Cas pratique · Poursuites et Faillites (LP) · Opposition / Mainlevée LP · Genève

Action en libération de dette dans le canton de Genève : procédure et délais

Dans le canton de Genève, suite à une mainlevée provisoire, le débiteur dispose de 20 jours pour intenter une action en libération de dette (art. 83 al. 2 LP). Cette procédure ordinaire au fond suspend la poursuite mais implique des frais judiciaires.

Lecture 2 min
Urgence Critique
Durée totale généralement de 8 à 18 mois
Issue Décision favorable
Profil client Débiteur
Secteur Sans objet
Contexte Particulier
Région Genève

La situation

Contexte initial

Marc D., résidant dans le canton de Genève, a fait l’objet d’une poursuite pour une créance de CHF 12’500 qu’il conteste. Le créancier a obtenu la mainlevée provisoire de l’opposition devant le Tribunal de première instance.

L'élément déclencheur

En mars, Marc reçoit la décision du juge prononçant la mainlevée provisoire de son opposition au commandement de payer.

Les enjeux

Financiers

Paiement de la créance de CHF 12'500, plus les intérêts et frais de procédure

Humains

Risque de saisie sur salaire ou de réalisation de biens

Délai critique

20 jours dès la notification de la décision de mainlevée provisoire (art. 83 al. 2 LP)

Analyse juridique

Bases légales applicables

  • LP art. 83 al. 2 – Action en libération de dette
  • CPC art. 197 et suivants – Procédure civile

Droits du client

Le débiteur a le droit d’ouvrir une action ordinaire au fond pour faire constater que la dette n’existe pas ou n’est plus exigible.

Obligations de la partie adverse

Le créancier devra prouver l’existence et l’exigibilité de la créance dans le cadre de la procédure au fond.

Délais légaux à respecter

  • 20 jours pour intenter l’action (art. 83 al. 2 LP)

Stratégie déployée

Options envisagées

Deux options :

  • Payer la dette pour éviter la continuation de la poursuite.
  • Ouvrir action en libération de dette devant le tribunal compétent.
Option retenue

Ouverture de l'action en libération de dette

Justification du choix

C’est la seule voie légale pour empêcher la mainlevée provisoire de devenir définitive et bloquer la continuation de la poursuite.

Intervenants externes

Tribunal de première instance de Genève

Étapes de la procédure

  1. Rédaction de la demande en justice
  2. Dépôt devant le Tribunal de première instance de Genève
  3. Avance des frais de justice
  4. Échange d’écritures et administration des preuves

Résultat obtenu

Décision favorable

Dans le cas de Marc D., le tribunal a constaté l'inexistence de la dette. Les résultats varient selon les preuves apportées.

Durée totale : généralement de 8 à 18 mois

Enseignements clés

Le délai de 20 jours est péremptoire. Une action au fond implique des frais de justice importants.

Comment éviter cette situation

Signaux d'alerte

  • Réception de la décision de mainlevée provisoire

Bonnes pratiques

  • Agir immédiatement dès réception de la décision
  • Rassembler toutes les preuves de l’inexistence de la dette

Erreurs courantes à éviter

  • Laisser passer le délai de 20 jours
  • Sous-estimer les coûts de la procédure civile

Points clés à retenir

  • Délai strict de 20 jours (art. 83 al. 2 LP)
  • Procédure ordinaire au fond
  • Suspension de la poursuite

Une situation similaire ? Faites analyser votre dossier.

Décrivez votre cas en 2 minutes. Un expert juridique suisse vous répond sous 24h - 100% confidentiel.

Créer mon dossier gratuitement

Questions fréquentes

20 jours dès la notification de la mainlevée provisoire (art. 83 al. 2 LP).

Le Tribunal de première instance.

Oui, l’ouverture de l’action dans le délai suspend la poursuite jusqu’à droit connu.

Les frais dépendent de la valeur litigieuse et nécessitent une avance.

Non obligatoire, mais fortement recommandé vu la complexité de la procédure civile.

La poursuite continue et vous devrez payer la dette, les frais de poursuite et les frais de justice.

Sources et références

  • LP art. 83 ; CPC art. 197

Pour aller plus loin

Explorer des sujets connexes

Approfondissez le sujet ou trouvez l'aide adaptée à votre situation.

Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un professionnel du droit.

Outil JuriUp

Déterminez la prochaine étape de votre poursuite

Notre outil interactif vous aide à identifier les démarches possibles selon le stade de la procédure de poursuite. Il vous oriente sur les délais et les actions à entreprendre.

Diagnostic

Diagnostic poursuite : opposition, mainlevée et délais LP

Diagnostiquez votre situation face à une poursuite : opposition possible, mainlevée, faillite imminente, négociation de plan de paiement.

