Cas pratique · Circulation routière · Genève

Conduite sous l'influence de l'alcool en Suisse : limites de 0,5 et 0,8 pour mille, sanctions et retrait de permis

En Suisse, la conduite en état d'ébriété commence à 0,5 gramme pour mille dans le sang (0,25 mg/l dans l'air expiré) et le taux est qualifié dès 0,8 gramme pour mille (0,4 mg/l). La sanction pénale est l'amende dans le premier cas, une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire dans le second (art. 91 LCR). Le retrait de permis dépend de la gravité : avertissement ou retrait pour une infraction légère, retrait d'au moins un mois pour une infraction moyennement grave, d'au moins trois mois pour une infraction grave (art. 16a à 16c LCR).

Lecture 7 min
Urgence Forte
Durée totale variable selon l'autorité saisie et le déroulement des procédures pénale et administrative
Issue Décision favorable

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Profil client Débiteur
Secteur Commerce de détail
Contexte Adulte actif, domicilié à Genève, titulaire du permis de conduire depuis plus de dix ans
Région Genève

La situation

Contexte initial

Fabio A., 41 ans, gérant d’un magasin de sport à Genève, conduit chaque jour entre son domicile et son lieu de travail. Son permis de conduire n’a jamais été retiré et aucune mesure administrative n’a été prononcée contre lui au cours des dernières années.

L'élément déclencheur

Un samedi soir, après un repas d’anniversaire entre amis, Fabio A. reprend le volant. Lors d’un contrôle de police, un alcootest est effectué. Il affiche un taux compris entre 0,5 et 0,8 pour mille et aucune autre infraction aux règles de la circulation n’est relevée.

Les enjeux

Financiers

Amende pénale, frais de procédure, éventuel cours d'éducation routière, et risque de perte de revenu si le permis est retiré et que les déplacements professionnels deviennent impossibles. Les montants dépendent de la décision de l'autorité.

Humains

Crainte de perdre le permis, inquiétude pour les trajets quotidiens et pour l'activité professionnelle.

Délai critique

La décision de retrait indique les voies de droit : le délai pour la contester figure dans la décision et doit être vérifié dès sa réception.

Analyse juridique

Bases légales applicables

  • Ordonnance de l’Assemblée fédérale concernant les taux limites d’alcool admis en matière de circulation routière (RS 741.13), art. 1 et 2 : ébriété dès 0,5 gramme pour mille dans le sang (0,25 mg/l dans l’air expiré), taux qualifié dès 0,8 gramme pour mille (0,4 mg/l)
  • LCR art. 55 : alcootest et prise de sang
  • LCR art. 31 al. 2 : incapacité de conduire
  • LCR art. 91 : sanctions pénales
  • LCR art. 16a, 16b, 16c : retrait de permis selon la gravité de l’infraction
  • LCR art. 16d : retrait pour inaptitude
  • LCR art. 15d : enquête sur l’aptitude à conduire
  • LCR art. 23 : procédure de retrait, notification motivée et audition
  • OCR art. 2a : interdiction totale d’alcool pour certaines catégories de conducteurs

Droits du client

Vous pouvez demander une analyse de sang après l’alcootest (art. 55 LCR). Le retrait doit vous être notifié par écrit avec indication des motifs, et l’autorité vous entend en règle générale avant de retirer le permis (art. 23 LCR). La décision indique les voies de droit pour la contester. Si le permis est retiré pour une durée déterminée, il peut être restitué au plus tôt trois mois avant l’expiration si un cours d’éducation routière reconnu a été suivi, sans réduction de la durée minimale (art. 17 al. 1 LCR).

Obligations de la partie adverse

L’autorité cantonale compétente en matière de circulation routière doit motiver sa décision de retrait et la notifier par écrit (art. 23 LCR). Elle qualifie l’infraction (légère, moyennement grave ou grave), ce qui commande la durée minimale du retrait.

