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Cas pratique · Droit du travail · Litige du travail · Neuchâtel
Solde de vacances en fin de contrat dans le canton de Neuchâtel : calculs
Dans le canton de Neuchâtel, un employé dont le contrat prend fin peut réclamer le paiement de son solde de vacances si l'employeur refuse qu'il les prenne en nature (art. 329d CO). En cas de litige, une mise en demeure écrite précède la saisine gratuite de l'autorité de conciliation.
Lecture3 min
UrgenceModérée
Durée totaleDe 2 à 4 mois en cas de procédure
IssueAccord transactionnel
Profil clientEmployé
SecteurVente au détail
ContexteEmployée à temps plein, 5 ans d'ancienneté
RégionNeuchâtel
La situation
Contexte initial
Sophie M., vendeuse dans une boutique à Neuchâtel, a donné son congé pour la fin du mois prochain. Il lui reste 12 jours de vacances non pris sur l’année en cours.
L'élément déclencheur
Son employeur refuse qu’elle prenne ses jours de vacances durant le délai de congé, invoquant un manque de personnel, et refuse également de les lui payer, affirmant qu’ils sont perdus.
Les enjeux
Financiers
Paiement de 12 jours de salaire, soit environ CHF 2'400 bruts
Humains
Sentiment d'injustice et besoin de récupérer son dû avant de quitter l'entreprise
Délai critique
Avant la fin du contrat pour clarifier la situation, prescription de 5 ans (art. 128 CO)
Analyse juridique
Bases légales applicables
CO art. 329d – Interdiction de compenser les vacances par de l’argent (sauf exception en fin de contrat)
CO art. 329c – Fixation des vacances par l’employeur
CO art. 128 – Prescription de 5 ans pour les créances de travail
Droits du client
En principe, les vacances doivent être prises en nature. Toutefois, si cela est impossible durant le délai de congé (par exemple, en raison des besoins de l’entreprise), l’employeur doit payer le solde de vacances à la fin du contrat.
Obligations de la partie adverse
L’employeur doit soit accorder les jours de vacances en nature, soit les rémunérer à la fin des rapports de travail si la prise en nature est impossible.
Délais légaux à respecter
Prescription de 5 ans pour réclamer le paiement (art. 128 CO)
Stratégie déployée
Options envisagées
Deux options principales :
Négociation amiable : Demander par écrit le paiement ou la prise en nature.
Saisine du Tribunal des prud’hommes : En cas de refus persistant.
Option retenue
Mise en demeure écrite puis saisine de l'autorité de conciliation
Justification du choix
Une trace écrite est indispensable. Si l’employeur maintient son refus, la procédure prud’homale (gratuite jusqu’à CHF 30’000) est la voie adéquate.
Intervenants externes
Tribunal régional (Autorité de conciliation en matière de droit du travail)
Étapes de la procédure
Envoi d’une lettre recommandée réclamant le paiement des vacances.
En cas de refus, dépôt d’une requête de conciliation au Tribunal régional des Montagnes et du Val-de-Ruz ou du Littoral et du Val-de-Travers (selon le lieu de travail).
Audience de conciliation.
Résultat obtenu
Accord transactionnel
Dans le cas de Sophie M., l'employeur a accepté de payer 10 jours et d'en accorder 2 en nature suite à la mise en demeure, évitant ainsi le tribunal. Les résultats varient selon les circonstances.
Durée totale : De 2 à 4 mois en cas de procédure
Témoignage du client
L'envoi d'une lettre recommandée avec les bases légales a suffi à débloquer la situation.
E
Employé · NeuchâtelTémoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp
Enseignements clés
Les vacances ne sont jamais « perdues » en fin de contrat. Si l’employeur empêche leur prise en nature, il doit les payer.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
Refus oral de l’employeur sans justification écrite.
Absence de décompte clair des jours restants.
Bonnes pratiques
Demander un décompte écrit des vacances avant de donner son congé.
Toujours réclamer par écrit (recommandé).
Erreurs courantes à éviter
Accepter un refus oral sans réagir.
Attendre plusieurs années avant de réclamer (risque de prescription).
Points clés à retenir
Paiement obligatoire si prise en nature impossible (art. 329d CO)
Procédure gratuite jusqu’à CHF 30’000
Prescription de 5 ans
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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.
