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Cas pratique · Droit des successions · Succession · Vaud
Partage de la succession dans le canton de Vaud : procédure, délais et réserve héréditaire
Dans le canton de Vaud, le partage d'une succession peut être exigé en tout temps par chaque héritier (art. 604 CC). En cas de désaccord sur l'évaluation des biens, la médiation et l'expertise indépendante permettent souvent d'aboutir à une convention de partage amiable.
Lecture2 min
UrgenceModérée
Durée totaleEnviron 8 à 12 mois
IssueAccord transactionnel
Profil clientHéritier
SecteurSans objet
ContexteFratrie de trois enfants, parents décédés
RégionVaud
La situation
Contexte initial
Sophie M., résidant à Lausanne, fait face au décès de son père. La succession implique un patrimoine immobilier et des liquidités, à partager entre elle et ses deux frères.
L'élément déclencheur
Un désaccord survient lors de l’évaluation d’un bien immobilier situé à Montreux, bloquant le processus de partage amiable entre les héritiers.
Les enjeux
Financiers
Patrimoine successoral estimé à CHF 1'200'000, dont un bien immobilier
Humains
Tensions familiales et risque de blocage prolongé de la succession
Délai critique
Aucun délai légal strict pour le partage, mais risque de dépréciation des biens et frais d'indivision
Analyse juridique
Bases légales applicables
CC art. 602 – Hoirie
CC art. 604 – Droit au partage
CC art. 471 – Réserve héréditaire
Droits du client
Chaque héritier a le droit d’exiger le partage de la succession en tout temps (art. 604 CC).
Obligations de la partie adverse
Les cohéritiers doivent collaborer à l’établissement de l’inventaire et à l’évaluation des biens.
Délais légaux à respecter
Délai de 3 mois pour répudier (art. 567 CC)
Délai d’un an pour l’action en réduction (art. 533 CC)
Stratégie déployée
Options envisagées
Trois options :
Partage amiable avec convention
Médiation successorale
Action en partage devant le juge
Option retenue
Médiation successorale suivie d'une convention de partage
Justification du choix
La médiation permet de préserver les relations familiales tout en obtenant une évaluation neutre du bien immobilier.
Intervenants externes
Notaire vaudois
Expert immobilier
Médiateur
Étapes de la procédure
Mandat d’un expert immobilier indépendant
Séances de médiation
Rédaction de la convention de partage
Signature devant notaire pour le transfert immobilier
Résultat obtenu
Accord transactionnel
Dans le cas de Sophie M., un accord est trouvé sur la valeur du bien (CHF 800'000). Elle reprend la maison en désintéressant ses frères à hauteur de CHF 266'666 chacun. Les résultats varient selon la complexité du patrimoine.
Durée totale : Environ 8 à 12 mois
Témoignage du client
La médiation a permis de débloquer une situation qui semblait inextricable, en évitant une longue procédure judiciaire.
H
Héritier · VaudTémoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp
Enseignements clés
Une évaluation neutre des biens immobiliers est souvent la clé pour débloquer un partage successoral.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
Refus de communication d’un cohéritier
Désaccord persistant sur la valeur des biens
Bonnes pratiques
Faire évaluer les biens immobiliers par un professionnel indépendant
Privilégier le dialogue et la médiation
Erreurs courantes à éviter
Laisser la situation s’enliser sans agir
Sous-estimer les frais d’entretien des biens en indivision
Points clés à retenir
Droit au partage en tout temps (art. 604 CC)
Convention de partage amiable
Intervention notariale pour l’immobilier
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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un professionnel du droit.
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Succession
Partage successoral : calcul des parts légales en Suisse
Déterminez les parts légales de chaque héritier selon les règles des parentèles et identifiez la quotité disponible pour des dispositions testamentaires.
Art. 457-467 CCRéforme 2023Suisse romande
Durée~ 2 minutes
Base légaleArt. 457-466 CC
NiveauEstimation indicative
À jourJanvier 2026
Situation du défunt
Actifs moins dettes et frais funéraires.
Quotité disponible
Parts légales (art. 457-467 CC)
Réserves héréditaires (droit 2023)
Planification successorale
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Réponse en 48 hDonnées protégées (nLPD / RGPD)Suisse romandeSans engagement
Réforme du 1er janvier 2023 - Les réserves héréditaires ont été réduites : descendants 1/2 (au lieu de 3/4), réserve des parents supprimée. La quotité disponible est désormais d'au moins 50% de la masse. Le conjoint perd sa réserve dès l'engagement de la procédure de divorce (art. 472 CC). Calcul indicatif - un notaire peut affiner selon les rapports, avancements d'hoirie et clauses testamentaires.
01 - Comprendre
Comprendre le partage successoral en Suisse
À défaut de testament, le Code civil suisse répartit la succession selon un système de parentèles qui hiérarchise les héritiers : descendants en premier, puis parents et frères-sœurs, puis grands-parents et leurs descendants. Le conjoint survivant prend une part variable selon les héritiers en présence - la moitié avec des enfants, les trois quarts avec les parents, la totalité au-delà. La réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2023 a profondément modifié les réserves héréditaires applicables.
La première parentèle (art. 457 CC) regroupe les descendants du défunt - enfants, petits-enfants par représentation. S'il y a des enfants, ils héritent à parts égales et le conjoint survivant reçoit la moitié de la succession (art. 462 al. 1 CC). À défaut de descendants, on passe à la deuxième parentèle (parents du défunt et leurs descendants : frères, sœurs, neveux, nièces). Le conjoint survivant reçoit alors les trois quarts. La troisième parentèle (grands-parents et leurs descendants) intervient en dernier ; le conjoint reçoit alors la totalité.