Délais légaux à respecter

  • Avertissement pour une infraction légère si, durant les deux années précédentes, aucun retrait ni autre mesure administrative n’a été prononcé (art. 16a al. 3 LCR)
  • Retrait d’un mois au moins pour une infraction légère si un retrait ou une autre mesure a eu lieu durant les deux années précédentes (art. 16a al. 2 LCR)
  • Retrait d’un mois au minimum après une infraction moyennement grave (art. 16b al. 2 let. a LCR)
  • Retrait de trois mois au minimum après une infraction grave (art. 16c al. 2 let. a LCR)
  • Délai de recours : celui indiqué dans la décision de retrait

Stratégie déployée

Options envisagées

Trois pistes :

  • Ne rien contester : accepter l’amende et la mesure administrative si la qualification est correcte.
  • Vérifier la qualification : contrôler le taux retenu, la mesure (alcootest ou prise de sang) et l’existence éventuelle d’une autre infraction aux règles de la circulation.
  • Contester la décision par la voie indiquée dans la décision, avec l’aide d’un avocat.
Option retenue

Vérifier la qualification retenue puis agir selon les voies de droit indiquées dans la décision

Justification du choix

Entre 0,5 et moins de 0,8 pour mille, sans autre infraction, l’infraction est en principe légère (art. 16a LCR). Une qualification plus sévère, par exemple si une autre infraction s’ajoute, change la durée minimale du retrait (art. 16b LCR). Vérifier cette qualification est donc la première démarche utile. Un avocat évaluera la situation sur le dossier complet.

Intervenants externes

Police Ministère public ou autorité pénale compétente Autorité cantonale compétente en matière de circulation routière Avocat

Étapes de la procédure

  1. Contrôle de police et alcootest, avec prise de sang si nécessaire (art. 55 LCR).
  2. Procédure pénale : l’art. 91 LCR fixe l’amende dès 0,5 pour mille et, dès 0,8 pour mille, une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire.
  3. Procédure administrative devant l’autorité cantonale compétente en matière de circulation routière : audition, puis décision écrite et motivée (art. 23 LCR).
  4. Examen de la décision et, si nécessaire, contestation selon les voies de droit qu’elle indique.
  5. Après la mesure, restitution du permis ; dans certains cas, cours d’éducation routière ou enquête sur l’aptitude (art. 15d et 17 LCR).

Résultat obtenu

Décision favorable

Dans le cas de Fabio A., l'infraction est qualifiée de légère : comme aucune mesure n'avait été prononcée durant les deux années précédentes, l'autorité prononce un avertissement au lieu d'un retrait (art. 16a al. 3 LCR), et la sanction pénale reste une amende (art. 91 al. 1 LCR). Les résultats varient selon le taux mesuré, les antécédents et les circonstances de l'infraction.

Durée totale : variable selon l'autorité saisie et le déroulement des procédures pénale et administrative

Enseignements clés

Dès 0,5 pour mille, la conduite est en état d’ébriété ; dès 0,8 pour mille, le taux est qualifié et l’infraction devient grave, avec un retrait de trois mois au minimum (art. 16c LCR). La peine pénale et la mesure administrative sont distinctes. Les antécédents des dernières années déterminent la durée minimale du retrait. Les résultats varient selon les circonstances de chaque cas.

Comment éviter cette situation

Signaux d'alerte

  • Taux de 0,8 pour mille ou plus : infraction grave
  • Autre infraction aux règles de la circulation en plus de l’alcool
  • Retrait ou mesure administrative dans les deux dernières années
  • Titulaire d’un permis à l’essai, chauffeur de camion ou transport professionnel de personnes : interdiction dès 0,05 mg/l ou 0,10 pour mille (art. 2a OCR)
  • Taux de 1,6 pour mille ou plus : enquête sur l’aptitude à conduire (art. 15d LCR)

Bonnes pratiques

  • Ne pas conduire après avoir bu : la limite s’applique indépendamment de votre tolérance individuelle à l’alcool
  • Conserver le procès-verbal et la décision de retrait
  • Lire les voies de droit indiquées dans la décision et noter le délai
  • Répondre à l’audition de l’autorité cantonale compétente en matière de circulation routière
  • Consulter un avocat avant de signer ou de contester

Erreurs courantes à éviter

  • Conduire alors que le permis est retiré : infraction grave (art. 16c al. 1 let. f LCR)
  • Se dérober à l’alcootest : infraction grave si l’opposition est intentionnelle (art. 16c LCR)
  • Confondre peine pénale et retrait de permis
  • Laisser passer le délai de recours indiqué dans la décision

