Cas pratique · Droit de la famille · Divorce / Séparation · Jura

Divorcer par consentement mutuel dans le canton du Jura : procédure et démarches

Dans le canton du Jura, deux époux d'accord sur tout peuvent divorcer par requête commune devant le Tribunal de première instance, avec une convention complète (art. 111 CC, art. 285 CPC). Le juge les entend séparément puis ensemble, ratifie la convention si elle est claire, complète et pas manifestement inéquitable (art. 279 CPC), puis prononce le divorce. Frais et durée varient selon les circonstances.

Lecture 5 min
Urgence Faible
Durée totale variable selon le tribunal et la complexité du dossier
Issue Décision favorable

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Profil client Couple / Famille
Secteur Sans objet
Contexte Couple marié depuis onze ans, deux enfants mineurs, domicilié dans le canton du Jura
Région Jura

La situation

Contexte initial

Carmen Z., employée de commerce dans le canton du Jura, est mariée depuis onze ans. Elle et son époux ont deux enfants mineurs. Le couple vit séparé depuis plusieurs mois et s’entend sur l’essentiel : garde des enfants, contribution d’entretien et sort du logement familial.

L'élément déclencheur

Au printemps, Carmen Z. et son époux décident de mettre fin à leur mariage d’un commun accord. Ils rédigent ensemble une convention sur les effets du divorce, avec le soutien d’un avocat, et se demandent comment la présenter au Tribunal de première instance du canton du Jura.

Les enjeux

Financiers

Contribution d'entretien, partage des avoirs de prévoyance et liquidation du régime matrimonial à régler dans la convention. Le tribunal fixe l'avance de frais selon son tarif, à consulter auprès de lui. Les frais d'avocat s'ajoutent.

Humains

Stabilité des enfants, respect mutuel entre les parents et volonté d'éviter un procès contradictoire.

Délai critique

Aucun délai légal ne court pour déposer la requête. Si le tribunal rejette la requête commune, il fixe aux époux le délai pour introduire une action en divorce.

Analyse juridique

Bases légales applicables

Droits du client

Les époux peuvent demander le divorce ensemble, par une requête commune, s’ils produisent une convention complète sur les effets du divorce et des conclusions communes relatives aux enfants (art. 111 al. 1 CC). S’ils ne s’entendent que sur une partie des points, ils peuvent confier au juge le soin de trancher le reste (art. 112 CC).

Obligations de la partie adverse

Les deux époux agissent ensemble. Chacun doit signer la requête et s’engager sur la convention. Le juge les entend séparément puis ensemble, et s’assure qu’ils ont agi après mûre réflexion et de leur plein gré (art. 111 al. 1 et 2 CC).

Délais légaux à respecter

  • Aucun délai légal pour déposer la requête commune.
  • Après un rejet de la requête commune, le délai pour introduire une action en divorce est celui que fixe le tribunal.
  • La date de l’audition et le délai de convocation ne sont pas chiffrés : le tribunal convoque les parties si la requête est complète.

Stratégie déployée

Options envisagées

Trois voies s’offraient à Carmen Z. :

  • Divorce sur requête commune avec accord complet : convention complète déposée dès le départ.
  • Requête commune avec accord partiel : le juge tranche les points restés ouverts.
  • Action unilatérale en divorce : procédure contradictoire, plus longue.
Option retenue

Divorce sur requête commune avec accord complet

Justification du choix

Les époux étaient d’accord sur tous les effets du divorce. La requête commune permettait de régler le tout en une procédure, avec une audition, sans débat contradictoire.

Intervenants externes

Tribunal de première instance du canton du Jura (juge civil) Avocat des époux Le cas échéant

Étapes de la procédure

  1. Rédiger la convention : enfants, contribution d’entretien, prévoyance professionnelle, régime matrimonial, logement.
  2. Préparer la requête : elle contient les noms et adresses des époux, la demande commune de divorce, la convention complète, les conclusions communes relatives aux enfants, les pièces nécessaires, la date et les signatures (art. 285 CPC). Le formulaire de l’Office fédéral de la justice peut servir, mais n’est pas obligatoire : une convention écrite conforme au CPC suffit.
  3. Déposer la requête auprès du Tribunal de première instance du canton du Jura, à Porrentruy. Le dépôt électronique passe par une messagerie sécurisée homologuée, et l’avance de frais peut être demandée ou faire l’objet d’une requête d’assistance judiciaire.
  4. Participer à l’audition : le tribunal convoque les parties et les entend séparément puis ensemble. L’audition peut avoir lieu en plusieurs séances (art. 111 al. 1 CC).
  5. Recevoir le jugement : si les conditions sont remplies, le tribunal ratifie la convention et prononce le divorce.

