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Cas pratique · Poursuites et Faillites (LP) · Opposition / Mainlevée LP · Berne
Opposition à un commandement de payer dans le canton de Berne : procédure et délais
Dans le canton de Berne, face à un commandement de payer, le débiteur dispose de 10 jours (art. 74 LP) pour faire opposition. Cette démarche simple et non motivée suspend la poursuite et oblige le créancier à prouver sa créance devant un juge.
Lecture3 min
UrgenceCritique
Durée totaleL'opposition est immédiate. La suite dépend de la réaction du créancier (des mois si procédure de mainlevée).
IssueDésistement adverse
Profil clientDébiteur
SecteurSans objet
ContextePersonne seule, employée
RégionBerne
La situation
Contexte initial
Julien M., employé de commerce résidant à Bienne, reçoit par courrier recommandé un commandement de payer de l’Office des poursuites de l’arrondissement du Jura bernois-Seeland. La créance réclamée s’élève à CHF 3’450, suite à un litige avec une ancienne assurance maladie concernant des primes qu’il estime avoir déjà réglées.
L'élément déclencheur
La réception du commandement de payer marque le début formel de la procédure de poursuite, avec un délai très court pour réagir sous peine de voir la créance devenir définitivement exigible par la voie de la saisie.
Les enjeux
Financiers
Risque de saisie sur salaire pour un montant de CHF 3'450 plus les frais de poursuite
Humains
Stress lié à la procédure et impact potentiel sur la solvabilité (inscription au registre des poursuites)
Délai critique
10 jours dès la notification du commandement de payer pour faire opposition (art. 74 LP)
Analyse juridique
Bases légales applicables
LP art. 69 – Commandement de payer
LP art. 74 – Opposition
LP art. 75 – Forme de l’opposition
Droits du client
Le débiteur a le droit de contester la créance, en tout ou en partie, sans avoir à motiver son opposition au stade initial.
Obligations de la partie adverse
Le créancier devra prouver l’existence et l’exigibilité de sa créance pour obtenir la mainlevée de l’opposition.
Délais légaux à respecter
10 jours pour faire opposition (art. 74 LP)
Stratégie déployée
Options envisagées
Deux options principales :
Payer la somme réclamée (si la créance est reconnue)
Faire opposition totale ou partielle (si la créance est contestée)
Option retenue
Opposition totale au commandement de payer
Justification du choix
Julien M. ayant les preuves de paiement des primes réclamées, l’opposition est la seule voie pour bloquer la poursuite et forcer le créancier à prouver le bien-fondé de sa démarche.
Intervenants externes
Office des poursuites de l'arrondissement du Jura bernois-Seeland
Étapes de la procédure
Déclaration d’opposition (verbalement au facteur ou par écrit à l’Office des poursuites)
Réception de l’attestation d’opposition
Attente de la réaction du créancier (demande de mainlevée)
Résultat obtenu
Désistement adverse
Suite à l'opposition, l'assurance n'a pas requis la mainlevée, la poursuite est restée bloquée. Julien M. a pu demander la non-divulgation de la poursuite à des tiers après un an.
Durée totale : L'opposition est immédiate. La suite dépend de la réaction du créancier (des mois si procédure de mainlevée).
Témoignage du client
L'opposition immédiate a permis de stopper net une procédure injustifiée et de protéger mon salaire.
D
Débiteur · BerneTémoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp
Enseignements clés
L’opposition est une démarche simple, gratuite et non motivée qui transfère le fardeau de la preuve sur le créancier. Le délai de 10 jours est toutefois absolu.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
Ignorer le commandement de payer
Bonnes pratiques
Conserver la preuve de l’opposition (copie avec timbre de la poste ou quittance de l’Office)
Erreurs courantes à éviter
Penser que l’on peut contester plus tard devant le juge sans avoir fait opposition
Points clés à retenir
Délai strict de 10 jours
Suspension immédiate de la poursuite
Aucune motivation requise
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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.
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Répondez à quelques questions pour comprendre où vous en êtes dans la procédure de poursuite et quelles sont vos options légales immédiates, notamment concernant l'opposition.