Points clés à retenir

  • Ébriété dès 0,5 pour mille, taux qualifié dès 0,8 pour mille
  • Amende puis, dès 0,8 pour mille, peine privative de liberté de trois ans au plus ou peine pécuniaire (art. 91 LCR)
  • Retrait de trois mois au minimum après une infraction grave (art. 16c LCR)
  • Interdiction totale dès 0,10 pour mille pour certaines catégories de conducteurs (art. 2a OCR)
  • Les voies de droit figurent dans la décision de retrait

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Questions fréquentes

À partir de 0,5 gramme pour mille dans le sang, ou 0,25 milligramme par litre d’air expiré, vous êtes réputé en état d’ébriété. Le taux est dit qualifié dès 0,8 gramme pour mille, ou 0,4 mg/l (ordonnance RS 741.13, art. 1 et 2). Si l’haleine et le sang sont mesurés, le taux dans le sang est déterminant.

Entre 0,5 et moins de 0,8 pour mille, c’est l’amende (art. 91 al. 1 LCR). Dès le taux qualifié, la loi prévoit une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire (art. 91 al. 2 LCR). Le montant ou la durée concrète dépend du juge.

Cela dépend de la gravité et de vos antécédents. Pour une infraction légère sans antécédent récent, un avertissement est prévu (art. 16a al. 3 LCR). Pour une infraction grave, le retrait dure au moins trois mois (art. 16c al. 2 let. a LCR).

Oui. Pour le transport professionnel de personnes, les conducteurs de camions et les titulaires d’un permis à l’essai, la conduite sous l’influence de l’alcool est interdite : il y a influence de l’alcool dès 0,05 mg/l dans l’air expiré ou 0,10 pour mille dans le sang (art. 2a OCR). Le non-respect de cette interdiction est puni de l’amende (art. 91 LCR).

Un permis retiré pour une durée déterminée peut être restitué au plus tôt trois mois avant l’expiration si vous avez suivi un cours d’éducation routière reconnu. La durée minimale du retrait ne peut pas être réduite (art. 17 al. 1 LCR).

La décision de retrait est écrite et motivée (art. 23 LCR) et indique les voies de droit. Le délai figure dans la décision : lisez-le dès réception et consultez un avocat pour évaluer vos chances.

Sources et références

  • Ordonnance de l'Assemblée fédérale concernant les taux limites d'alcool admis en matière de circulation routière (RS 741.13), art. 1 et 2 ; LCR art. 15d, 16a, 16b, 16c, 16d, 17, 23, 31, 55, 91 : https://juriup.ch/lois/lcr/ ; OCR art. 2a : https://juriup.ch/lois/ocr/art-2a/

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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.

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Alcool au volant : sanctions selon le taux d’alcool

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  • Seuils 0,5 et 0,8 ‰
  • Tolérance zéro 0,1 ‰
  • Retrait de permis
Base légale
Art. 16a-16c, 55 et 91 LCR, art. 2a OCR
Durée
~ 2 minutes
À jour
Septembre 2026

Chaque situation est différente. Le résultat est une estimation fondée sur les règles générales : il dépend des circonstances de votre dossier et ne remplace pas l’avis personnalisé d’un avocat ou d’un juriste.

Votre situation
L'éthylotest donne des mg/l. La prise de sang donne des ‰. Conversion : 1 mg/l ≈ 2 ‰.
Tolérance zéro (art. 2a OCR) : permis à l'essai, élèves conducteurs et accompagnants, moniteurs, transport professionnel de personnes, camions de plus de 3,5 t, marchandises dangereuses.

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Avertissement juridique - Le taux d'alcool peut varier entre l'éthylotest et la prise de sang. Un refus de se soumettre au test est assimilé à une ébriété qualifiée (art. 91a LCR). Les sanctions pénales (amende, peine pécuniaire, peine privative de liberté) dépendent de l'appréciation du juge. Ce simulateur fournit une estimation indicative et ne constitue pas un avis juridique.
01 - Comprendre

Les seuils d’alcool au volant en Suisse

Le droit suisse distingue trois niveaux : l’interdiction de conduire sous l’influence de l’alcool (0,1 ‰) pour certains conducteurs, l’état d’ébriété (0,5 ‰) et le taux qualifié (0,8 ‰). À chaque niveau correspondent une sanction pénale et une mesure administrative distinctes.

