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Cas pratique · Divorce / Séparation · Neuchâtel
Partage matrimonial dans le canton de Neuchâtel : procédure, inventaire et calculs
Dans le canton de Neuchâtel, la liquidation du régime de la participation aux acquêts implique de séparer les biens propres des acquêts (art. 196 et 198 CC). Chaque époux a droit à la moitié du bénéfice de l'autre, calculé à la date du dépôt de la demande de divorce.
Lecture3 min
UrgenceModérée
Durée totalegénéralement de 3 à 6 mois pour une liquidation amiable
IssueAccord transactionnel
Profil clientCouple / Famille
SecteurSans objet
ContexteCouple marié, en instance de divorce
RégionNeuchâtel
La situation
Contexte initial
Valérie T., mariée depuis 12 ans sous le régime ordinaire de la participation aux acquêts, entame une procédure de divorce dans le canton de Neuchâtel. Le couple possède des comptes bancaires séparés, des véhicules et des avoirs de prévoyance liée (pilier 3a).
L'élément déclencheur
En vue de l’audience, le Tribunal régional des Montagnes et du Val-de-Ruz exige la production d’un inventaire complet des biens pour procéder à la liquidation du régime matrimonial et déterminer les créances de participation.
Les enjeux
Financiers
Répartition d'une masse d'acquêts cumulée estimée à CHF 130'000
Humains
Sécurisation du patrimoine personnel après la séparation
Délai critique
Dépôt des pièces justificatives selon le délai fixé par l'ordonnance de preuves du tribunal
Analyse juridique
Bases légales applicables
CC art. 196 – Acquêts
CC art. 198 – Biens propres
CC art. 204 – Dissolution du régime
CC art. 215 – Participation à la créance
Droits du client
Chaque époux a droit à la moitié du bénéfice de l’autre (acquêts nets), après déduction des dettes et reprise des biens propres.
Obligations de la partie adverse
Obligation stricte de renseigner et de fournir tous les extraits bancaires et justificatifs de fortune à la date de dissolution.
Délais légaux à respecter
La date déterminante pour la dissolution est le dépôt de la demande de divorce (art. 204 CC)
Stratégie déployée
Options envisagées
Deux pistes principales :
Convention amiable : accord sur les montants et la soulte à verser.
Liquidation judiciaire : le juge tranche sur la base des preuves documentaires.
Option retenue
Convention amiable ratifiée par le juge
Justification du choix
Un accord extrajudiciaire limite les frais d’avocat et de justice, tout en accélérant le prononcé du divorce.
Intervenants externes
Tribunal civil compétent
Étapes de la procédure
Détermination de la date de dissolution
Inventaire des biens propres et acquêts
Calcul des récompenses entre les masses
Fixation de la créance de participation
Résultat obtenu
Accord transactionnel
Dans le cas de Valérie T., la liquidation aboutit au versement d'une soulte de CHF 20'000 en sa faveur. Les montants varient fortement selon le patrimoine de chaque couple.
Durée totale : généralement de 3 à 6 mois pour une liquidation amiable
Témoignage du client
La distinction claire entre ce que je possédais avant le mariage et ce que nous avons épargné ensemble a permis d'éviter un long litige.
C
Couple / Famille · NeuchâtelTémoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp
Enseignements clés
La documentation précise de l’origine des fonds (héritages, donations) est indispensable pour prouver l’existence de biens propres, faute de quoi ils sont présumés être des acquêts.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
Refus du conjoint de fournir ses relevés bancaires
Mouvements de fonds inexpliqués avant la séparation
Bonnes pratiques
Conserver les preuves de donations et d’héritages
Faire une photographie des comptes au jour du dépôt de la demande
Erreurs courantes à éviter
Confondre les avoirs LPP (partagés séparément) et le pilier 3a (inclus dans les acquêts)
Points clés à retenir
Date clé : dépôt de la demande (art. 204 CC)
Preuve stricte des biens propres exigée
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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un professionnel du droit.