Le partenariat enregistré bénéficie des mêmes droits successoraux que le mariage (art. 462a CC). Le concubin, en revanche, n'est pas héritier légal - il faut un testament pour qu'il reçoive quelque chose, dans la limite de la quotité disponible. La réforme du droit successoral entrée en vigueur le 1er janvier 2023 a réduit les réserves héréditaires et augmenté la quotité disponible : le testateur peut désormais favoriser un concubin, un enfant non préféré ou une fondation jusqu'à 50 % de la masse en présence d'enfants.
RÉSERVE DESCENDANTS1/2De la part légale (révision 2023)
La réforme du droit successoral entrée en vigueur le 1er janvier 2023 (RO 2021 312) a modifié plusieurs règles fondamentales. Les réserves héréditaires des descendants passent de 3/4 à 1/2 de leur part légale (art. 471 CC), libérant une quotité disponible plus grande. La réserve des père et mère est purement et simplement supprimée. Le conjoint survivant conserve sa réserve de 1/2 de sa part légale. Pendant une procédure de divorce, le conjoint perd ses droits successoraux et de réserve si la procédure est avancée (art. 472 CC).
Le partage proprement dit est en règle générale amiable : les héritiers se répartissent les biens d'un commun accord (art. 607 CC). À défaut, l'action en partage permet de saisir le tribunal (art. 604 CC). Le conjoint survivant peut demander en plus l'attribution du logement familial et du mobilier (art. 612a CC), généralement à valeur d'imputation. Le notaire intervient obligatoirement pour les biens immobiliers et la déclaration fiscale de succession (art. 553 CC). L'hoirie reste indivise tant que le partage n'est pas formalisé.
Les héritiers du défunt sont, dans l'ordre, ses descendants, ses père et mère, ses grands-parents, et ses arrière-grands-parents. Le conjoint survivant hérite avec eux selon les règles légales.
Art. 457 ss et 462 CC03 - Pratique
Étapes pratiques après un décès
Plusieurs actions à délais courts structurent la succession dès les premières semaines après le décès.
Inventaire et bénéfice d'inventaire dans le mois : si la situation patrimoniale est incertaine, demander au juge de paix un bénéfice d'inventaire (art. 580 CC) qui limite la responsabilité des héritiers aux dettes inventoriées. La répudiation pure et simple reste possible dans les 3 mois dès connaissance du décès. Faire l'inventaire complet des biens, dettes, comptes bancaires, polices d'assurance vie, immeubles, titres - et obtenir les attestations des banques (gel automatique des comptes au décès jusqu'au certificat d'héritier).
Convention de partage amiable : si tous les héritiers s'entendent, un acte notarié règle le partage en quelques semaines. Coût : 1-3 % de la valeur successorale. En cas de désaccord, l'action en partage devant le tribunal civil prend 18-36 mois et coûte 5-15 % de la masse. Privilégier la médiation successorale (médiateurs spécialisés disponibles en Suisse romande) qui résout 60 % des blocages familiaux en 3-6 mois pour CHF 3'000-8'000 - un investissement rentable face à un procès qui détruit famille et patrimoine.
04 - FAQ
Questions fréquentes
Sans testament, le Code civil applique les parentèles (art. 457-467 CC). Les enfants reçoivent la moitié et le conjoint l'autre moitié. Sans enfants : conjoint reçoit 3/4, parents/frères/sœurs 1/4. Sans famille proche : conjoint reçoit tout. Le concubin n'hérite pas légalement. Le partenariat enregistré confère les mêmes droits que le mariage (art. 462a CC).
Selon l'art. 462 CC, le conjoint reçoit la moitié en présence de descendants, les trois quarts en présence des parents/frères/sœurs du défunt, et la totalité en présence uniquement des grands-parents (depuis 2023, ces derniers ne sont plus héritiers légaux). À cela s'ajoute le partage du régime matrimonial avant la succession proprement dite.
Non. Le concubin n'est pas héritier légal en droit suisse, contrairement au conjoint marié ou au partenaire enregistré. Pour qu'il hérite, le défunt doit le désigner par testament ou pacte successoral, dans la limite de la quotité disponible. Depuis la réforme 2023, cette quotité a été élargie : on peut laisser jusqu'à 50 % de la masse au concubin en présence d'enfants.
Entrée en vigueur le 1er janvier 2023, la réforme a réduit les réserves héréditaires des descendants de 3/4 à 1/2 (art. 471 CC), supprimé la réserve des parents, et élargi la quotité disponible. Le testateur peut désormais favoriser plus largement un concubin, un enfant ou une fondation. Le conjoint survivant conserve sa réserve de 1/2 mais peut la perdre pendant une procédure de divorce avancée (art. 472 CC).
Le partage est en principe amiable : les héritiers s'accordent par convention écrite (art. 607 CC). À défaut d'accord, l'action en partage devant le tribunal civil (art. 604 CC) permet de trancher. Pour les biens immobiliers, le notaire est requis. Le conjoint survivant peut demander l'attribution du logement familial à valeur d'imputation (art. 612a CC).
Une succession simple et amiable se règle en 3 à 12 mois selon la complexité du patrimoine. Une succession contestée ou avec immeubles dans plusieurs cantons peut prendre 2 à 5 ans. La déclaration fiscale doit être déposée dans le canton du dernier domicile du défunt, en règle générale dans les 3 à 6 mois après le décès. Le notaire dresse le certificat d'héritier.