devant le Tribunal des prud'hommes jusqu'à CHF 30'000 de valeur litigieuse.

Lecture 6 min
Urgence Forte
Durée totale environ 2 mois entre la notification du congé et la convention transactionnelle
Issue Accord transactionnel

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Profil client Employé
Secteur Administration et services
Contexte Salariée de 38 ans, 3 ans d'ancienneté sous contrat de durée indéterminée
Région Genève

La situation

Contexte initial

Carla P. travaille depuis trois ans en qualité d’assistante administrative au sein d’une société commerciale basée dans le canton de Genève. Elle perçoit une rémunération mensuelle brute de CHF 5’400.

L'élément déclencheur

Au cours de sa troisième année d’activité, Carla P. est mise en arrêt de travail complet par son médecin traitant en raison d’une affection médicale soudaine. Quatre jours après la transmission de son certificat médical à la direction, son employeur lui notifie par pli recommandé son licenciement ordinaire pour la fin du mois suivant.

Les enjeux

Financiers

Perte de salaire et couverture prévoyance représentant environ CHF 16'200 sur trois mois

Humains

Stress aigu lié à la perte soudaine d'emploi en pleine incapacité médicale de travail

Délai critique

Aviser immédiatement l'employeur par écrit de la nullité du congé et offrir formellement ses services

Analyse juridique

Bases légales applicables

  • CO art. 336c al. 1 let. b – Période de protection contre les congés en temps inopportun en cas de maladie
  • CO art. 336c al. 2 – Nullité absolue du congé signifié pendant la période de protection
  • CO art. 324a – Droit au salaire en cas d’empêchement de travailler sans faute
  • CPC art. 114 let. c – Gratuité de la procédure prud’homale pour les litiges jusqu’à CHF 30’000

Droits du client

Durant la troisième année de service, le travailleur bénéficie d’une période de protection légale de 90 jours (art. 336c al. 1 let. b CO). Tout congé notifié par l’employeur pendant cette période est nul de plein droit au sens de l’art. 336c al. 2 CO, ce qui maintient le contrat de travail en vigueur et ouvre droit au versement du salaire selon l’art. 324a CO.

Obligations de la partie adverse

L’employeur a l’obligation de respecter la période de protection légale, de maintenir le versement du salaire ou des indemnités de perte de gain maladie conventionnelles, et de réitérer formellement la résiliation après l’expiration du temps prohibé si la volonté de licencier persiste.

Délais légaux à respecter

  • 90 jours de protection contre le congé pour une incapacité survenant de la 2e à la 5e année de service (art. 336c al. 1 let. b CO)
  • Délai de prescription de 5 ans pour les créances de salaire arriéré (art. 128 ch. 3 CO)
  • 3 mois pour introduire l’action en justice après délivrance de l’autorisation de procéder (art. 209 al. 3 CPC)

Stratégie déployée

Options envisagées

Trois démarches étaient envisageables :

  • Accepter le licenciement sans contester : inscrire immédiatement la fin des rapports de travail, avec un risque majeur de suspension d’indemnités auprès de l’assurance-chômage pour acceptation d’un congé nul.
  • Courrier de mise en demeure amiable : notifier formellement la nullité du congé en vertu de l’art. 336c CO, offrir ses prestations dès le rétablissement et exiger la poursuite du versement du salaire.
  • Saisine directe du Tribunal des prud’hommes : déposer une requête en conciliation pour faire constater la nullité et condamner l’employeur au versement des arriérés salariaux.
Option retenue

Notification immédiate de la nullité du congé par pli recommandé, suivie d'une requête de conciliation devant le Tribunal des prud'hommes de Genève

Justification du choix

L’envoi rapide d’un avis d’opposition clarifie la situation juridique, empêche l’employeur de prétendre à un acquiescement tacite et préserve l’intégralité des droits salariaux.

Intervenants externes

Tribunal des prud'hommes de la République et canton de Genève

Étapes de la procédure

  1. Envoi d’un courrier recommandé à l’employeur constatant la nullité du licenciement (art. 336c CO) et rappelant la disponibilité de la travailleuse dès la fin de l’arrêt médical.
  2. Refus initial de l’employeur maintenant sa décision unilatérale.
  3. Dépôt d’une requête de conciliation auprès du greffe du Tribunal des prud’hommes de Genève.
  4. Audience devant l’Autorité de conciliation prud’homale en formation paritaire.