Diagnostic poursuite : opposition, mainlevée et délais LP
Débiteur ou créancier, identifiez en 6 questions où en est la poursuite et la prochaine étape prévue par la LP, avec les délais à respecter.
Opposition en 10 jours
Mainlevée et saisie
Débiteur ou créancier
Base légale
Art. 67 ss LP
Durée
~ 2 minutes
À jour
Septembre 2026
Chaque situation est différente. Le résultat est une estimation fondée sur les règles générales : il dépend des circonstances de votre dossier et ne remplace pas l’avis personnalisé d’un avocat ou d’un juriste.
Question 1 sur 6
Êtes-vous créancier (on vous doit de l'argent) ou débiteur (on vous réclame de l'argent) ?
Question 2 sur 6
Quel est le type de créance ?
Question 3 sur 6
Un commandement de payer a-t-il déjà été notifié ?
Question 4 sur 6
Une opposition au commandement de payer a-t-elle été faite ?
Le débiteur dispose de 10 jours dès la notification pour faire opposition (art. 74 LP).
Question 5 sur 6
Disposez-vous d'un titre de mainlevée (jugement, reconnaissance de dette, acte authentique) ?
Question 6 sur 6
Le débiteur est-il inscrit au registre du commerce (personne morale soumise à la faillite) ?
Récapitulatif
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Réponse en 48 h ouvréesDonnées protégées (nLPD / RGPD)Suisse romandeSans engagement
Avertissement - Ce diagnostic est indicatif. Les délais en matière de poursuites sont stricts et impératifs (10 jours pour l'opposition, 20 jours pour la continuation, etc.). Les frais de poursuite sont fixés par l'ordonnance fédérale sur les émoluments (OELP) selon le montant. Consultez un professionnel pour sécuriser vos démarches.
01 - Comprendre
Les étapes d'une poursuite en Suisse
Une poursuite n'est pas un jugement : n'importe qui peut en introduire une sans prouver sa créance. C'est l'opposition du débiteur qui oblige le créancier à passer devant le juge. Savoir à quelle étape vous vous trouvez permet de savoir quel délai court et quelle défense reste possible.
1. La réquisition de poursuite. Le créancier s'adresse à l'office des poursuites du domicile du débiteur, ou de son siège s'il s'agit d'une société inscrite au registre du commerce (art. 46 LP). Il indique le montant et la cause de la créance et avance les frais, fixés par l'ordonnance fédérale sur les émoluments (OELP). Notre calculateur de frais de poursuite vous donne le montant.
2. Le commandement de payer. L'office notifie au débiteur une sommation de payer dans les 20 jours, avec l'avis qu'il peut former opposition dans les 10 jours (art. 69 LP). L'opposition se fait oralement à la personne qui remet l'acte ou, dans le délai, à l'office, par écrit ou au guichet (art. 74 al. 1 LP). Elle n'a pas besoin d'être motivée (art. 75 LP). Si vous ne contestez qu'une partie de la dette, indiquez exactement le montant contesté, sinon toute la dette est réputée contestée (art. 74 al. 2 LP).
3. La mainlevée de l'opposition. Pour lever l'opposition, le créancier doit présenter un titre au juge. Avec un jugement exécutoire, une transaction judiciaire ou une décision administrative, il obtient la mainlevée définitive (art. 80 LP). Avec une reconnaissance de dette signée, il peut obtenir la mainlevée provisoire (art. 82 LP). Sans titre, il doit agir au fond devant le tribunal civil (art. 79 LP). Ces requêtes sont jugées en procédure sommaire (art. 251 CPC).
4. La continuation : saisie ou faillite. Une fois l'opposition levée ou en l'absence d'opposition, le créancier requiert la continuation de la poursuite (art. 88 LP). Pour une personne non inscrite au registre du commerce, l'office procède à une saisie des biens et revenus saisissables. Pour un débiteur inscrit au registre du commerce (entreprise individuelle, société, association ou fondation inscrite), la poursuite se continue par voie de faillite (art. 39 LP) : commination de faillite, puis réquisition de faillite au juge (art. 159 et 166 LP). Les pensions alimentaires du droit de la famille se poursuivent toujours par voie de saisie (art. 43 LP).
