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Inscription d'une hypothèque légale dans le canton de Genève : procédure

Dans le canton de Genève, un artisan impayé peut requérir l'inscription d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs. Le délai strict de 4 mois (art. 839 CC) impose de saisir rapidement le Tribunal de première instance pour obtenir une inscription provisoire.

Lecture 3 min
Urgence Critique
Durée totale Quelques jours pour l'inscription provisoire, plusieurs mois pour la procédure de validation
Issue Décision favorable
Profil client Entrepreneur
Secteur Construction et menuiserie
Contexte PME locale de 5 employés
Région Genève

La situation

Contexte initial

Marc D., à la tête d’une entreprise de menuiserie genevoise, a terminé d’importants travaux d’aménagement intérieur dans une villa située à Cologny. La facture finale s’élève à CHF 45’000.

L'élément déclencheur

Trois mois après l’achèvement complet des travaux, le propriétaire de la villa refuse toujours de régler le solde, invoquant des prétextes infondés. Le délai légal pour garantir la créance arrive à son terme.

Les enjeux

Financiers

Perte sèche de CHF 45'000 mettant en péril les liquidités de l'entreprise

Humains

Stress lié au paiement des salaires et aux charges d'exploitation

Délai critique

4 mois maximum après l'achèvement des travaux pour l'inscription au registre foncier (art. 839 CC)

Analyse juridique

Bases légales applicables

  • CC art. 837 – Droit à l’hypothèque légale des artisans et entrepreneurs
  • CC art. 839 – Inscription et délai de 4 mois

Droits du client

L’entrepreneur a le droit d’exiger la constitution d’un gage immobilier sur l’immeuble pour lequel il a fourni des matériaux et du travail.

Obligations de la partie adverse

Le propriétaire doit s’acquitter du prix de l’ouvrage ou fournir des sûretés suffisantes (comme une garantie bancaire) pour éviter l’inscription du gage.

Délais légaux à respecter

  • 4 mois dès l’achèvement des travaux (art. 839 CC)

Stratégie déployée

Options envisagées

Deux pistes principales :

  • Poursuite ordinaire : Risque de non-recouvrement si le débiteur est insolvable.
  • Hypothèque légale : Garantie réelle directement attachée à la valeur de l’immeuble.
Option retenue

Requête de mesures superprovisionnelles pour l'inscription provisoire

Justification du choix

Le délai de 4 mois étant sur le point d’expirer, une inscription provisoire urgente est indispensable pour sauvegarder le droit de gage avant qu’il ne soit périmé.

Intervenants externes

Tribunal de première instance du canton de Genève Registre foncier de Genève

Étapes de la procédure

  1. Dépôt de la requête au Tribunal de première instance de Genève
  2. Ordonnance d’inscription provisoire au Registre foncier
  3. Audience de conciliation entre les parties
  4. Action en validation pour rendre l’inscription définitive

Résultat obtenu

Décision favorable

Le Tribunal ordonne l'inscription provisoire pour CHF 45'000. Face au blocage de son bien, le propriétaire règle la facture avec les intérêts moratoires. Les résultats varient selon la solvabilité du débiteur et la qualité des preuves.

Durée totale : Quelques jours pour l'inscription provisoire, plusieurs mois pour la procédure de validation

Témoignage du client

L'inscription rapide au registre foncier a permis de débloquer la situation en quelques semaines, sécurisant ainsi la trésorerie de l'entreprise.

E
Entrepreneur · Genève Témoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp

Enseignements clés

Le délai de 4 mois est un délai de péremption absolu. Il est impératif d’agir au moins 3 semaines avant son échéance pour laisser au tribunal le temps de prononcer l’ordonnance.

Comment éviter cette situation

Signaux d'alerte

  • Promesses de paiement répétées sans versement effectif
  • Maître de l’ouvrage injoignable dès la fin du chantier

Bonnes pratiques

  • Documenter précisément la date d’achèvement des travaux essentiels
  • Agir dès le deuxième mois de retard de paiement

Erreurs courantes à éviter

  • Attendre la fin du délai de 4 mois pour consulter un professionnel
  • Confondre les travaux de finition avec les retouches de garantie

Points clés à retenir

  • Délai de péremption de 4 mois (art. 839 CC)
  • Garantie réelle sur l’immeuble
  • Compétence du Tribunal de première instance

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Questions fréquentes

L’inscription doit figurer au registre foncier au plus tard 4 mois après l’achèvement des travaux (art. 839 CC).

Non, seules les prestations essentielles comptent pour déterminer le point de départ du délai.