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Solde de vacances en fin de contrat : calculez les jours et l’indemnité dus
Estimez gratuitement vos jours de vacances restants au prorata de l’année et leur valeur en francs au moment du départ, selon les art. 329a à 329d CO.
Prorata au jour près
13e salaire inclus
Art. 329a à 329d CO
Base légale
Art. 329a-329d CO
Durée
~ 2 minutes
À jour
Septembre 2026
Chaque situation est différente. Le résultat est une estimation fondée sur les règles générales : il dépend des circonstances de votre dossier et ne remplace pas l’avis personnalisé d’un avocat ou d’un juriste.
Votre situation
Jours non pris des années précédentes non prescrits.
Indemnité pour vacances non prises
Détail du calcul
Réponse en 48 h ouvréesDonnées protégées (nLPD / RGPD)Suisse romande
Calcul indicatif - Prorata sur l’année civile de départ (pratique courante ; la loi raisonne par année de service, art. 329a al. 3 CO) et salaire journalier = salaire annuel / 260 jours ouvrables. Le salaire déterminant inclut le 13e et les bonus réguliers. Certaines CCT prévoient un calcul différent (indemnité 8.33% versée mensuellement). Pendant le contrat, les vacances doivent être prises en nature (art. 329d al. 2 CO). Prescription : 5 ans (art. 128 CO).
01 - Comprendre
Comment se calcule le solde de vacances à la fin du contrat
Le solde, c’est la différence entre les vacances acquises au prorata de la période travaillée et celles effectivement prises, plus les jours reportés des années précédentes. Ce qui ne peut plus être pris avant la fin du contrat est payé en argent.
Le droit annuel. L’employeur accorde chaque année de service au moins quatre semaines de vacances, et cinq semaines jusqu’à 20 ans révolus (art. 329a al. 1 CO). Le contrat, un règlement ou une CCT peuvent prévoir davantage : c’est ce droit contractuel qui compte. Pour une semaine de cinq jours, 4 semaines représentent 20 jours ouvrables, 5 semaines 25 jours. Un travailleur à temps partiel a lui aussi droit à 4 semaines : elles sont simplement converties en ses propres jours de travail (par exemple 12 jours pour 3 jours par semaine).
Le prorata. Lorsque l’année de service n’est pas complète, les vacances sont fixées proportionnellement à la durée des rapports de travail (art. 329a al. 3 CO). Le calculateur rapporte les jours civils travaillés pendant l’année du départ (du 1er janvier, ou de la date d’entrée, jusqu’au dernier jour du contrat inclus) à la longueur de l’année, 365 ou 366 jours. Exemple : pour un départ au 31 août 2026 avec 25 jours par an, le droit acquis est de 25 × 243/365 = 16,6 jours.
La valeur d’un jour. L’employeur doit le salaire total afférent aux vacances (art. 329d al. 1 CO). L’outil divise le salaire annuel, 13e compris s’il est prévu, par 260 jours ouvrables. Les éléments réguliers du salaire (commissions, primes, indemnités fixes) doivent en principe être pris en compte ; ajoutez-les au salaire mensuel si vous en percevez. Pour convertir le résultat en net, utilisez notre calculateur salaire brut net : l’indemnité est un salaire soumis aux cotisations sociales.
Quand l’indemnité est-elle due ? Tant que durent les rapports de travail, les vacances ne peuvent pas être remplacées par de l’argent (art. 329d al. 2 CO). La créance en argent naît lorsque les vacances ne peuvent plus être accordées en nature (ATF 131 III 451), typiquement parce que le délai de congé restant est trop court ou qu’il doit servir à chercher un nouvel emploi (art. 329 al. 3 CO).
Minimum légal4 semaines5 semaines jusqu’à 20 ans (art. 329a CO)
Bloc minimal2 semainesConsécutives, chaque année (art. 329c CO)
Établir le droit annuel exactReprenez votre contrat, le règlement du personnel ou la CCT : 4 semaines au minimum légal, 5 jusqu’à 20 ans révolus, souvent davantage par contrat. Convertissez en jours de travail selon votre horaire (5 jours par semaine = 20, 25 ou 30 jours).
Calculer le prorata de l’année du départComptez les jours civils du 1er janvier (ou de votre entrée) jusqu’au dernier jour du contrat, puis divisez par 365. Exemple : départ au 31 août 2026 avec 25 jours par an = 25 × 243/365 = 16,6 jours acquis.