Résultat obtenu

Accord transactionnel

Dans le cas de Carla P., l'accord intervenu en conciliation a permis le paiement rétroactif de ses salaires durant l'arrêt médical, le report de la date de fin de contrat de trois mois supplémentaires et le versement d'une indemnité forfaitaire brute de CHF 16'200. Les résultats varient selon l'ancienneté, le contrat et la nature exacte de l'incapacité médicale.

Durée totale : environ 2 mois entre la notification du congé et la convention transactionnelle

Enseignements clés

Un licenciement donné pendant un arrêt maladie n’est pas simplement abusif : il est nul de plein droit si l’incapacité débute avant la notification du congé. Le travailleur doit impérativement déclarer par écrit qu’il se tient à disposition pour travailler dès la fin de sa convalescence.

Comment éviter cette situation

Signaux d'alerte

  • Réception d’une lettre de congé datée pendant une incapacité de travail médicalement attestée
  • Suspension arbitraire du versement du salaire dès la réception du certificat médical
  • Pression de l’employeur pour signer une convention de rupture d’un commun accord antidatée

Bonnes pratiques

  • Transmettre systématiquement le certificat médical original par un moyen prouvant sa réception
  • Contester la lettre de congé par écrit recommandé dès réception en citant l’art. 336c CO
  • Conserver une copie de chaque certificat médical et de chaque échange écrit avec l’employeur

Erreurs courantes à éviter

  • Croire que le licenciement prend effet immédiatement malgré l’arrêt maladie
  • Cesser de fournir des certificats médicaux renouvelés pendant la période d’incapacité
  • Signer un accord de sortie précipité sans vérifier ses droits à la couverture d’assurance perte de gain

Points clés à retenir

  • Protection légale de 90 jours dès la 2e année de service (art. 336c CO)
  • Nullité de plein droit du licenciement signifié en temps inopportun
  • Obligation de maintenir le paiement du salaire (art. 324a CO)
  • Procédure de conciliation gratuite aux prud’hommes genevois jusqu’à CHF 30’000

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Questions fréquentes

Selon l’art. 336c al. 1 let. b CO, la protection est de 30 jours au cours de la première année de service, de 90 jours de la deuxième à la cinquième année de service, et de 180 jours à partir de la sixième année de service.

Un congé nul (art. 336c al. 2 CO) est dépourvu de tout effet juridique : le contrat continue de produire ses effets et le salaire reste dû. Un congé abusif (art. 336 CO) met fin valablement au contrat de travail mais ouvre droit à une indemnité financière pouvant atteindre jusqu’à six mois de salaire (art. 336a CO).

Si le congé a été valablement notifié avant la maladie, le délai de préavis est suspendu pendant la durée de l’incapacité médicale, dans la limite de la période de protection légale. Il recommence à courir dès la fin de l’arrêt de travail et le contrat est prolongé jusqu’à la fin du mois civil suivant (art. 336c al. 2 et 3 CO).

Oui, il convient de déposer une requête de conciliation devant le Tribunal des prud’hommes de Genève. La procédure est gratuite pour les litiges dont la valeur litigieuse ne dépasse pas CHF 30’000 (art. 114 let. c CPC).

Oui, une fois la période légale de protection épuisée (par exemple 90 jours) ou après le rétablissement complet du travailleur, l’employeur est libre de notifier un nouveau congé ordinaire en respectant le délai contractuel ou légal de préavis.

Oui, vous devez transmettre sans délai tout certificat médical attestant de la prolongation de votre incapacité. Sans certificat valide, l’employeur pourrait invoquer un abandon de poste ou refuser le paiement du salaire.

Sources et références

  • CO art. 324a, 336c ; CPC art. 114 let. c, 197 ; Loi sur le Tribunal des prud'hommes de Genève (LTPH, rsGE E 3 10)

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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.

