Cas pratique · Droit du travail · Litige du travail · Vaud

Contester une clause de non-concurrence dans le canton de Vaud : conditions, délais et procédure

Dans le canton de Vaud, une clause de non-concurrence peut être contestée si elle est excessive. Le juge peut la réduire selon l'art. 340a CO. Une procédure devant les prud'hommes permet souvent d'obtenir une limitation géographique ou temporelle.

Lecture 3 min
Urgence Forte
Durée totale 3 à 6 mois selon l'encombrement du tribunal
Issue Accord transactionnel
Profil client Cadre
Secteur Informatique et technologies
Contexte Professionnel qualifié, 35 ans
Région Vaud

La situation

Contexte initial

Julien M., ingénieur logiciel dans une entreprise lausannoise depuis quatre ans, a signé un contrat de travail contenant une clause de non-concurrence lui interdisant de travailler pour une entreprise concurrente dans toute la Suisse romande pendant deux ans après la fin des rapports de travail.

L'élément déclencheur

En mars, Julien M. démissionne pour rejoindre une start-up concurrente basée à Yverdon-les-Bains. Son ancien employeur lui rappelle par courrier recommandé l’existence de la clause de non-concurrence et le menace d’une peine conventionnelle de CHF 30’000 s’il prend ses nouvelles fonctions.

Les enjeux

Financiers

Risque de devoir payer une peine conventionnelle de CHF 30'000 et perte d'une opportunité professionnelle

Humains

Stress lié à la menace financière et incertitude quant à son avenir professionnel immédiat

Délai critique

Action rapide nécessaire avant la prise de poste prévue dans 45 jours

Analyse juridique

Bases légales applicables

  • CO art. 340 – Conditions de la prohibition de faire concurrence
  • CO art. 340a – Limitation de la prohibition
  • CO art. 340c – Fin de la prohibition

Droits du client

Le travailleur peut contester la validité de la clause si elle est excessive quant au lieu, au temps ou au genre d’affaires, ou si l’employeur n’a plus d’intérêt réel à son maintien.

Obligations de la partie adverse

L’employeur doit prouver que le travailleur a eu connaissance de la clientèle ou de secrets de fabrication, et que l’utilisation de ces connaissances pourrait lui causer un préjudice sensible.

Délais légaux à respecter

  • Pas de délai légal strict pour contester, mais action recommandée avant la prise de poste pour éviter la peine conventionnelle.

Stratégie déployée

Options envisagées

Trois options principales :

  • Négociation d’une levée de la clause avec l’ancien employeur
  • Action en constatation de droit devant le Tribunal de prud’hommes
  • Prise de poste et défense en cas de poursuite par l’ancien employeur
Option retenue

Négociation suivie d'une action en constatation de droit

Justification du choix

La clause apparaissant excessive géographiquement (toute la Suisse romande) et temporellement (deux ans), une réduction par le juge est très probable si la négociation échoue.

Intervenants externes

Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne

Étapes de la procédure

  1. Mise en demeure de l’employeur pour lever la clause
  2. Échec de la négociation
  3. Dépôt d’une requête en conciliation devant le Tribunal de prud’hommes
  4. Audience de conciliation et éventuel jugement

Résultat obtenu

Accord transactionnel

Dans le cas de Julien M., une transaction a été trouvée lors de l'audience de conciliation : la clause a été réduite à 6 mois et limitée au seul canton de Vaud, permettant sa prise de poste à Yverdon-les-Bains. La peine conventionnelle a été annulée.

Durée totale : 3 à 6 mois selon l'encombrement du tribunal

Témoignage du client

Citation illustrative non attribuée à une personne réelle

C
Cadre · Vaud Témoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp

Enseignements clés

Les clauses de non-concurrence sont souvent rédigées de manière trop large par les employeurs. Le juge a le pouvoir de les réduire (art. 340a CO) si elles compromettent l’avenir économique du travailleur de manière inéquitable.