Quiz LP Office des poursuites Suisse romande
Durée ~ 2 minutes
Base légale LP art. 67 ss
Niveau Diagnostic
À jour Janvier 2026
Question 1 sur 6
Êtes-vous créancier (on vous doit de l'argent) ou débiteur (on vous réclame de l'argent) ?
Question 2 sur 6
Quel est le type de créance ?
Question 3 sur 6
Un commandement de payer a-t-il déjà été notifié ?
Question 4 sur 6
Une opposition au commandement de payer a-t-elle été faite ?

Le débiteur dispose de 10 jours dès la notification pour faire opposition (art. 74 LP).

Question 5 sur 6
Disposez-vous d'un titre de mainlevée (jugement, reconnaissance de dette, acte authentique) ?
Question 6 sur 6
Le débiteur est-il inscrit au registre du commerce (personne morale soumise à la faillite) ?
Récapitulatif

Besoin d'aide avec votre poursuite ?

Un juriste analyse votre situation et vos options sous 48 h.

Créer mon dossier
Réponse en 48 h Données protégées (nLPD / RGPD) Suisse romande Sans engagement
Avertissement - Ce diagnostic est indicatif. Les délais en matière de poursuites sont stricts et impératifs (10 jours pour l'opposition, 20 jours pour la continuation, etc.). Les frais de poursuite varient selon le montant et le canton. Consultez un professionnel pour sécuriser vos démarches.
01 - Comprendre

Comprendre la procédure de poursuite

La poursuite suisse n'est pas un jugement : c'est une procédure d'exécution forcée d'une dette présumée, pilotée par l'office cantonal des poursuites. Le débiteur dispose à chaque étape d'un droit d'opposition, jusqu'à la saisie ou la faillite finale. Diagnostiquer votre situation, c'est identifier où vous en êtes dans la procédure et quelles défenses sont encore activables avant que la dette ne devienne définitive.

La loi fédérale sur la poursuite (LP) distingue trois grandes phases. Première phase : commandement de payer notifié par l'office des poursuites - le débiteur a 10 jours pour faire opposition par écrit ou oralement. Deuxième phase : mainlevée demandée par le créancier au juge (provisoire si titre privé, définitive si jugement, art. 80-82 LP) - le débiteur peut contester par recours au tribunal supérieur. Troisième phase : saisie des biens ou déclaration de faillite selon que le débiteur est inscrit au registre du commerce ou non.

Le registre des poursuites conserve les actes pendant 5 ans. Toute personne intéressée (employeur, bailleur, banque) peut le consulter contre une rendez-vous. Une poursuite injustifiée peut être contestée par action en libération de dette (art. 83 al. 2 LP) ou par radiation après mainlevée refusée. Un certificat "sans poursuite" est exigé fréquemment pour les locations, prêts et embauches en Suisse romande - d'où l'importance de gérer activement les poursuites en cours.

Délai opposition 10 jours Dès commandement
Minimum vital base CHF 1'200 Personne seule + charges
Inscription registre 5 ans Après paiement
Action libération dette 20 jours Après mainlevée prov.

Actions à activer selon la phase

  • Commandement de payer reçuDélai 10 jours pour faire opposition à l'office des poursuites - par écrit, oral ou en ligne selon canton. Aucune justification requise à ce stade.
  • Demande de mainlevée déposéeVérifiez la nature du titre (privé = provisoire, jugement = définitif). Préparez vos moyens : prescription, paiement, compensation, vice du titre.
  • Mainlevée prononcéeAction en libération de dette dans 20 jours (art. 83 al. 2 LP) si vous contestez le fond. Recours au tribunal cantonal possible sur le formel.
  • Avis de saisie reçuLe minimum vital LP est protégé (CHF 1'200/mois personne seule + loyer + primes + charges). Faire valoir tous les éléments à l'office.
  • Faillite imminenteDemande de sursis concordataire (art. 293 LP) ou faillite à propre requête. Conseil professionnel urgent - Caritas, ASLOCA, avocat spécialisé.
  • Plan de paiement négociéToujours par écrit avec quittances, mention "sans reconnaissance de dette". Verser même partiellement permet souvent d'éviter l'escalade.
02 - Cadre

Cadre légal et défenses possibles

L'opposition au commandement de payer (art. 74 LP) est un droit absolu : aucune justification, aucun frais. Elle suspend la poursuite et oblige le créancier à obtenir une mainlevée judiciaire avant de continuer. La mainlevée provisoire est accordée si le créancier produit un titre privé (reconnaissance de dette manuscrite, contrat signé). Le débiteur a alors 20 jours pour ouvrir une action en libération de dette devant le juge ordinaire. La mainlevée définitive ne peut être attaquée que par exception strictement limitée (paiement après jugement, prescription, compensation).

En matière de saisie, le minimum vital LP est intouchable : CHF 1'200/mois pour une personne seule, CHF 1'700 pour un couple, plus le loyer effectif raisonnable, les primes LAMal de base, les charges et les frais professionnels. Un revenu mensuel de CHF 4'500 net permet en pratique une saisie maximale de CHF 1'000-1'500 selon les charges. Pour les indépendants et les sociétés inscrites au registre du commerce, c'est la faillite qui s'ouvre - procédure beaucoup plus lourde avec liquidation totale du patrimoine et inscription au registre des faillites.