Outil JuriUp
Calculez la créance de participation aux acquêts
Cet outil détermine la répartition financière entre époux sous le régime ordinaire. Il calcule les acquêts nets et la créance de participation selon les principes des articles 196 à 220 du Code civil.
Succession
Partage du régime matrimonial : participation aux acquêts
Calculez la liquidation du régime de la participation aux acquêts au divorce en distinguant biens propres et acquêts de chaque conjoint.
Art. 196-220 CCRégime ordinaireSuisse romande
Durée~ 2 minutes
Base légaleArt. 196-220 CC
NiveauEstimation indicative
À jourJanvier 2026
Patrimoine du couple
Conjoint 1
Épargne, 2e pilier, biens acquis pendant le mariage.
Hypothèque, prêts contractés pendant le mariage.
Héritage, donations, biens avant mariage (art. 198 CC).
Conjoint 2
Créance de participation (art. 215 CC)
Régime ordinaire - participation aux acquêts
Conjoint 1 reçoit
Conjoint 2 reçoit
Un avocat peut calculer votre partage exact
Qualification des biens, récompenses, plus-values - orientation gratuite sous 48 h.
Réponse en 48 hDonnées protégées (nLPD / RGPD)Suisse romandeSans engagement
Estimation indicative - Cet outil applique le régime ordinaire de la participation aux acquêts (art. 196-220 CC). Le partage réel dépend de la qualification exacte des biens (acquêts vs biens propres), des récompenses entre masses (art. 209 CC), des conventions matrimoniales et de l'éventuelle dissolution judiciaire. Cet outil ne remplace pas un conseil juridique.
01 - Comprendre
Comprendre la participation aux acquêts
À défaut de contrat de mariage, les époux suisses sont automatiquement soumis au régime ordinaire de la participation aux acquêts. Au divorce, chacun garde ses biens propres (apportés au mariage, héritages, donations) et reçoit en plus la moitié du bénéfice net réalisé pendant le mariage par l'autre conjoint. Cette mécanique simple en apparence cache des règles complexes de récompenses entre masses, de plus-values et de preuve de l'origine privée des fonds qui justifient souvent l'intervention d'un notaire.
Le régime de la participation aux acquêts (art. 196 et ss CC) distingue deux masses pour chaque époux : les biens propres (apportés avant le mariage, reçus par succession ou donation pendant le mariage, biens d'usage personnel, indemnités pour tort moral) et les acquêts (revenus du travail, gains LPP, rendements des biens propres pendant le mariage, biens acquis en remplacement d'acquêts). Au divorce, on calcule le bénéfice de chaque masse : actif net des acquêts à la dissolution. Chaque conjoint reçoit la moitié du bénéfice net de l'autre, par simple créance compensatoire.
Concrètement, si le bénéfice de Monsieur est de 200'000 CHF et celui de Madame de 80'000 CHF, on calcule deux créances : Madame reçoit 100'000 CHF (½ du bénéfice de Monsieur), Monsieur reçoit 40'000 CHF (½ du bénéfice de Madame). Solde net : Monsieur doit verser 60'000 CHF à Madame. Les biens propres ne sont jamais partagés : ils restent à leur titulaire, avec leur plus-value. Seuls les acquêts génèrent un partage. Les dettes sont imputées d'abord sur la masse à laquelle elles se rapportent (acquêts ou propres).
La liquidation du régime intervient avant le partage successoral en cas de décès et avant le règlement des effets accessoires en cas de divorce (art. 204 CC). La date de référence est le dépôt de la requête en divorce. À cette date, on dresse l'inventaire des biens propres et des acquêts de chacun, en valeur actuelle. Les récompenses entre masses (art. 209 CC) corrigent les transferts effectués pendant le mariage : si des acquêts ont financé un bien propre, la masse des acquêts a droit à une récompense. Les plus-values suivent le bien financé.
Le contrat de mariage permet de modifier ce régime ordinaire. Les époux peuvent opter pour le régime de la séparation de biens (art. 247 et ss CC) - chacun garde tout, sans partage à la dissolution - ou la communauté de biens (art. 221 et ss CC), plus rare. La liquidation pratique exige souvent l'intervention d'un notaire ou d'un avocat spécialisé, notamment pour les couples avec entreprise familiale, immeubles, ou patrimoine transfrontalier. En cas de désaccord, le juge tranche dans le cadre de la procédure de divorce.