Comment éviter cette situation

Signaux d'alerte

  • Clause interdisant toute activité dans un domaine très vaste
  • Durée supérieure à un an sans justification particulière

Bonnes pratiques

  • Faire analyser la clause avant de démissionner
  • Ne pas payer immédiatement une peine conventionnelle réclamée

Erreurs courantes à éviter

  • Ignorer la clause et prendre le poste sans réagir
  • Signer un accord de résiliation confirmant la clause sans contrepartie

Points clés à retenir

  • Conditions strictes de validité (art. 340 CO)
  • Possibilité de réduction par le juge (art. 340a CO)
  • Fin de la clause en cas de licenciement non justifié (art. 340c CO)

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Questions fréquentes

Non, elle doit respecter des conditions strictes (art. 340 CO) : forme écrite, accès à la clientèle ou aux secrets, et risque de préjudice sensible.

Oui, le juge peut restreindre une clause excessive quant au lieu, au temps ou au genre d’affaires (art. 340a CO).

Vous risquez de devoir payer la peine conventionnelle prévue au contrat, et parfois des dommages-intérêts supplémentaires.

Oui, sauf si vous avez donné à l’employeur un motif justifié de résiliation (art. 340c CO).

En principe, pas plus de trois ans, sauf circonstances particulières (art. 340a CO). En pratique, souvent réduite à 6-12 mois.

Non obligatoire devant les prud’hommes, mais fortement recommandé vu la complexité de la matière.

Sources et références

  • CO art. 340, 340a, 340c

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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.

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  • Mise en demeure
  • Avis des défauts
  • Prescription
Base légale
Art. 97 ss et 197 ss CO
Durée
~ 2 minutes
À jour
Septembre 2026

Chaque situation est différente. Le résultat est une estimation fondée sur les règles générales : il dépend des circonstances de votre dossier et ne remplace pas l’avis personnalisé d’un avocat ou d’un juriste.

Question 1 / 6

Quel type de contrat est concerné ?

Question 2 / 6

Quel est le problème rencontré ?

Question 3 / 6

Avez-vous envoyé une mise en demeure écrite ?

Le débiteur est mis en demeure par l'interpellation du créancier, sauf si un jour d'exécution avait été convenu (art. 102 CO).

Question 4 / 6

Avez-vous fixé un délai supplémentaire pour l'exécution ?

Art. 107 CO : avant de résoudre le contrat, un délai supplémentaire raisonnable est en principe nécessaire.

Question 5 / 6

Le dommage est-il chiffrable ?

Pouvez-vous estimer un montant (pertes, frais, manque à gagner) ?

Question 6 / 6

Avez-vous vérifié le délai de prescription ?

Prescription générale : 10 ans (art. 127 CO). Défauts de la chose vendue : 2 ans dès la livraison (art. 210 CO). Salaires et loyers : 5 ans (art. 128 CO).

Analyse contractuelle
Articles CO applicables

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Avertissement juridique - Ce diagnostic fournit une orientation indicative basée sur le Code des obligations suisse. Les actions possibles dépendent des circonstances concrètes de chaque cas. La prescription, les clauses contractuelles et les usages sectoriels peuvent modifier l'analyse. Consultez un avocat pour un avis personnalisé.
01 - Comprendre

Inexécution, retard, défaut : identifier votre situation

Le Code des obligations prévoit des règles générales pour l'inexécution des contrats (art. 97 ss CO) et des règles spéciales selon le type de contrat : vente, contrat d'entreprise, mandat, bail, travail. La première étape est de qualifier le problème, car les délais et les démarches ne sont pas les mêmes.

L'inexécution ou l'exécution imparfaite. Lorsque le créancier ne peut obtenir l'exécution de l'obligation, ou seulement imparfaitement, le débiteur doit réparer le dommage, à moins qu'il ne prouve qu'aucune faute ne lui est imputable (art. 97 al. 1 CO). L'exécution forcée d'une dette d'argent passe par la poursuite (art. 97 al. 2 CO) : utilisez notre diagnostic poursuite.

Le retard (demeure). Le débiteur d'une obligation exigible est mis en demeure par l'interpellation du créancier ; si le jour de l'exécution avait été convenu, la seule expiration de ce jour suffit (art. 102 CO). Le débiteur en demeure répond du dommage causé par le retard (art. 103 CO) et, pour une somme d'argent, doit un intérêt moratoire de 5 % l'an (art. 104 CO). Calculez-le avec notre outil intérêts moratoires.