Le poursuivi peut former opposition, par déclaration verbale ou écrite, en personne ou par procuration, à l'office des poursuites qui en donne quittance gratuitement. L'opposition doit être formée dans les dix jours à compter de la notification.

Art. 74 al. 1 LP - Loi fédérale sur la poursuite
03 - Pratique

Au-delà du diagnostic : agir vite sur 10 jours

Dès réception du commandement de payer, vérifier identité du créancier, montant, créance. Si contestation : opposition immédiate à l'office des poursuites - par écrit, oral au guichet ou en ligne selon canton, dans les 10 jours fatidiques. Aucun motif requis. L'opposition suspend la poursuite. Si la dette est réelle : contacter le créancier pour proposer un plan de paiement écrit, avec quittances et mention sans reconnaissance de dette. Ne jamais ignorer un commandement.

Consulter rapidement en cas de mainlevée demandée, d'avis de saisie, ou si la dette dépasse CHF 5'000. Un avocat spécialisé en droit des poursuites prépare l'action en libération de dette (20 jours après mainlevée provisoire), conteste les saisies excessives, ou organise un sursis concordataire pour éviter la faillite. Pour les situations de surendettement, contacter Caritas, CSP ou les services cantonaux de désendettement (gratuits) avant l'escalade. JuriUp oriente sous 48 h ouvrées.

04 - FAQ

Questions fréquentes

Vérifier l'identité du créancier et le montant. Si vous contestez (montant, créance déjà payée, dette inexistante), faire opposition dans les 10 jours à l'office des poursuites - par écrit, oral au guichet, ou en ligne selon le canton. Aucun motif requis. L'opposition suspend la poursuite. Si la dette est réelle, contactez le créancier pour proposer un plan de paiement écrit. Ne jamais ignorer un commandement : sans réaction, la procédure progresse vers la mainlevée puis la saisie.

5 ans dès le paiement de la dette ou la radiation, conservée par l'office cantonal des poursuites. Toute personne ayant un intérêt légitime (futur employeur, bailleur, banque) peut consulter cet extrait. Une poursuite injustifiée mais éteinte par opposition figure aussi pendant 5 ans, sauf radiation par accord du créancier ou décision judiciaire. La radiation anticipée est possible si vous prouvez le paiement intégral et obtenez l'accord écrit du créancier - démarche utile avant un changement de logement ou d'emploi.

Oui pour les postes à responsabilité financière, et c'est une pratique courante en Suisse romande. La consultation nécessite un intérêt légitime (recrutement à un poste sensible, finance, vente). L'employeur ne peut pas consulter sans votre accord pour des postes ordinaires, mais il peut l'exiger comme condition à l'embauche. Une poursuite injustifiée peut être expliquée par un certificat de l'office précisant l'opposition formée. Anticiper le sujet en entretien évite la surprise lors de la consultation.

Mainlevée provisoire : le créancier produit un titre privé (reconnaissance de dette manuscrite, contrat). Le juge accorde la mainlevée mais le débiteur peut ouvrir action en libération de dette dans 20 jours (art. 83 al. 2 LP). Mainlevée définitive : le créancier produit un jugement, une transaction homologuée ou une décision administrative. Seules quelques exceptions sont opposables (paiement postérieur, prescription, compensation art. 81 LP). Sans contestation dans les délais, la poursuite peut continuer vers la saisie.

Oui, la part insaisissable est protégée (art. 93 LP). Composition : montant de base CHF 1'200/mois personne seule (CHF 1'700 couple, +400-600 par enfant selon âge), loyer effectif raisonnable, primes LAMal de base, frais professionnels (transport, repas), pension alimentaire due. L'office calcule le revenu disponible (revenu net moins minimum vital) - c'est la part saisissable. Pour CHF 4'500 net, la saisie effective oscille typiquement entre CHF 800 et CHF 1'500/mois selon les charges familiales.

Plusieurs options. Plan de paiement avec chaque créancier - par écrit, avec quittances. Désintéressement par un tiers (famille, prêt sur 2e pilier en derniere chance). Sursis concordataire (art. 293 LP) : suspension des poursuites pendant 4-6 mois pour négocier un concordat avec tous les créanciers. Conseils en désendettement : Caritas, Centres sociaux protestants, services cantonaux gratuits. Agir tôt : une faillite déclenche la perte de l'autorisation d'exercer pour certaines professions (avocat, notaire, fiduciaire) et reste 20 ans au registre.

Besoin d’un accompagnement juridique ?

Avec JuriUp, gagnez du temps et faites des économies : nous vous aidons à créer un dossier complet et clair, pour que l’expert juridique qui vous accompagne puisse se concentrer sur l’essentiel : votre situation.