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  • Art. 335b et 335c CO
  • Périodes de protection
  • Ancienneté au jour près
Base légale
Art. 335-336d CO
Durée
~ 1 minute
À jour
Septembre 2026

Chaque situation est différente. Le résultat est une estimation fondée sur les règles générales : il dépend des circonstances de votre dossier et ne remplace pas l’avis personnalisé d’un avocat ou d’un juriste.

Votre situation
Art. 336c CO : après le temps d'essai, le congé donné par l'employeur pendant une période de protection est nul.
Détail
Réponse en 48 h ouvrées Données protégées (nLPD / RGPD) Suisse romande
Estimation indicative - Les délais légaux (art. 335c CO) sont des minimums. Votre contrat ou CCT peut prévoir des délais plus longs. La résiliation doit être reçue avant le début du délai (en général, avant la fin du mois précédent). Un congé donné par l'employeur en temps inopportun (art. 336c CO) est nul ; une incapacité survenant pendant le délai de congé le suspend et reporte la fin au prochain terme (art. 336c al. 2 et 3 CO), ce que ce calcul n'intègre pas.
01 - Comprendre

Comment se calcule le délai de congé d’un contrat de travail

Un contrat de travail de durée indéterminée peut être résilié par chacune des parties (art. 335 al. 1 CO). Il faut respecter un délai de congé, qui dépend de l’année de service, et un terme, en principe la fin d’un mois.

Les délais légaux. Le contrat peut être résilié pour la fin d’un mois moyennant un délai d’un mois pendant la première année de service, de deux mois de la deuxième à la neuvième année et de trois mois ultérieurement (art. 335c al. 1 CO). La première année de service se termine la veille de la date anniversaire de l’engagement : une personne engagée le 1er mars 2017 est entrée dans sa 10e année de service le 1er mars 2026, et bénéficie dès ce jour d’un délai de trois mois.

La réception du congé. Le congé est une déclaration qui prend effet lorsqu’elle parvient à son destinataire. Il doit être reçu au plus tard le dernier jour du mois qui précède le début du délai. Avec un délai de deux mois, un congé reçu le 30 avril met fin au contrat le 30 juin ; reçu le 1er mai, il ne produit effet que pour le 31 juillet. Pour un pli recommandé non retiré, la jurisprudence retient en principe le jour où il pouvait être retiré au guichet, en général le lendemain du dépôt de l’avis (théorie de la réception absolue, ATF 137 III 208, rendu en matière de bail). Remettre le congé en mains propres contre signature évite toute discussion.

Le temps d’essai. Le premier mois de travail est considéré comme temps d’essai. Un accord écrit, un contrat-type ou une convention collective peuvent prévoir une autre durée, mais jamais plus de trois mois. Pendant l’essai, chacune des parties peut résilier à tout moment moyennant sept jours (art. 335b al. 1 et 2 CO). Si le travail est interrompu par une maladie, un accident ou une obligation légale non volontaire, l’essai est prolongé d’autant (art. 335b al. 3 CO).

Ce que le contrat peut modifier. Les délais peuvent être modifiés par accord écrit, contrat-type ou convention collective. Des délais inférieurs à un mois ne peuvent être fixés que par convention collective et pour la première année de service (art. 335c al. 2 CO). Les délais doivent rester identiques pour les deux parties ; en cas de licenciement pour motifs économiques, des délais plus courts peuvent toutefois être prévus en faveur du travailleur (art. 335a CO). Si l’employeur résilie alors que le travailleur bénéficie du congé de l’autre parent, le délai est prolongé du nombre de jours de congé non pris (art. 335c al. 3 CO).

Contrat de durée déterminée. Il prend fin sans congé à son échéance ; s’il est reconduit tacitement, il devient un contrat de durée indéterminée (art. 334 al. 1 et 2 CO). Pour les montants dus à la fin du contrat, consultez aussi nos calculateurs de solde de vacances et de 13e salaire au prorata.