Résultat obtenu

Décision favorable

Dans le cas de Carmen Z., le tribunal entend les époux, constate que la convention est claire, complète et pas manifestement inéquitable, la ratifie et prononce le divorce. Les frais et la durée varient selon les circonstances.

Durée totale : variable selon le tribunal et la complexité du dossier

Enseignements clés

La convention doit être complète avant le dépôt : elle n’est valable qu’une fois ratifiée par le tribunal, qui vérifie qu’elle est claire, complète et pas manifestement inéquitable (art. 279 CPC). Le jugement ne peut être attaqué que par un appel pour vice du consentement (art. 289 CPC). Les résultats varient selon les circonstances de chaque couple.

Comment éviter cette situation

Signaux d'alerte

  • Un point de la convention reste flou ou non chiffré.
  • Un époux hésite encore : le juge contrôle que la décision est libre et mûrement réfléchie.
  • Les questions de prévoyance professionnelle ne sont pas traitées.

Bonnes pratiques

  • Rassembler les pièces nécessaires avant le dépôt.
  • Faire relire la convention par un avocat.
  • Consulter le tarif du tribunal pour connaître l’avance de frais.
  • Déposer par messagerie sécurisée homologuée si le dépôt est électronique.

Erreurs courantes à éviter

  • Déposer une convention incomplète.
  • Envoyer la requête par courriel ordinaire.
  • Signer sans avoir réfléchi à toutes les conséquences financières.

Points clés à retenir

  • Requête commune avec convention complète (art. 111 CC, art. 285 CPC)
  • Audition séparée puis commune
  • Convention valable une fois ratifiée (art. 279 CPC)
  • Appel limité au vice du consentement (art. 289 CPC)

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Questions fréquentes

Oui, la loi n’impose pas d’avocat pour une requête commune. L’avocat reste utile pour rédiger une convention complète.

Elle contient les noms et adresses des époux, la demande commune de divorce, la convention complète, les conclusions communes relatives aux enfants, les pièces nécessaires, la date et les signatures (art. 285 CPC).

Le juge entend les époux séparément puis ensemble. Il s’assure qu’ils agissent après mûre réflexion et de leur plein gré (art. 111 CC). L’audition peut avoir lieu en plusieurs séances.

L’Office fédéral de la justice met à disposition un formulaire de requête commune, non obligatoire : une convention écrite conforme au CPC suffit.

Si les conditions ne sont pas remplies, le tribunal rejette la requête commune et fixe aux époux le délai pour introduire une action en divorce, selon le CPC.

Seulement par un appel pour vice du consentement (art. 289 CPC). Le délai d’appel doit être vérifié dans la décision.

Sources et références

  • CC art. 111 et 112 (https://juriup.ch/lois/cc/art-111/) ; CPC art. 279, 285 et 289 (https://juriup.ch/lois/cpc/art-285/) ; Tribunal de première instance du canton du Jura (https://www.jura.ch/fr/Autorites/JUST/Instances-judiciaires/Tribunal-de-premiere-instance/Tribunal-de-premiere-instance.html) ; formulaires de l'Office fédéral de la justice (https://www.bj.admin.ch/fr/formulaires-pour-les-requetes-des-parties)

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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.

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  • 6 questions
  • Art. 111 à 115 CC
  • Garde, pension, LPP
Base légale
Art. 111 ss CC
Durée
~ 3 minutes
À jour
Septembre 2026

Chaque situation est différente. Le résultat est une estimation fondée sur les règles générales : il dépend des circonstances de votre dossier et ne remplace pas l’avis personnalisé d’un avocat ou d’un juriste.