Déduire les jours déjà prisReprenez le décompte RH, votre planning et les validations écrites. En cas de litige, c’est à l’employeur de prouver que les vacances ont été prises (art. 8 CC, ATF 128 III 271).
Ajouter les reliquats des années précédentesLes jours non pris des années antérieures restent dus s’ils ne sont pas prescrits (5 ans, art. 128 ch. 3 CO). Une clause qui les ferait « perdre » à la fin de l’année ne vous prive pas de ce droit (art. 341 al. 1 CO).
Convertir en francsMultipliez le solde par le salaire journalier : salaire annuel (13e compris) divisé par 260. Exemple : CHF 6’000 × 12 = CHF 72’000, soit CHF 276,92 par jour ; un solde de 6,6 jours vaut environ CHF 1’840 brut.
02 - Cadre
Délai de congé, libération, maladie, temps partiel : les cas particuliers
Vacances pendant le délai de congé. L’employeur fixe la date des vacances en tenant compte des désirs du travailleur (art. 329c al. 2 CO). Après une résiliation, il peut en principe les faire prendre pendant le délai de congé, mais le paiement est dû si leur prise n’est pas possible ou pas raisonnablement exigible dans le temps restant, notamment parce que le travailleur doit pouvoir chercher un nouvel emploi (ATF 128 III 271). Vérifiez la date de fin avec notre calculateur de délai de congé.
Libération de l’obligation de travailler. Si l’employeur vous dispense de travailler jusqu’à la fin du contrat, les vacances restantes peuvent être considérées comme compensées par ce temps libre, même sans instruction expresse, lorsque la durée de la libération dépasse nettement le solde. Le Tribunal fédéral tient compte du temps nécessaire à la recherche d’emploi (ATF 128 III 271). À l’inverse, une libération courte ne supprime pas l’indemnité.
Absences et réduction du droit. Une absence fautive de plus d’un mois au total dans l’année de service permet de réduire les vacances d’un douzième par mois complet d’absence (art. 329b al. 1 CO). Pour une maladie ou un accident non fautifs, aucune réduction n’est possible si l’absence ne dépasse pas un mois (art. 329b al. 2 CO). Aucune réduction n’est permise pour une grossesse jusqu’à deux mois, un congé de maternité, le congé de l’autre parent, un congé de prise en charge ou d’adoption (art. 329b al. 3 CO). Si vous tombez malade pendant vos vacances au point de ne pas pouvoir vous reposer, annoncez-le immédiatement avec un certificat médical : ces jours ne comptent en principe pas comme vacances.
Salaire horaire et travail irrégulier. Le salaire des vacances doit normalement être versé au moment où elles sont prises. Le Tribunal fédéral n’admet qu’exceptionnellement de l’inclure dans le salaire courant, pour un travail irrégulier, et seulement si le contrat et chaque décompte de salaire indiquent clairement la part correspondant aux vacances (ATF 129 III 493). Le supplément est alors de 8,33 % pour 4 semaines (4/48), 10,64 % pour 5 semaines (5/47) et 13,04 % pour 6 semaines (6/46). Sans cette mention claire, le salaire des vacances peut encore être réclamé.
Licenciement immédiat injustifié. Si l’employeur résilie avec effet immédiat sans justes motifs, vous avez droit à ce que vous auriez gagné jusqu’à la fin du délai de congé ordinaire (art. 337c al. 1 CO), vacances acquises sur cette période comprises. Pour les heures effectuées au-delà de l’horaire, utilisez notre calculateur d’heures supplémentaires.
Tant que durent les rapports de travail, les vacances ne peuvent pas être remplacées par des prestations en argent ou d’autres avantages.
Art. 329d al. 2 du Code des obligations03 - Pratique
Réclamer le paiement de vos vacances non prises
La plupart des désaccords se règlent sur la base d’un décompte écrit. À défaut, la procédure est simple et gratuite jusqu’à CHF 30’000.
Demander un décompte écrit. Exigez de l’employeur le détail : droit annuel, prorata de l’année du départ, jours pris avec leurs dates, reliquats reportés. Comparez avec vos propres traces (courriels de validation, planning, fiches de salaire). Si le décompte est faux, contestez-le par écrit en chiffrant votre prétention et en fixant un délai de réponse. Pensez aussi au 13e salaire au prorata, souvent oublié dans le décompte final.