1re année de service 1 mois Pour la fin d’un mois (art. 335c CO)
2e à 9e année 2 mois Pour la fin d’un mois (art. 335c CO)
Dès la 10e année 3 mois Pour la fin d’un mois (art. 335c CO)
Temps d’essai 7 jours 1 mois par défaut, 3 mois au plus (art. 335b CO)

Délai de congé et protection selon l’année de service

Année de serviceDélai de congé légalProtection maladie ou accident
Temps d’essai (1 à 3 mois)7 jours, à tout moment (art. 335b CO)Aucune protection (art. 336c al. 1 CO)
1re année1 mois pour la fin d’un mois30 jours
2e à 5e année2 mois pour la fin d’un mois90 jours
6e à 9e année2 mois pour la fin d’un mois180 jours
Dès la 10e année3 mois pour la fin d’un mois180 jours
02 - Cadre

Maladie, grossesse, service : le congé en temps inopportun

Les périodes de protection. Après le temps d’essai, l’employeur ne peut pas résilier le contrat pendant une incapacité de travail totale ou partielle due à une maladie ou un accident non fautif, durant 30 jours la première année de service, 90 jours de la deuxième à la cinquième et 180 jours dès la sixième. La protection couvre aussi la grossesse et les seize semaines qui suivent l’accouchement, le service militaire, de protection civile ou civil (et, si le service dure plus de onze jours, les quatre semaines qui le précèdent et le suivent), ainsi que certains congés prévus par la loi, comme le congé de prise en charge d’un enfant gravement atteint (art. 336c al. 1 CO).

Congé donné pendant la protection : nul. Le congé donné pendant l’une de ces périodes est nul (art. 336c al. 2 CO) : il ne produit aucun effet et l’employeur doit le renouveler après la fin de la protection. La nullité ne dépend pas d’une contestation, mais il est prudent de la signaler par écrit à l’employeur.

Incapacité pendant le délai : suspension. Si le congé a été donné avant la période de protection et que le délai n’a pas expiré, le délai est suspendu et ne reprend qu’à la fin de la période (art. 336c al. 2 CO). Lorsque le contrat doit cesser à un terme, comme la fin d’un mois, et que la fin du délai prolongé ne coïncide pas avec ce terme, le délai est prolongé jusqu’au prochain terme (art. 336c al. 3 CO). Exemple : congé reçu fin janvier pour le 31 mars, incapacité de 10 jours en mars : le délai court jusqu’au 10 avril, puis la fin du contrat est reportée au 30 avril. Le calculateur n’intègre pas cette suspension : ajoutez les jours d’incapacité et reportez à la fin du mois.

La protection vaut contre l’employeur. Le travailleur malade peut lui-même donner son congé. Il ne peut en revanche pas résilier pendant le service obligatoire d’un supérieur ou de l’employeur lorsqu’il doit le remplacer (art. 336d CO).

Licenciement avec effet immédiat. Sans justes motifs, le travailleur a droit à ce qu’il aurait gagné jusqu’à la fin du délai de congé, et le juge peut ajouter une indemnité allant jusqu’à six mois de salaire (art. 337c al. 1 et 3 CO). Faites évaluer votre situation avec notre diagnostic licenciement abusif.

Le contrat peut être résilié pour la fin d’un mois moyennant un délai de congé d’un mois pendant la première année de service, de deux mois de la deuxième à la neuvième année de service, de trois mois ultérieurement.

Art. 335c al. 1 du Code des obligations
03 - Pratique

Vous avez reçu votre congé : les démarches

Le congé ne doit pas être motivé pour être valable, mais plusieurs droits se perdent si vous n’agissez pas avant la fin du délai de congé.

Vérifiez la date de fin. Contrôlez la date de réception, votre année de service, le délai prévu par votre contrat ou votre CCT et une éventuelle période de protection. Si le délai ou le terme n’est pas respecté, le congé reste valable mais produit effet pour le prochain terme possible.

Demandez les motifs par écrit. La partie qui donne le congé doit le motiver par écrit si l’autre le demande (art. 335 al. 2 CO). La motivation est utile pour apprécier un éventuel congé abusif, par exemple un congé donné parce que vous avez fait valoir de bonne foi des prétentions résultant du contrat (art. 336 CO).