Non, l’inscription provisoire peut être ordonnée par le juge sans l’accord du propriétaire.

C’est le Tribunal de première instance du canton de Genève qui est compétent.

Il faut impérativement ouvrir une action en validation dans le délai fixé par le juge.

Oui, le sous-traitant bénéficie de ce droit même s’il n’a pas de contrat direct avec le propriétaire.

Sources et références

  • CC art. 837, 839

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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un professionnel du droit.

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Calculez les intérêts moratoires sur votre créance

En cas de retard de paiement, la loi prévoit un intérêt moratoire de 5% par an. Notre outil vous permet d'estimer le montant supplémentaire que vous pouvez réclamer en plus de votre facture initiale.

Procédure

Intérêts moratoires 5% : calcul selon art. 104 CO

Calculez le montant des intérêts moratoires dus selon l'art. 104 CO sur une créance impayée, du jour de la mise en demeure jusqu'au paiement effectif.

Art. 104 CO Méthode 360 jours Suisse romande
Durée ~ 1 minute
Base légale Art. 104 CO
Niveau Calcul précis
À jour Janvier 2026
Votre créance
Laissez vide pour calculer jusqu'à aujourd'hui.
Défaut : 5% légal (art. 104 al. 1 CO). Créances commerciales : taux bancaire usuel possible (art. 104 al. 3 CO).
Intérêts moratoires dus
Détail du calcul
Réponse en 48 h Données protégées (nLPD / RGPD) Suisse romande
Calcul selon art. 104 CO - Le taux légal de 5% s'applique à défaut d'accord différent. Pour les créances commerciales entre commerçants, un taux bancaire usuel (souvent >5%) peut être réclamé (art. 104 al. 3 CO). Les intérêts sur intérêts (anatocisme) sont restreints par l'art. 105 CO. La méthode commerciale 360 jours est le standard suisse.
01 - Comprendre

Comprendre les intérêts moratoires

Dès qu'un débiteur est en demeure, l'art. 104 CO impose un intérêt moratoire légal de 5 % par an, automatiquement et sans qu'aucune clause contractuelle ne soit nécessaire. Ce taux s'applique à toutes les créances pécuniaires civiles et commerciales courantes. Le calcul retenu par les tribunaux suit la méthode commerciale 360 jours : Montant × 5 % × jours / 360. Pour les commerçants entre eux, l'art. 104 al. 3 CO permet d'appliquer un taux supérieur si le taux bancaire usuel le justifie.

La demeure survient soit à l'échéance d'une dette à terme fixe (art. 102 al. 2 CO), soit après une interpellation écrite (lettre, rappel, mise en demeure formelle) pour les dettes sans échéance précise. Dès ce moment, l'intérêt moratoire de 5 % court de plein droit, jour par jour, jusqu'au paiement effectif. La formule retenue par les tribunaux suisses utilise la méthode commerciale 360 jours : Montant × 5 % × jours / 360.

Pour les créances commerciales entre commerçants (art. 104 al. 3 CO), le taux peut être supérieur si le taux bancaire usuel sur les découverts dépasse 5 % - situation fréquente avant 2008. Le créancier peut aussi exiger un dommage supplémentaire (art. 106 CO) s'il démontre une perte effective dépassant les intérêts moratoires (par ex. crédit-relais coûteux). Ces intérêts sont indépendants des éventuels intérêts conventionnels prévus au contrat, et viennent s'y ajouter.

TAUX LÉGAL 5 % Annuel (art. 104 al. 1 CO)
1'000 CHF / 6 MOIS CHF 25 Calcul prorata
10'000 CHF / 1 AN CHF 500 Sur 12 mois pleins
POINT DE DÉPART Mise en demeure Ou échéance contrat

Exemples d'intérêts moratoires (5 % annuel, méthode 360 jours)

Montant impayéDurée du retardIntérêts dus
CHF 1'00030 joursCHF 4.17
CHF 5'00090 joursCHF 62.50
CHF 10'000180 joursCHF 250.00
CHF 25'0001 anCHF 1'250.00
CHF 100'0002 ansCHF 10'000.00
02 - Cadre

Cadre légal et points de vigilance pratiques

L'interpellation qui déclenche la demeure doit être claire et inconditionnelle (art. 102 al. 1 CO). Un rappel mentionnant explicitement le montant dû et exigeant le paiement immédiat suffit. Pour les dettes à terme fixe (loyer du 1er du mois, salaire du 25, factures avec date d'échéance), aucune interpellation n'est nécessaire : la demeure survient automatiquement à l'échéance (art. 102 al. 2 CO). Les intérêts courent dès le lendemain.