Question 1 sur 6
Êtes-vous d'accord sur le principe du divorce ?
Question 2 sur 6
Êtes-vous d'accord sur la garde et le droit de visite des enfants ?
Question 3 sur 6
Êtes-vous d'accord sur les aspects financiers (pension, partage des biens, LPP) ?
Question 4 sur 6
Depuis combien de temps êtes-vous séparés ?
Question 5 sur 6
Avez-vous consulté un médiateur familial ?
Question 6 sur 6
Y a-t-il une situation de violence domestique ou d'urgence ?
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Avertissement - Ce diagnostic est indicatif. La durée et la complexité d'un divorce dépendent de nombreux facteurs (patrimoine, enfants, coopération, canton). Consultez un avocat ou un juriste en droit de la famille.
01 - Comprendre

Les trois procédures de divorce en droit suisse

La procédure dépend du degré d’accord entre les époux : sur le principe du divorce d’abord, puis sur ses effets (enfants, pensions, prévoyance, biens). C’est exactement ce que le diagnostic vérifie.

Requête commune avec accord complet (art. 111 CC). Les époux déposent ensemble une demande de divorce, une convention complète sur les effets du divorce, les pièces nécessaires et leurs conclusions communes relatives aux enfants (art. 285 CPC). Le juge les entend séparément et ensemble, s’assure qu’ils ont décidé après mûre réflexion et de leur plein gré et que la convention peut être ratifiée, puis prononce le divorce. Aucun délai de réflexion n’est imposé depuis 2010.

Requête commune avec accord partiel (art. 112 CC). Les époux sont d’accord pour divorcer mais confient au juge les effets sur lesquels ils ne s’entendent pas, par exemple la contribution d’entretien ou la garde. Chacun dépose des conclusions motivées sur ces points (art. 286 CPC) ; la suite de la procédure est contradictoire et la procédure simplifiée s’applique (art. 288 al. 2 CPC).

Demande unilatérale (art. 114 et 115 CC). Si l’un des époux refuse le divorce, l’autre peut l’exiger lorsque les conjoints ont vécu séparés pendant deux ans au moins au début de la litispendance (art. 114 CC). Avant ce délai, le divorce n’est possible que si des motifs sérieux, non imputables au demandeur, rendent la continuation du mariage insupportable (art. 115 CC) ; les tribunaux l’admettent restrictivement. La demande peut être déposée sans motivation écrite (art. 290 CPC) ; le tribunal cite ensuite les parties, vérifie le motif de divorce et tente de trouver un accord sur les effets (art. 291 CPC).

Où déposer la demande. Le tribunal du domicile de l’un des époux est impérativement compétent (art. 23 CPC). Il n’y a pas de tentative de conciliation préalable devant une autorité de conciliation (art. 198 let. c CPC). Pour estimer les frais judiciaires selon le canton, consultez notre calculateur de frais de justice.

Séparation pour divorcer seul 2 ans Au début de la litispendance (art. 114 CC)
Partage de la prévoyance Moitié Avoirs acquis pendant le mariage (art. 123 CC)
Conciliation préalable Aucune Pas pour le divorce (art. 198 let. c CPC)
Tribunal compétent Domicile d’un époux For impératif (art. 23 CPC)

Les effets du divorce à régler dans la convention

Effet du divorceRègle applicable
Autorité parentale et gardeL’autorité parentale conjointe est la règle (art. 296 al. 2 CC). Le juge examine la garde alternée si un parent ou l’enfant la demande (art. 298 al. 2ter CC) et règle les relations personnelles (art. 273 CC).
Contribution d’entretien des enfantsElle couvre les besoins de l’enfant et la contribution de prise en charge (art. 285 CC).
Contribution d’entretien entre ex-épouxDue si l’on ne peut raisonnablement attendre d’un époux qu’il pourvoie lui-même à son entretien convenable (art. 125 CC).
Partage de la prévoyance professionnellePrestations de sortie acquises pendant le mariage partagées par moitié, y compris les versements anticipés pour le logement (art. 123 CC).
Liquidation du régime matrimonialSous la participation aux acquêts (art. 181 CC), chaque époux reprend ses biens propres et le bénéfice des acquêts est partagé. Le régime est dissous au jour de la demande (art. 204 al. 2 CC).
Logement de la familleLe juge peut attribuer le bail à l’un des époux, ou un droit d’habitation de durée limitée sur le logement appartenant à l’autre, si la présence d’enfants ou d’autres motifs importants le justifient (art. 121 CC).
02 - Cadre

