La situation
Contexte initial
Valérie M., mariée depuis 15 ans et mère de deux enfants, a réduit son temps de travail à 50% pour s’occuper de sa famille. Son mari, cadre à plein temps, a accumulé d’importants avoirs de prévoyance professionnelle (LPP) durant le mariage.
L'élément déclencheur
Le couple décide de divorcer par consentement mutuel. Lors de la rédaction de la convention de divorce, la question du partage des avoirs LPP accumulés pendant le mariage se pose.
Les enjeux
Partage équitable des avoirs de prévoyance (environ CHF 180'000 accumulés par le mari, CHF 40'000 par l'épouse durant le mariage).
Garantir une couverture de prévoyance adéquate pour l'épouse à l'âge de la retraite.
Le partage doit être réglé dans la convention de divorce soumise au juge.
Analyse juridique
Bases légales applicables
- CC art. 122 – Principe du partage par moitié
- CC art. 123 – Exceptions au partage par moitié
- CC art. 124 – Modalités du partage
Droits du client
En principe, les avoirs de prévoyance professionnelle accumulés par les deux époux pendant le mariage sont partagés par moitié.
Obligations de la partie adverse
Chaque époux doit fournir une attestation de sa caisse de pension indiquant le montant des avoirs accumulés durant le mariage.
Délais légaux à respecter
- Pas de délai de prescription pour le partage LPP en cas de divorce.
Stratégie déployée
Options envisagées
Deux options principales :
- Partage par moitié (principe légal)
- Dérogation au partage par moitié (art. 124b CC), si justifiée par des motifs importants (ex: liquidation du régime matrimonial).
Partage par moitié des avoirs LPP accumulés durant le mariage.
Justification du choix
Le partage par moitié est la règle légale et garantit une prévoyance équitable pour Valérie M., qui a réduit son activité lucrative pour la famille.
Intervenants externes
Étapes de la procédure
- Demande des attestations de faisabilité aux caisses de pension respectives.
- Calcul des montants à partager (avoirs accumulés entre la date du mariage et la date d’introduction de la procédure de divorce).
- Intégration de la clause de partage dans la convention de divorce.
- Ratification par le Tribunal régional.
- Transfert des fonds par la caisse de pension du mari vers celle de l’épouse (ou sur un compte de libre passage).
Résultat obtenu
Décision favorable
Le Tribunal ratifie la convention. La caisse de pension du mari transfère CHF 70'000 (moitié de la différence des avoirs accumulés) sur le compte de prévoyance de Valérie M.
Durée totale : 3 à 6 mois pour l'ensemble de la procédure de divorce par consentement mutuel.
Témoignage du client
Le partage de la LPP m'a permis d'envisager ma retraite avec plus de sérénité, malgré mes années à temps partiel.
Enseignements clés
Le partage de la LPP est une étape obligatoire et importante du divorce. Il vise à compenser les inégalités de prévoyance liées à la répartition des tâches durant le mariage.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
- Refus d’un conjoint de fournir son attestation LPP.
- Proposition de renonciation au partage sans compensation équivalente.
Bonnes pratiques
- Demander les attestations LPP dès le début des démarches de divorce.
- Vérifier l’exactitude des dates de calcul (mariage et introduction de la procédure).
Erreurs courantes à éviter
- Oublier d’inclure le partage LPP dans la convention de divorce.
- Accepter une renonciation au partage sans en comprendre les conséquences à long terme.
Points clés à retenir
- Partage par moitié des avoirs accumulés durant le mariage (art. 122 CC).
- Nécessité d’obtenir les attestations des caisses de pension.
- Transfert sur un compte de prévoyance ou de libre passage.
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Questions fréquentes
Oui, en principe, les avoirs accumulés durant le mariage sont partagés par moitié (art. 122 CC).
On prend la différence entre les avoirs LPP au moment de l’introduction de la procédure de divorce et ceux au moment du mariage, plus les intérêts.
Oui, par convention, mais le juge doit vérifier qu’une prévoyance adéquate reste assurée (art. 124b CC).
Le partage reste possible, mais les modalités de calcul et de versement diffèrent (partage de la rente).
Sur le compte de la caisse de pension du conjoint bénéficiaire ou sur un compte de libre passage.
Non, mais c’est recommandé pour s’assurer que les calculs et la convention sont corrects.
Sources et références
- CC art. 122, 123, 124, 124a, 124b