Attention aux délais. Les délais de la LP se calculent selon les règles du CPC (art. 31 LP) : ils courent dès le lendemain de la notification et, s'ils expirent un samedi, un dimanche ou un jour férié, ils sont reportés au premier jour ouvrable (art. 142 CPC). Si la fin du délai tombe pendant les féries de poursuite (sept jours avant et après Pâques et Noël, et du 15 au 31 juillet), il est prolongé jusqu'au troisième jour utile (art. 56 et 63 LP). Notre outil délai de recours vous aide à faire ce calcul.
Délai d'opposition10 joursDès la notification (art. 74 LP)
Action en libération de dette20 joursDès la mainlevée provisoire (art. 83 LP)
Continuation de la poursuite20 jours à 1 anDès le commandement (art. 88 LP)
Consultation par des tiers5 ansAprès clôture (art. 8a al. 4 LP)
Que faire selon l'étape de la poursuite
Commandement de payer reçuVous avez 10 jours pour former opposition, sans motif, oralement à la personne qui remet l'acte ou auprès de l'office (art. 74 LP). Demandez une quittance, elle est gratuite.
Requête de mainlevée reçueVérifiez le titre invoqué. Contre une reconnaissance de dette, rendez immédiatement vraisemblable votre libération (paiement, compensation, vice du contrat) (art. 82 LP). Contre un jugement, seuls le paiement ou le sursis postérieurs, prouvés par titre, et la prescription sont admis (art. 81 LP).
Mainlevée provisoire accordéeVous avez 20 jours pour intenter une action en libération de dette au for de la poursuite. Sans action, la mainlevée devient définitive (art. 83 LP).
Avis de saisie reçuPrésentez-vous à l'office avec vos justificatifs de revenus, loyer, primes d'assurance-maladie et frais professionnels : seul ce qui dépasse le minimum vital peut être saisi (art. 93 LP).
Poursuite frappée d'opposition et restée sans suiteTrois mois après la notification, vous pouvez demander que la poursuite ne soit plus communiquée aux tiers, sauf si le créancier prouve dans les 20 jours avoir engagé une procédure à temps (art. 8a al. 3 let. d LP).
Dette réelle mais impossible à payerProposez un plan de paiement écrit au créancier et contactez un service de conseil en désendettement. Un débiteur non soumis à la faillite peut aussi demander au juge un règlement amiable des dettes (art. 333 ss LP).
02 - Cadre
Les défenses du débiteur et les droits du créancier
Opposition hors délai. Le délai de 10 jours est impératif : il ne peut pas être modifié par convention (art. 33 al. 1 LP). Celui qui a été empêché sans sa faute d'agir à temps peut demander la restitution du délai, par une requête motivée déposée dans un délai de 10 jours dès la fin de l'empêchement, en formant en même temps l'opposition (art. 33 al. 4 LP). Si le commandement de payer a été notifié de manière irrégulière, la voie est la plainte à l'autorité cantonale de surveillance, dans les 10 jours dès que vous en avez eu connaissance (art. 17 LP). En cas de changement de créancier en cours de procédure, une opposition tardive reste possible devant le juge (art. 77 LP).
Dette déjà payée ou inexistante. Le débiteur peut en tout temps demander au tribunal l'annulation de la poursuite s'il prouve par titre que la dette est éteinte, ou sa suspension s'il a obtenu un sursis (art. 85 LP). Il peut aussi faire constater que la dette n'existe pas ou plus (art. 85a LP). Celui qui a payé une somme qu'il ne devait pas, faute d'opposition ou après une mainlevée, peut la réclamer en justice dans l'année (art. 86 LP). Vérifiez aussi si la créance n'est pas prescrite avec notre outil délai de prescription.