Les défauts d'une chose vendue. Le vendeur garantit que la chose a les qualités promises et n'a pas de défauts qui en diminuent sensiblement la valeur ou l'utilité (art. 197 CO). L'acheteur doit la vérifier dès qu'il le peut et signaler sans délai les défauts découverts ; un défaut caché doit être signalé immédiatement après sa découverte (art. 201 CO). Il peut ensuite choisir entre la résiliation de la vente et la réduction du prix (art. 205 CO), ou demander d'autres choses du même genre s'il s'agit de choses fongibles (art. 206 CO).

Les défauts d'un ouvrage (contrat d'entreprise). Travaux, réparation, construction : le maître doit vérifier l'ouvrage après la livraison et signaler les défauts à l'entrepreneur. Pour un ouvrage immobilier, il dispose de 60 jours, et une clause prévoyant un délai plus court est nulle (art. 367 al. 1bis et 370 al. 4 CO, en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Selon la gravité, il peut refuser l'ouvrage, réduire le prix ou exiger la réfection gratuite (art. 368 CO).

Mandat, bail et travail. Le mandataire répond de la bonne et fidèle exécution du mandat (art. 398 CO) et le mandat peut être révoqué en tout temps, sous réserve d'indemniser un congé donné en temps inopportun (art. 404 CO). Pour les défauts d'un logement, le bail a ses propres règles (art. 259a ss CO) : voir notre calculateur de réduction de loyer pour défaut. Pour un litige de travail, voir notre diagnostic licenciement abusif.

Prescription générale 10 ans Art. 127 CO
Défauts de la chose vendue 2 ans Dès la livraison (art. 210 CO)
Avis des défauts, ouvrage immobilier 60 jours Art. 367 et 370 CO
Intérêt moratoire légal 5 % l'an Dette d'argent (art. 104 CO)

Les étapes à respecter avant d'agir

  • Rassembler les preuvesContrat, conditions générales, offres, courriels, bons de livraison, photos des défauts, factures : ils permettent de prouver ce qui était convenu et ce qui n'a pas été fourni.
  • Signaler les défauts à tempsVente : avis sans délai après vérification (art. 201 CO). Ouvrage immobilier ou chose intégrée à un immeuble : 60 jours (art. 201 al. 4 et 367 CO). Achat d'un immeuble : 60 jours (art. 219a CO). Un avis tardif fait perdre la garantie.
  • Mettre en demeure par écritRéclamez l'exécution par lettre recommandée, avec la prestation due et une date. C'est l'interpellation qui met le débiteur en demeure, sauf jour d'exécution convenu (art. 102 CO).
  • Fixer un délai supplémentaireDans un contrat bilatéral, fixez un délai convenable pour s'exécuter (art. 107 al. 1 CO). Il n'est pas nécessaire si le débiteur refuse clairement, si l'exécution est devenue inutile ou si un terme fixe était convenu (art. 108 CO).
  • Choisir vos droits sans tarderÀ l'expiration du délai, vous pouvez exiger l'exécution et des dommages-intérêts pour le retard, ou, par déclaration immédiate, renoncer à l'exécution et réclamer des dommages-intérêts ou vous départir du contrat (art. 107 al. 2 et 109 CO).
  • Surveiller la prescriptionNotez la date de livraison ou de réception de l'ouvrage : les droits pour défauts se prescrivent par 2 ans, ou 5 ans en matière immobilière (art. 210 et 371 CO). Une poursuite ou une requête de conciliation interrompt la prescription (art. 135 CO).
02 - Cadre

Délais de prescription et validité du contrat

Les délais de prescription. Sauf disposition contraire, les actions se prescrivent par 10 ans (art. 127 CO). Se prescrivent par 5 ans notamment les loyers et autres redevances périodiques, ainsi que les actions des artisans pour leur travail, des marchands en détail pour leurs fournitures, des médecins, avocats et notaires pour leurs services et des travailleurs pour leurs salaires (art. 128 CO). Les droits pour défauts de la chose vendue se prescrivent par 2 ans dès la livraison, même si le défaut est découvert plus tard, et par 5 ans pour une chose intégrée à un ouvrage immobilier (art. 210 CO) ; pour un ouvrage, par 2 ans dès la réception, et par 5 ans pour un ouvrage immobilier (art. 371 CO). Vérifiez votre échéance avec notre calculateur de délai de prescription.