Le régime de la participation aux acquêts comprend les biens acquis par chaque époux à titre onéreux pendant le régime, ainsi que ses biens propres. À la dissolution, chacun a droit à la moitié du bénéfice de l'autre.
Art. 197 et 215 CC03 - Pratique
Liquidation pratique en cas de séparation
La liquidation matrimoniale exige une traçabilité rigoureuse des biens depuis le mariage - les preuves manquantes coûtent cher.
Reconstituer l'inventaire d'origine : relevés bancaires au jour du mariage, déclaration fiscale de l'année du mariage, attestation des héritages reçus, contrats de donation. Sans ces documents, les biens sont présumés acquêts et donc partageables (art. 200 al. 3 CC) - règle qui pénalise lourdement l'époux propriétaire de biens propres non documentés. Pour un patrimoine de 500'000 CHF, l'absence de preuve d'un héritage de 100'000 CHF peut coûter 50'000 CHF au partage.
Liquider de façon ordonnée : convention amiable ratifiée par le juge (rapide, 3-6 mois, coût 1-3 % du patrimoine) ou jugement contentieux (12-24 mois, coût 5-15 %). L'expert immobilier (CHF 1'500-3'500) est souvent indispensable pour les biens immobiliers en plus-value. Pour les couples patrimoniaux complexes (entreprise familiale, immeubles, titres), un contrat de séparation de biens notarié pendant le mariage anticipe et simplifie radicalement la liquidation future - un investissement de CHF 1'500-3'000 qui évite des conflits à 6 chiffres.
04 - FAQ
Questions fréquentes
Sous le régime ordinaire de la participation aux acquêts (art. 196 CC), chacun garde ses biens propres (apportés au mariage, reçus par succession). Les acquêts (revenus, économies pendant le mariage) sont calculés par tête, puis chacun reçoit la moitié du bénéfice net de l'autre. Avec un contrat de séparation de biens, aucun partage n'a lieu : chacun garde tout.
Selon l'art. 198 CC, sont biens propres : les biens apportés au mariage, les biens reçus par succession ou donation pendant le mariage, les effets personnels (vêtements, outils), les indemnités pour tort moral. Les biens propres ne sont pas partagés au divorce. Le titulaire les conserve, avec leur plus-value. La preuve de l'origine propre incombe à celui qui s'en prévaut.
Oui, indirectement. Les revenus du travail accumulés pendant le mariage sont des acquêts (art. 197 CC). À la dissolution, le bénéfice net des acquêts de chaque conjoint est calculé, puis chacun reçoit la moitié du bénéfice de l'autre par créance compensatoire. Les dépenses courantes ne sont pas reprises ; seuls les acquêts existant à la date de la requête en divorce comptent.
Si un bien propre a été financé en partie par des acquêts (rachat hypothécaire avec salaires, par exemple), une récompense est due à la masse des acquêts (art. 209 CC). La plus-value du bien suit la même proportion : si les acquêts ont financé 30 % du bien, ils reçoivent 30 % de la plus-value. Cette règle évite qu'un époux ne s'enrichisse aux dépens de l'autre via la masse propre.
Oui, par contrat de mariage notarié (art. 182 CC), en tout temps avant ou pendant le mariage. Les options classiques sont la séparation de biens (art. 247 CC) ou la communauté de biens (art. 221 CC). Un changement modifie la liquidation future. Il peut aussi être conseillé pour protéger le patrimoine familial, l'entreprise d'un conjoint, ou en cas de famille recomposée.
La preuve incombe à celui qui s'en prévaut (art. 200 al. 3 CC). Documents utiles : acte de donation, jugement successoral, justificatif d'achat antérieur au mariage, relevé bancaire. À défaut de preuve, le bien est présumé acquêt et donc partageable. C'est pourquoi il est recommandé de tenir une comptabilité claire des biens propres dès le mariage et de conserver les justificatifs originaux.