Enfants, pensions et prévoyance : les points de vigilance

Les enfants. Le juge règle l’autorité parentale, la garde, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à la prise en charge, et la contribution d’entretien, en tenant compte de toutes les circonstances importantes pour le bien de l’enfant, d’une éventuelle requête commune des parents et, autant que possible, de l’avis de l’enfant (art. 133 CC). Il entend les parents personnellement (art. 297 CPC) et les enfants, par lui-même ou par un tiers, pour autant que leur âge ou d’autres justes motifs ne s’y opposent pas (art. 298 CPC). Il peut exhorter les parents à tenter une médiation (art. 297 al. 2 CPC).

La contribution entre ex-époux. Le juge tient compte notamment de la répartition des tâches pendant le mariage, de sa durée, du niveau de vie, de l’âge et de la santé, des revenus, de la prise en charge des enfants et de la formation des époux (art. 125 al. 2 CC). La jurisprudence récente du Tribunal fédéral met l’accent sur l’indépendance financière de chacun après le divorce : il n’existe pas de durée de mariage qui donne automatiquement droit à une pension. Le juge peut prévoir une indexation au coût de la vie (art. 128 CC). Estimez les montants avec nos calculateurs de contribution d’entretien du conjoint et de pension alimentaire enfant.

La prévoyance professionnelle. Les prétentions acquises durant le mariage et jusqu’à l’introduction de la procédure sont partagées (art. 122 CC), par moitié pour les prestations de sortie (art. 123 CC). Les époux ne peuvent y renoncer ou s’écarter du partage par moitié dans leur convention qu’à condition qu’une prévoyance vieillesse et invalidité adéquate reste assurée (art. 124b al. 1 CC) ; le juge peut aussi s’en écarter pour de justes motifs (art. 124b al. 2 CC). Simulez le partage avec notre outil de partage LPP au divorce.

Le régime matrimonial et le droit successoral. Les époux divorcés cessent d’être héritiers l’un de l’autre et perdent, sauf clause contraire, les avantages prévus par testament ou pacte successoral (art. 120 CC). Le régime est liquidé selon ses propres règles, avec dissolution au jour de la demande (art. 204 al. 2 CC) : voir notre outil partage du régime matrimonial. Depuis 2023, un conjoint peut même perdre sa réserve si le décès survient pendant une procédure de divorce introduite sur requête commune ou après deux ans de séparation (art. 472 CC) : voir notre diagnostic succession.

Un époux peut demander le divorce lorsque, au début de la litispendance ou au jour du remplacement de la requête par une demande unilatérale, les conjoints ont vécu séparés pendant deux ans au moins.

Art. 114 du Code civil suisse
03 - Pratique

Avant le divorce : séparation, urgences et préparation du dossier

La plupart des couples se séparent avant de divorcer. Les mesures protectrices de l’union conjugale permettent de fixer les règles de cette période, et des mesures urgentes existent en cas de violence.

Mesures protectrices de l’union conjugale. Si la suspension de la vie commune est fondée, le juge fixe les contributions d’entretien des enfants et de l’époux, statue sur le logement et le mobilier et peut ordonner la séparation de biens (art. 176 CC). Il règle aussi la situation des enfants mineurs. La procédure sommaire s’applique (art. 271 CPC). La date de séparation compte pour le délai de deux ans de l’art. 114 CC : conservez les preuves (nouveau bail, courriers, témoins).

Violence domestique. En cas de danger immédiat, appelez la police (117). Le juge peut interdire à l’auteur de vous approcher, de fréquenter certains lieux ou de vous contacter, et l’expulser du logement commun pour une période déterminée (art. 28b CC), y compris dans le cadre de mesures protectrices (art. 172 al. 3 CC). En cas d’urgence particulière, il peut statuer sans entendre l’autre partie (art. 265 CPC). Les centres de consultation LAVI offrent une aide gratuite aux victimes.