Clauses qui réduisent la garantie. Une clause qui ramène la prescription à moins de 2 ans (1 an pour une chose d'occasion) est nulle lorsqu'un professionnel vend une chose destinée à l'usage personnel ou familial de l'acheteur (art. 210 al. 4 CO). Pour une construction, une clause qui exclut ou restreint d'avance le droit à la réparation des défauts est nulle (art. 368 al. 2bis CO). Dans les contrats avec des consommateurs, les conditions générales qui créent une disproportion notable et injustifiée au détriment du consommateur sont déloyales (art. 8 LCD).

Contrat contesté dans sa validité. Si vous avez conclu le contrat sous l'effet d'une erreur essentielle, d'un dol ou d'une crainte fondée, vous pouvez déclarer que vous ne le maintenez pas dans un délai d'un an dès la découverte de l'erreur ou du dol, ou dès que la crainte s'est dissipée ; à défaut, le contrat est tenu pour ratifié (art. 23 à 31 CO). En cas de lésion, soit une disproportion évidente entre les prestations due à l'exploitation de votre gêne, de votre légèreté ou de votre inexpérience, le délai d'un an court dès la conclusion du contrat (art. 21 CO). Un contrat dont l'objet est impossible, illicite ou contraire aux mœurs est nul ; si seules certaines clauses sont viciées, elles seules sont nulles, sauf si le contrat n'aurait pas été conclu sans elles (art. 20 CO).

Forme du contrat. Un contrat verbal est en principe valable : une forme n'est exigée que si la loi le prévoit (art. 11 CO). C'est le cas par exemple de la cession de créance, qui doit être constatée par écrit (art. 165 CO), de la promesse de donner, écrite, ou authentique pour un immeuble (art. 243 CO), et du cautionnement, qui exige la forme authentique pour une personne physique au-delà de CHF 2'000 (art. 493 CO). Le problème d'un contrat verbal est surtout celui de la preuve.

Impossibilité non fautive. Si l'exécution devient impossible par suite de circonstances non imputables au débiteur, l'obligation s'éteint ; dans un contrat bilatéral, il doit restituer ce qu'il a reçu et ne peut plus réclamer sa contre-prestation (art. 119 CO). Une simple hausse des coûts ne rend pas l'exécution impossible.

Lorsque le créancier ne peut obtenir l’exécution de l’obligation ou ne peut l’obtenir qu’imparfaitement, le débiteur est tenu de réparer le dommage en résultant, à moins qu’il ne prouve qu’aucune faute ne lui est imputable.

Art. 97 al. 1 CO - Code des obligations
03 - Pratique

Faire valoir vos droits

La plupart des litiges contractuels se règlent par écrit avant d'arriver devant le juge. Si ce n'est pas le cas, la procédure commence en principe par une tentative de conciliation.

La négociation écrite. Une fois la mise en demeure envoyée et le délai supplémentaire écoulé, proposez une solution chiffrée (réfection, réduction de prix, remboursement, dommages-intérêts) et fixez une date de réponse. Chiffrez le dommage avec des pièces : factures, devis de réparation, frais supplémentaires, manque à gagner.

La procédure judiciaire. L'action est en principe précédée d'une requête de conciliation (art. 197 CPC), qui interrompt la prescription (art. 135 ch. 2 CO). Jusqu'à CHF 2'000, l'autorité de conciliation peut, sur requête du demandeur, statuer au fond (art. 212 CPC) ; jusqu'à CHF 30'000, la procédure simplifiée s'applique (art. 243 CPC). Pour évaluer les frais et les chances, consultez nos outils frais de justice et risque de procès.

Créance d'argent reconnue. Si le débiteur a signé une reconnaissance de dette, la poursuite permet d'obtenir une mainlevée provisoire en cas d'opposition (art. 82 LP), sans procès au fond préalable. Une facture seule ne suffit pas.