Faites opposition avant la fin du délai. Pour réclamer une indemnité pour congé abusif, il faut s’opposer au congé par écrit auprès de l’employeur au plus tard jusqu’à la fin du délai de congé, puis, faute d’accord, agir en justice dans les 180 jours qui suivent la fin du contrat, sous peine de péremption (art. 336b CO). L’indemnité est fixée par le juge et ne peut pas dépasser six mois de salaire (art. 336a al. 2 CO). Estimez-la avec notre calculateur d’indemnité pour licenciement abusif.

Coûts de la procédure. Pour un litige de travail jusqu’à 30 000 francs, il n’est pas perçu de frais judiciaires, ni en conciliation ni au fond (art. 113 al. 2 let. d et 114 let. c CPC) ; des dépens peuvent toutefois être mis à la charge de la partie qui perd au fond. Pensez aussi à vous inscrire rapidement au chômage : notre calculateur d’indemnités de chômage vous donne une estimation. Un avocat de la plateforme JuriUp peut vérifier votre congé ; réponse sous 48 h ouvrées.

04 - FAQ

Questions fréquentes

Un mois pendant la première année de service, deux mois de la deuxième à la neuvième année et trois mois dès la dixième, chaque fois pour la fin d’un mois (art. 335c al. 1 CO). Pendant le temps d’essai, le délai est de sept jours (art. 335b al. 1 CO). Votre contrat ou votre CCT peut prévoir d’autres délais.

Au plus tard le dernier jour du mois qui précède le début du délai. Avec un délai d’un mois, un congé reçu le 31 mars met fin au contrat le 30 avril ; reçu le 1er avril, il ne vaut que pour le 31 mai. C’est la date de réception qui compte, pas celle de l’envoi.

Oui. Les délais doivent être identiques pour les deux parties ; si un accord prévoit des délais différents, le plus long s’applique aux deux (art. 335a al. 1 CO). Exception : en cas de licenciement pour motifs économiques, des délais plus courts peuvent être prévus en faveur du travailleur (art. 335a al. 2 CO).

Sept jours, et le congé peut être donné à tout moment, pas seulement pour la fin d’un mois (art. 335b al. 1 CO). Le temps d’essai est d’un mois, sauf accord écrit, contrat-type ou CCT, sans pouvoir dépasser trois mois. Il est prolongé en cas de maladie, d’accident ou d’obligation légale (art. 335b al. 3 CO).

Si l’employeur vous a licencié et que vous tombez malade sans faute pendant le délai, celui-ci est suspendu pendant la période de protection : 30 jours la 1re année de service, 90 jours de la 2e à la 5e, 180 jours dès la 6e (art. 336c al. 1 let. b et al. 2 CO). Le délai reprend ensuite pour les jours restants, et la fin du contrat est reportée au prochain terme, en principe la fin du mois au cours duquel le délai prolongé expire (art. 336c al. 3 CO).

Pas pendant les périodes de protection : un congé donné par l’employeur pendant une incapacité non fautive (dans les limites de 30, 90 ou 180 jours), pendant la grossesse ou dans les seize semaines qui suivent l’accouchement est nul (art. 336c CO). Au-delà de la période de protection liée à la maladie, un licenciement redevient possible. Pendant le temps d’essai, cette protection ne s’applique pas.

La loi n’impose pas la forme écrite, sauf si votre contrat ou votre CCT l’exige. La partie qui donne le congé doit toutefois le motiver par écrit si l’autre le demande (art. 335 al. 2 CO). En pratique, un écrit remis contre signature ou envoyé en recommandé permet de prouver la date de réception.

Faites opposition par écrit auprès de l’employeur au plus tard jusqu’à la fin du délai de congé. Si aucun accord n’est trouvé, vous devez agir en justice dans les 180 jours à compter de la fin du contrat (art. 336b CO). Le congé abusif reste valable ; le juge peut allouer une indemnité de six mois de salaire au maximum (art. 336a CO).

Oui, par accord écrit, contrat-type ou CCT (art. 335c al. 2 CO). Mais un délai inférieur à un mois n’est possible que par convention collective et seulement pour la première année de service. Un délai plus court fixé dans un simple contrat individuel ne peut pas descendre sous un mois.

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    Dernière mise à jour de cette page : 11 octobre 2026.

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