Le créancier peut capitaliser les intérêts uniquement si la loi ou le contrat le prévoit (art. 105 CO). À défaut, les intérêts moratoires ne produisent pas eux-mêmes d'intérêts. Une exception vaut pour les actions en justice : dès l'ouverture d'action, les intérêts moratoires courent sur la totalité de la créance, et un nouveau intérêt moratoire peut être dû sur les dépens et frais judiciaires non payés. Les intérêts moratoires se prescrivent par 5 ans (art. 128 ch. 1 CO).

Le débiteur en demeure pour le paiement d'une somme d'argent doit l'intérêt moratoire à 5 % l'an, même si un taux inférieur avait été fixé pour l'intérêt conventionnel ; lorsque le contrat stipule, directement ou sous la forme d'une provision périodique, un intérêt supérieur, cet intérêt peut également courir pendant la demeure.

Art. 104 al. 1 et 2 CO
03 - Pratique

Concrètement, comment les réclamer

Les intérêts moratoires sont dus de plein droit, mais leur recouvrement effectif demande quelques étapes simples mais essentielles.

Mettre en demeure par écrit avant tout : sauf échéance contractuelle fixe, l'intérêt moratoire ne court qu'à partir de la mise en demeure formelle. Lettre recommandée mentionnant : montant exact, date d'échéance dépassée, mise en demeure expresse, délai de paiement (10-30 jours), et indication que des intérêts moratoires de 5 % seront facturés à défaut. Conserver le récépissé recommandé. Sans cet écrit, beaucoup de tribunaux refusent de calculer les intérêts avant la date du commandement de payer.

Calculer correctement le prorata : la formule est capital × 5 % × (jours/360). Pour 10'000 CHF sur 200 jours : 10'000 × 0.05 × 200/360 = 277 CHF. En cas de poursuite, ajouter les intérêts dans la réquisition de poursuite - l'office les inscrit automatiquement sur le commandement de payer, et les intérêts continuent de courir jusqu'au paiement effectif. Si le débiteur paie partiellement, les paiements s'imputent d'abord sur les intérêts puis sur le capital (art. 85 CO).

04 - FAQ

Questions fréquentes

Le taux légal est de 5 % par an (art. 104 al. 1 CO). Il s'applique automatiquement à toutes les dettes pécuniaires en demeure, sans qu'une clause contractuelle soit nécessaire. Pour les créances commerciales entre commerçants, l'art. 104 al. 3 CO permet d'appliquer le taux bancaire usuel s'il dépasse 5 %. Un contrat peut prévoir un taux plus élevé.

Les intérêts courent dès la demeure du débiteur, soit à l'échéance d'une dette à terme fixe (loyer, salaire, facture avec date), soit dès la réception d'une interpellation écrite pour les dettes sans échéance précise (art. 102 CO). Le rappel ou la mise en demeure doit être clair et exiger le paiement immédiat. Les intérêts cessent au jour du paiement effectif.

La formule standard utilise la méthode commerciale 360 jours : Montant × 5 % × jours de retard / 360. Pour 10'000 CHF impayés pendant 90 jours : 10'000 × 0.05 × 90 / 360 = 125 CHF. Cette méthode est utilisée par tous les tribunaux suisses. Pour les longues durées, on peut aussi convertir en années : Montant × 0.05 × années.

Oui, à condition qu'il soit clair, inconditionnel et exige le paiement (art. 102 al. 1 CO). Une simple facture ne suffit pas : il faut un rappel exprimant la volonté du créancier d'être payé sans délai. Pour les créances à terme fixe (échéance précise au contrat), l'interpellation est inutile : la demeure naît automatiquement à l'échéance (art. 102 al. 2 CO).

Oui. Une clause pénale contractuelle (art. 160 CO) reste due en plus des intérêts moratoires, sauf disposition contraire. Le créancier peut cumuler la pénalité fixe et l'intérêt légal. Toutefois, le juge peut réduire une pénalité excessive (art. 163 al. 3 CO). La preuve d'un dommage supplémentaire dépassant les intérêts (art. 106 CO) reste possible si elle est documentée.

Oui dans deux cas. Premièrement, si une clause contractuelle prévoit un taux supérieur (souvent 8 à 10 % pour les contrats commerciaux). Deuxièmement, en matière commerciale entre commerçants (art. 104 al. 3 CO), le taux bancaire usuel sur les découverts s'applique s'il dépasse 5 %. Un dommage prouvé (art. 106 CO) au-delà des intérêts moratoires est aussi récupérable.

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