Préparer le dossier. Réunissez les pièces utiles : certificats de salaire, déclarations fiscales, relevés bancaires, attestations de prévoyance des deux époux, contrat de mariage, bail ou titres de propriété, budget des enfants. Une convention claire et complète est la condition d’un divorce sur requête commune. Si vos ressources sont insuffisantes et votre cause n’est pas dépourvue de chances de succès, vous pouvez demander l’assistance judiciaire (art. 117 CPC).

Se faire conseiller. L’avocat n’est pas obligatoire, mais un conseil est utile dès qu’il y a des enfants, un bien immobilier, une entreprise, une prévoyance importante, un désaccord ou un élément international. JuriUp vous oriente vers un spécialiste du droit de la famille avec une réponse sous 48 h ouvrées.

04 - FAQ

Questions fréquentes

La loi ne fixe pas de durée de procédure : elle dépend du tribunal, du nombre de points litigieux et de la présence d’enfants. Aucun délai de réflexion n’est exigé en cas de requête commune (art. 111 CC). En revanche, sans l’accord de l’autre époux, il faut en principe avoir vécu séparés pendant deux ans au début de la procédure (art. 114 CC).

Oui, par une demande unilatérale, lorsque les époux ont vécu séparés pendant au moins deux ans au début de la litispendance (art. 114 CC). Avant ce délai, il faut démontrer des motifs sérieux, non imputables au demandeur, qui rendent la continuation du mariage insupportable (art. 115 CC). En attendant, les mesures protectrices de l’union conjugale règlent la séparation (art. 176 CC).

En cas d’accord complet, les époux présentent une convention sur tous les effets du divorce et le juge la ratifie après les avoir entendus (art. 111 CC). En cas d’accord partiel, ils sont d’accord sur le divorce mais demandent au juge de trancher les points restants (art. 112 CC). La procédure devient alors contradictoire sur ces points (art. 288 CPC).

Le juge décide selon le bien de l’enfant, en tenant compte de toutes les circonstances importantes et, autant que possible, de son avis (art. 133 CC). L’autorité parentale conjointe reste la règle (art. 296 CC). Le juge examine la garde alternée si un parent ou l’enfant la demande (art. 298 al. 2ter CC). L’enfant est entendu personnellement, sauf si son âge ou de justes motifs s’y opposent (art. 298 CPC).

Oui. Les prestations de sortie acquises pendant le mariage et jusqu’à l’introduction de la procédure sont partagées par moitié, y compris les avoirs de libre passage et les versements anticipés pour le logement (art. 122 et 123 CC). Une renonciation n’est possible que si une prévoyance vieillesse et invalidité adéquate reste assurée (art. 124b CC). Le partage se fait par transfert entre institutions de prévoyance.

Seulement si l’on ne peut raisonnablement attendre de vous que vous pourvoyiez vous-même à votre entretien convenable, y compris une prévoyance vieillesse appropriée (art. 125 CC). Le juge examine notamment la répartition des tâches pendant le mariage, sa durée, l’âge, la santé, la formation et la prise en charge des enfants. La pension peut être refusée si elle est manifestement inéquitable (art. 125 al. 3 CC).

Non, la représentation n’est pas obligatoire, et de nombreux couples déposent une requête commune sans avocat. Un conseil est toutefois recommandé en présence d’enfants, d’un bien immobilier, d’une entreprise, d’avoirs de prévoyance importants ou d’un désaccord. En cas de ressources insuffisantes, l’assistance judiciaire peut couvrir les frais (art. 117 CPC).

Lorsque la présence d’enfants ou d’autres motifs importants le justifient, le juge peut attribuer à l’un des époux le bail du logement familial, ou un droit d’habitation de durée limitée si le logement appartient à l’autre, moyennant une indemnité équitable (art. 121 CC). Pendant la séparation, le juge des mesures protectrices statue sur l’usage du logement (art. 176 CC). Un bien en copropriété est réparti lors de la liquidation du régime matrimonial.

Au tribunal du domicile de l’un des époux, qui est impérativement compétent (art. 23 CPC). Il n’y a pas de procédure de conciliation préalable (art. 198 let. c CPC). Selon le canton, il s’agit par exemple du tribunal d’arrondissement dans le canton de Vaud ou du Tribunal de première instance à Genève.

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    Dernière mise à jour de cette page : 17 octobre 2026.

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