Se faire accompagner. La qualification du contrat (vente, entreprise ou mandat) détermine les délais applicables : en cas de doute, faites vérifier votre dossier avant que le délai d'avis ou de prescription n'expire. Une protection juridique peut couvrir les frais selon votre contrat. Un juriste JuriUp vous répond sous 48 h ouvrées.

04 - FAQ

Questions fréquentes

Mettez-la en demeure par écrit en réclamant la prestation due à une date précise (art. 102 CO). Dans un contrat bilatéral, fixez-lui ensuite un délai supplémentaire convenable (art. 107 CO). Si elle n'exécute toujours pas, vous pouvez exiger l'exécution avec des dommages-intérêts, ou, par déclaration immédiate, y renoncer et réclamer des dommages-intérêts ou vous départir du contrat (art. 107 al. 2 et 109 CO).

En principe oui : le débiteur est mis en demeure par l'interpellation du créancier (art. 102 al. 1 CO). Elle n'est pas nécessaire si le jour de l'exécution avait été convenu d'un commun accord, car la seule expiration de ce jour met le débiteur en demeure (art. 102 al. 2 CO). Faites-la par lettre recommandée pour pouvoir la prouver.

Sans délai : l'acheteur doit vérifier la chose dès qu'il le peut et aviser le vendeur des défauts découverts ; un défaut caché doit être signalé immédiatement après sa découverte, sinon la chose est tenue pour acceptée (art. 201 CO). Pour une chose intégrée à un ouvrage immobilier ou pour l'achat d'un immeuble, le délai est de 60 jours (art. 201 al. 4 et 219a CO).

L'action en garantie pour les défauts d'une chose vendue se prescrit par 2 ans dès la livraison, même si le défaut est découvert plus tard, et par 5 ans pour une chose intégrée à un ouvrage immobilier (art. 210 CO). Un vendeur professionnel ne peut pas réduire ce délai sous 2 ans (1 an pour l'occasion) pour un bien destiné à l'usage personnel ou familial (art. 210 al. 4 CO). Pour les travaux, le délai est de 2 ans dès la réception, 5 ans pour un ouvrage immobilier (art. 371 CO).

Signalez les défauts dès la livraison de l'ouvrage, ou dans les 60 jours pour un ouvrage immobilier (art. 367 CO). Pour un défaut grave rendant l'ouvrage inutilisable, vous pouvez le refuser ; pour un défaut de moindre importance, réduire le prix ou exiger une réfection gratuite si elle n'entraîne pas de dépenses excessives, et des dommages-intérêts si l'entrepreneur est en faute (art. 368 CO).

En règle générale 10 ans (art. 127 CO). Il est de 5 ans pour les loyers, les salaires et les factures des artisans, commerces de détail, médecins, avocats et notaires (art. 128 CO). La prescription est interrompue notamment par une reconnaissance de la dette, une poursuite ou une requête de conciliation (art. 135 CO).

Oui en principe : la validité d'un contrat ne dépend d'une forme particulière que si la loi le prévoit (art. 11 CO). Certains actes exigent l'écrit, comme la cession de créance (art. 165 CO) ou la promesse de donner (art. 243 CO), et d'autres la forme authentique, comme la vente d'un immeuble. La difficulté d'un contrat verbal est de prouver son contenu.

Oui, en cas d'erreur essentielle, de dol ou de crainte fondée, le contrat n'oblige pas la partie concernée (art. 23 à 30 CO). Elle doit déclarer à l'autre qu'elle ne le maintient pas dans un délai d'un an dès la découverte de l'erreur ou du dol, ou dès que la crainte s'est dissipée ; sinon le contrat est tenu pour ratifié (art. 31 CO).

Oui, le mandat peut être révoqué ou répudié en tout temps par chacune des parties (art. 404 al. 1 CO). Celle qui y met fin en temps inopportun doit toutefois indemniser l'autre du dommage causé (art. 404 al. 2 CO). Le contrat d'entreprise obéit à d'autres règles : le maître peut s'en départir en payant le travail fait et en indemnisant complètement l'entrepreneur (art. 377 CO).

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