Côté créancier. Le choix du titre est décisif. Une reconnaissance de dette signée par le débiteur, portant sur un montant déterminé ou déterminable, ouvre la mainlevée provisoire (art. 82 LP). Sans titre, il faut une action au fond : une tentative de conciliation est en principe obligatoire, les parties pouvant y renoncer d'un commun accord dès CHF 100'000 de valeur litigieuse (art. 197 et 199 CPC), et la procédure simplifiée s'applique jusqu'à CHF 30'000 (art. 243 CPC). Jusqu'à CHF 2'000, l'autorité de conciliation peut statuer au fond sur requête du demandeur (art. 212 CPC). Pensez à réclamer les intérêts moratoires dès la demeure du débiteur.
Délais de péremption du créancier. Le droit de requérir la continuation se périme par un an dès la notification du commandement de payer ; ce délai ne court pas pendant la procédure judiciaire ouverte après une opposition (art. 88 al. 2 LP). En voie de faillite, la réquisition de faillite est possible dès 20 jours après la commination et se périme par 15 mois dès la notification du commandement de payer (art. 166 LP).
Saisie et minimum vital. Les revenus du travail, rentes et pensions ne peuvent être saisis que pour la part qui dépasse ce que l'office estime indispensable au débiteur et à sa famille, et pour un an au plus (art. 93 LP). Le calcul suit les normes d'insaisissabilité cantonales : montant de base selon la composition du ménage, loyer effectif, primes d'assurance-maladie obligatoire, frais professionnels indispensables et pensions alimentaires versées. Si la saisie ne couvre pas la dette, le créancier reçoit un acte de défaut de biens, qui se prescrit par 20 ans (art. 149a LP).
Le débiteur poursuivi qui entend former opposition doit, verbalement ou par écrit, en faire la déclaration immédiate à celui qui lui remet le commandement de payer ou à l’office dans les dix jours à compter de la notification du commandement de payer.
Art. 74 al. 1 LP - Loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite03 - Pratique
Registre des poursuites, surendettement et faillite personnelle
Une poursuite, même injustifiée, peut apparaître sur l'extrait demandé par un bailleur ou un employeur. La loi prévoit plusieurs moyens de la faire disparaître des extraits.
Qui peut voir vos poursuites ? Toute personne qui rend vraisemblable un intérêt peut obtenir un extrait du registre, en particulier lorsque la demande est liée à la conclusion d'un contrat, par exemple un bail (art. 8a al. 1 et 2 LP). En pratique, c'est souvent le candidat lui-même qui fournit son extrait. Le droit de consultation des tiers s'éteint cinq ans après la clôture de la procédure (art. 8a al. 4 LP).
Poursuites qui ne sont pas communiquées aux tiers. L'office ne communique pas les poursuites nulles ou annulées, celles retirées par le créancier, celles pour lesquelles le débiteur a gagné une action en répétition de l'indu, ni, sur demande du débiteur, les poursuites frappées d'opposition trois mois après la notification lorsque le créancier ne prouve pas dans les 20 jours avoir engagé une procédure d'annulation de l'opposition (art. 8a al. 3 LP, version en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Si le créancier continue la poursuite par la suite, elle redevient visible.
Surendettement. Les services cantonaux et associatifs de conseil en désendettement aident gratuitement ou à moindre coût à établir un budget et à négocier avec les créanciers. Un débiteur non soumis à la faillite peut demander au juge un règlement amiable des dettes : s'il est accordé, un sursis de trois mois au plus, prolongeable jusqu'à six mois, suspend les poursuites, sauf pour les pensions alimentaires (art. 333 et 334 LP). Toute personne peut aussi se déclarer insolvable en justice pour obtenir sa propre faillite (art. 191 LP) : les créanciers non payés reçoivent un acte de défaut de biens, et une nouvelle poursuite n'est possible que si le débiteur revient à meilleure fortune (art. 265 LP).