Les taux légaux. Selon l’ordonnance de l’Assemblée fédérale concernant les taux limites d’alcool, un conducteur est réputé incapable de conduire, indépendamment de toute autre preuve et de sa tolérance personnelle, dès 0,5 gramme pour mille dans le sang ou 0,25 milligramme par litre d’air expiré (art. 1). Le taux est qualifié dès 0,8 ‰ ou 0,4 mg/l (art. 2). Sous ces seuils, une incapacité de conduire peut encore être retenue sur la base d’autres indices (art. 31 al. 2 LCR).

La tolérance zéro. La conduite sous l’influence de l’alcool, soit dès 0,05 mg/l ou 0,10 ‰, est interdite aux titulaires d’un permis de conduire à l’essai, aux élèves conducteurs et aux personnes qui les accompagnent, aux moniteurs de conduite dans l’exercice de leur profession, aux conducteurs qui transportent des personnes à titre professionnel, aux conducteurs de camions et tracteurs de plus de 3,5 t et aux transports de marchandises dangereuses (art. 2a OCR). Aucune règle particulière ne vise le simple fait de transporter des enfants.

Sous le taux qualifié. L’ébriété non qualifiée et la violation de l’interdiction de conduire sous l’influence de l’alcool sont punies de l’amende (art. 91 al. 1 LCR). Sur le plan administratif, c’est une infraction légère si aucune autre règle n’a été violée : avertissement, ou retrait d’un mois au moins si un retrait ou une autre mesure a été prononcé dans les deux ans (art. 16a LCR). Si une autre infraction, même légère, a été commise en même temps (excès de vitesse, feu rouge), l’infraction devient moyennement grave : retrait d’un mois au moins (art. 16b LCR).

Le taux qualifié. Dès 0,8 ‰ ou 0,4 mg/l, la conduite en état d’ébriété est un délit puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire (art. 91 al. 2 LCR) et une infraction grave (art. 16c LCR). Le retrait est de trois mois au moins, six mois après un retrait pour infraction moyennement grave dans les cinq ans, douze mois après un retrait pour infraction grave dans les cinq ans. La police saisit le permis sur-le-champ dès 0,40 mg/l ou si le conducteur est manifestement pris de boisson (art. 31 OCCR).

Dès 1,6 ‰. Une enquête sur l’aptitude à conduire est ouverte d’office dès 1,6 ‰ dans le sang ou 0,8 mg/l dans l’haleine (art. 15d al. 1 let. a LCR). En attendant son résultat, l’autorité peut retirer le permis à titre préventif (art. 30 OAC). Si une dépendance est constatée, le retrait est prononcé pour une durée indéterminée (art. 16d LCR) et le permis n’est restitué que si la personne prouve que son inaptitude a disparu (art. 17 al. 3 LCR).

État d’ébriété 0,5 ‰ Ou 0,25 mg/l d’air expiré
Taux qualifié 0,8 ‰ Ou 0,4 mg/l : délit, retrait 3 mois
Tolérance zéro 0,1 ‰ Permis à l’essai, pros (art. 2a OCR)
Enquête d’aptitude dès 1,6 ‰ Ou 0,8 mg/l (art. 15d LCR)

Sanctions selon le taux, sans autre infraction

Taux (sang / haleine)Conducteur ordinaireTolérance zéro (art. 2a OCR)
Moins de 0,1 ‰ / 0,05 mg/lPas d’infraction liée au tauxPas d’infraction liée au taux
0,1 à 0,49 ‰ / 0,05 à 0,24 mg/lPas d’infraction liée au tauxAmende, avertissement (retrait 1 mois si mesure dans les 2 ans)
0,5 à 0,79 ‰ / 0,25 à 0,39 mg/lAmende, avertissement (retrait 1 mois si mesure dans les 2 ans)Amende, avertissement (retrait 1 mois si mesure dans les 2 ans)
Dès 0,8 ‰ / 0,4 mg/lDélit, saisie du permis, retrait 3 mois au moinsIdem, et prolongation ou caducité du permis à l’essai
Dès 1,6 ‰ / 0,8 mg/lIdem, et enquête sur l’aptitude à conduireIdem, et enquête sur l’aptitude à conduire
Refus ou dérobade au contrôleDélit (art. 91a LCR), infraction graveDélit (art. 91a LCR), infraction grave
02 - Cadre

Contrôle, preuve et cas particuliers

La mesure de l’alcool. Le test préliminaire sur la route sert à orienter le contrôle. La preuve est apportée par l’éthylomètre ou par une prise de sang. Aucune marge n’est déduite des valeurs affichées par les éthylotests et éthylomètres (art. 20 OOCCR-OFROU). Vous pouvez exiger une analyse de sang (art. 55 al. 3 let. c LCR) ; si l’haleine et le sang ont été mesurés, c’est le taux dans le sang qui fait foi (art. 55 al. 6bis LCR).