Ne pas signer trop vite. Pendant le contrat et durant le mois qui suit sa fin, vous ne pouvez pas renoncer valablement aux créances qui découlent de dispositions impératives de la loi ou d’une CCT (art. 341 al. 1 CO), comme le droit aux vacances. Une convention de départ qui prévoit une renonciation mérite d’être relue avant signature.
Saisir l’autorité de conciliation. Sans accord, la demande se dépose auprès de l’autorité de conciliation compétente de votre canton, sans avocat obligatoire. Pour un litige de travail jusqu’à CHF 30’000, la procédure simplifiée s’applique (art. 243 al. 1 CPC) et aucun frais judiciaire n’est perçu, en conciliation comme au fond (art. 113 al. 2 let. d et 114 let. c CPC). La prétention se prescrit par cinq ans (art. 128 ch. 3 CO) : notre calculateur de délai de prescription vous aide à vérifier l’échéance.
04 - FAQ
Questions fréquentes
Multipliez votre droit annuel par la part de l’année travaillée (jours civils jusqu’à la fin du contrat divisés par 365), puis retirez les jours déjà pris et ajoutez les reliquats non prescrits (art. 329a al. 3 CO). Pour obtenir un montant, multipliez le solde par le salaire journalier, par exemple le salaire annuel, 13e compris, divisé par 260. Notre calculateur fait ce calcul au jour près.
Oui, lorsqu’elles ne peuvent plus être prises en nature avant la fin du contrat. Pendant les rapports de travail, les vacances ne peuvent pas être remplacées par de l’argent (art. 329d al. 2 CO) ; la créance en argent naît au moment où leur prise n’est plus possible (ATF 131 III 451). L’indemnité est un salaire soumis aux cotisations sociales.
En principe oui, c’est l’employeur qui fixe la date des vacances en tenant compte de vos désirs (art. 329c al. 2 CO). Mais le temps restant doit suffire pour vous reposer et pour chercher un emploi (art. 329 al. 3 CO) ; si ce n’est pas le cas, les jours restants doivent être payés (ATF 128 III 271). Tout dépend du rapport entre le solde et la durée du délai de congé.
Si la période de libération dépasse nettement votre solde de vacances, celles-ci sont en principe considérées comme compensées par ce temps libre, même si l’employeur ne l’a pas précisé (ATF 128 III 271). Le juge tient compte du temps dont vous avez besoin pour chercher un emploi. Si la libération est courte par rapport au solde, l’indemnité reste due.
Au minimum quatre semaines par année de service, soit 20 jours pour une semaine de cinq jours, et cinq semaines (25 jours) jusqu’à 20 ans révolus (art. 329a al. 1 CO). Le contrat ou la CCT peuvent prévoir plus. Au moins deux semaines doivent être prises de manière consécutive (art. 329c al. 1 CO).
Non. Les vacances doivent en règle générale être prises pendant l’année de service (art. 329c al. 1 CO), mais les jours non pris ne disparaissent pas au 31 décembre : ils se prescrivent par cinq ans (art. 128 ch. 3 CO). Une clause prévoyant leur perte n’est pas opposable pendant le contrat et le mois qui suit sa fin (art. 341 al. 1 CO).
Pas pour une absence non fautive d’un mois au plus dans l’année de service (art. 329b al. 2 CO). Au-delà, la pratique admet une réduction d’un douzième par mois complet d’absence, le premier mois n’étant pas compté. Aucune réduction n’est permise pour une grossesse jusqu’à deux mois ni pour un congé de maternité, de l’autre parent, de prise en charge ou d’adoption (art. 329b al. 3 CO).
Seulement à titre exceptionnel, pour un travail irrégulier, et à condition que le contrat et chaque décompte de salaire indiquent clairement la part du salaire qui correspond aux vacances (ATF 129 III 493). Le supplément est de 8,33 % pour 4 semaines, 10,64 % pour 5 semaines et 13,04 % pour 6 semaines. Sans cette mention claire, le salaire des vacances reste dû.
La loi ne prévoit pas de retenue automatique sur le dernier salaire. Le résultat dépend des circonstances, notamment de qui a fixé ces vacances et de qui a mis fin au contrat. Avant d’accepter une déduction, demandez un décompte écrit et faites vérifier votre situation.
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