Entreprises. Une entreprise en difficulté peut demander un sursis concordataire : le juge accorde un sursis provisoire de quatre mois au plus, prolongeable de quatre mois (art. 293a LP), puis, le cas échéant, un sursis définitif. Face à une commination de faillite, agir vite est essentiel. Pour faire le point sur l'ensemble de votre situation, un juriste JuriUp vous répond sous 48 h ouvrées.
04 - FAQ
Questions fréquentes
Vérifiez le créancier, le montant et la cause indiqués. Si vous contestez tout ou partie de la dette, formez opposition dans les 10 jours dès la notification, oralement à la personne qui vous remet l'acte ou auprès de l'office des poursuites (art. 74 LP). Aucun motif n'est exigé (art. 75 LP). Si la dette est due, payez ou proposez un plan de paiement écrit au créancier.
Il suffit de déclarer que vous faites opposition, verbalement ou par écrit, à l'agent ou au facteur qui remet le commandement de payer ou à l'office des poursuites dans les 10 jours (art. 74 al. 1 LP). Cochez la case prévue ou envoyez une lettre recommandée à l'office en mentionnant le numéro de poursuite. L'office vous en donne acte gratuitement sur demande (art. 74 al. 3 LP). Pour une opposition partielle, indiquez le montant contesté.
Le créancier peut requérir la continuation de la poursuite dès 20 jours après la notification (art. 88 LP) : saisie, ou faillite si vous êtes inscrit au registre du commerce. Si vous avez été empêché sans faute d'agir, vous pouvez demander la restitution du délai dans les 10 jours dès la fin de l'empêchement (art. 33 al. 4 LP). Si vous avez payé une dette que vous ne deviez pas, une action en répétition est possible dans l'année (art. 86 LP).
La mainlevée définitive se fonde sur un jugement exécutoire ou un titre assimilé ; le débiteur ne peut alors opposer que le paiement ou un sursis postérieurs, prouvés par titre, ou la prescription (art. 80 et 81 LP). La mainlevée provisoire se fonde sur une reconnaissance de dette ; le débiteur peut ensuite intenter une action en libération de dette dans les 20 jours (art. 82 et 83 LP).
Le droit des tiers de consulter une poursuite s'éteint cinq ans après la clôture de la procédure (art. 8a al. 4 LP). Certaines poursuites ne sont pas communiquées aux tiers, notamment celles retirées par le créancier ou annulées par un jugement. Depuis le 1er janvier 2026, vous pouvez aussi demander, trois mois après la notification, qu'une poursuite frappée d'opposition ne soit plus communiquée si le créancier n'a pas engagé de procédure (art. 8a al. 3 LP).
Le paiement ne supprime pas à lui seul l'inscription : la poursuite reste visible pendant le délai de cinq ans, sauf si le créancier la retire, ce qui la rend invisible pour les tiers (art. 8a al. 3 let. c LP). Demandez donc au créancier, lors du paiement, de retirer la poursuite auprès de l'office. Un acte de défaut de biens entièrement payé est radié du registre (art. 149a al. 3 LP).
Seule la part qui dépasse votre minimum vital et celui de votre famille peut être saisie, pour un an au plus (art. 93 LP). L'office calcule ce minimum selon les normes cantonales d'insaisissabilité : montant de base, loyer, primes d'assurance-maladie obligatoire, frais professionnels et pensions alimentaires versées. Il n'y a pas de pourcentage fixe : le montant saisi dépend de votre budget.
Seulement si vous êtes inscrit au registre du commerce, par exemple comme titulaire d'une entreprise individuelle ou comme société (art. 39 LP). Les autres débiteurs sont poursuivis par voie de saisie. Même pour un débiteur inscrit, les pensions alimentaires du droit de la famille se poursuivent par voie de saisie (art. 43 LP).
Oui, l'opposition n'a pas à être motivée et suspend la poursuite (art. 75 LP). Mais si le créancier dispose d'un jugement ou d'une reconnaissance de dette, il obtiendra vraisemblablement la mainlevée, et les frais de la procédure pourront être mis à votre charge. Il est souvent préférable de négocier un plan de paiement écrit, en demandant au créancier de retirer la poursuite une fois la dette réglée.
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