Refuser le contrôle. Celui qui s’oppose ou se dérobe intentionnellement à l’alcootest, à la prise de sang ou à l’examen médical, ou fait en sorte que ces mesures ne puissent atteindre leur but, est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire (art. 91a LCR). C’est aussi une infraction grave, avec un retrait de trois mois au moins (art. 16c al. 1 let. d LCR). La prise de sang peut en outre être effectuée contre la volonté de la personne pour des raisons importantes (art. 55 al. 4 LCR).

Permis à l’essai. Une infraction légère, sanctionnée par un avertissement, ne prolonge pas la période probatoire. Un retrait pour infraction moyennement grave ou grave la prolonge d’un an (art. 15a al. 3 LCR) ; une nouvelle infraction moyennement grave ou grave pendant la période probatoire rend le permis caduc. Il faut alors attendre un an au moins, obtenir une expertise psychologique favorable, puis repasser l’examen de conduite (art. 15a al. 4 à 6 LCR).

Alcool et autre infraction. Un excès de vitesse ou un accident sous l’influence de l’alcool aggrave la qualification et s’ajoute à la peine. Calculez l’autre volet avec notre calculateur d’excès de vitesse et, en cas d’accident, faites le point avec notre diagnostic accident. À vélo, conduire en étant incapable de le faire est puni de l’amende (art. 91 al. 1 let. c LCR).

Éliminer l’alcool. L’alcool s’élimine lentement et à un rythme qui varie selon les personnes ; ni le café, ni une douche froide, ni l’effort physique ne l’accélèrent. Les calculs de taux à partir du nombre de verres restent approximatifs : le seul moyen sûr de respecter la loi est de ne pas conduire après avoir bu.

Sont considérés comme qualifiés : a. un taux d’alcool dans le sang de 0,8 gramme pour mille ou plus ; b. un taux d’alcool dans l’haleine de 0,4 milligramme ou plus par litre d’air expiré.

Art. 2 de l’ordonnance de l’Assemblée fédérale concernant les taux limites d’alcool admis en matière de circulation routière (RS 741.13)
03 - Pratique

Après un contrôle positif : les étapes et les délais

Comme pour la vitesse, deux procédures avancent en parallèle : la procédure pénale et la procédure de retrait de permis devant l’office cantonal des véhicules.

Sur place. Demandez le procès-verbal du contrôle (heure, appareil, résultat). Si vous contestez le résultat de l’éthylomètre, vous pouvez exiger une prise de sang (art. 55 al. 3 let. c LCR). Si le permis est saisi, l’autorité cantonale doit le restituer si elle ne prononce pas au moins un retrait à titre préventif dans les dix jours (art. 30 al. 2 OAC).

La procédure pénale. Elle se termine généralement par une ordonnance pénale. L’opposition doit être formée par écrit dans les 10 jours dès la notification ; le prévenu n’a pas à la motiver (art. 354 CPP). Sans opposition, l’ordonnance vaut jugement entré en force et ses constatations de fait seront en principe reprises par l’autorité administrative.

La procédure de retrait. L’office cantonal des véhicules (par exemple le SAN dans le canton de Vaud ou l’OCV à Genève) vous permet en général de vous déterminer avant de statuer. La décision peut faire l’objet d’un recours dans le délai indiqué dans la décision ; notre calculateur de délai de recours vous aide à le calculer et notre outil d’opposition au retrait de permis à préparer vos arguments. La nécessité professionnelle de conduire est prise en compte, mais la durée minimale ne peut pas être réduite (art. 16 al. 3 LCR).

Préparer la restitution. Après un retrait d’au moins un an, le permis peut être restitué à certaines conditions une fois écoulés la durée minimale et les deux tiers de la durée prononcée (art. 17 al. 2 LCR). Après une enquête d’aptitude, suivez les conditions fixées (abstinence contrôlée, suivi médical) : leur non-respect entraîne un nouveau retrait (art. 17 al. 5 LCR). Pour un taux qualifié ou une récidive, JuriUp vous oriente vers un avocat en droit de la circulation sous 48 h ouvrées.

04 - FAQ

Questions fréquentes

La limite est de 0,5 ‰ dans le sang ou 0,25 mg/l dans l’haleine pour les conducteurs ordinaires. Elle est de 0,1 ‰ ou 0,05 mg/l pour les titulaires d’un permis à l’essai, les élèves conducteurs et leurs accompagnants, les moniteurs, les chauffeurs qui transportent des personnes à titre professionnel, les conducteurs de poids lourds et les transports de marchandises dangereuses (art. 2a OCR). La quantité de boisson qui fait atteindre ces seuils varie beaucoup d’une personne à l’autre.

C’est une ébriété non qualifiée, punie de l’amende (art. 91 al. 1 LCR). Si aucune autre règle n’a été violée, c’est une infraction légère : avertissement, ou retrait d’un mois au moins si un retrait ou un avertissement a été prononcé dans les deux ans (art. 16a LCR). Avec une autre infraction commise en même temps, le retrait d’un mois au moins devient obligatoire (art. 16b LCR).

Dès 0,8 ‰ ou 0,4 mg/l, c’est un délit puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire (art. 91 al. 2 LCR), inscrit au casier judiciaire. Le permis est saisi sur-le-champ et retiré pour trois mois au moins, six ou douze mois en cas de retrait antérieur dans les cinq ans (art. 16c LCR). Dès 1,6 ‰, une enquête sur l’aptitude à conduire s’y ajoute (art. 15d LCR).

L’éthylomètre mesure l’alcool dans l’air expiré, en milligrammes par litre (mg/l) ; la prise de sang mesure l’alcool dans le sang, en grammes pour mille (‰). Les seuils légaux se correspondent avec un rapport de 1 à 2 : 0,25 mg/l pour 0,5 ‰, 0,4 mg/l pour 0,8 ‰. Si les deux ont été mesurés, le taux dans le sang est déterminant (art. 55 al. 6bis LCR).

Refuser ou se dérober intentionnellement au contrôle est un délit puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire (art. 91a LCR) et une infraction grave, avec un retrait de trois mois au moins (art. 16c al. 1 let. d LCR). Pour des raisons importantes, la prise de sang peut même être effectuée contre votre volonté (art. 55 al. 4 LCR). En revanche, vous avez le droit d’exiger une prise de sang plutôt que de vous en tenir à l’éthylomètre.

Non. L’ordonnance de l’OFROU précise qu’aucune déduction n’est appliquée aux valeurs affichées par les éthylotests et les éthylomètres (art. 20 OOCCR-OFROU). Les appareils doivent être utilisés conformément à la notice du fabricant et soumis aux contrôles prévus par le droit de la métrologie ; en cas de doute, demandez une prise de sang.

Dès 0,1 ‰, il viole l’interdiction de conduire sous l’influence de l’alcool (art. 2a OCR). Sans autre infraction et sans antécédent, il reçoit une amende et un avertissement, sans prolongation de la période probatoire. Dès 0,8 ‰, le retrait de trois mois au moins prolonge la période probatoire d’un an, et une seconde infraction moyennement grave ou grave rend le permis caduc (art. 15a LCR).

Il n’existe pas de durée fixe : l’élimination est lente et dépend notamment du poids, du sexe, de l’alimentation et de l’état de santé. Le café, une douche froide ou le sport ne l’accélèrent pas. Après une soirée arrosée, le taux peut encore dépasser la limite le lendemain matin : en cas de doute, ne prenez pas le volant.

Pour un retrait d’une durée déterminée, le permis est restitué à l’échéance ; il peut l’être jusqu’à trois mois plus tôt si vous avez suivi un cours d’éducation routière reconnu, sans passer sous la durée minimale (art. 17 al. 1 LCR). Après un retrait de sécurité pour dépendance, il faut prouver que l’inaptitude a disparu, en général par une expertise et une abstinence contrôlée (art. 17 al. 3 LCR).

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    Dernière mise à jour de cette page : 30 octobre 2026.

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