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Cas pratique · Droit des sociétés · Litige contractuel · Genève
Action en responsabilité contre un administrateur dans le canton de Genève : procédure et conditions
Dans le canton de Genève, une action en responsabilité contre un administrateur de SA peut être intentée dans un délai de 5 ans (art. 754 CO). La procédure nécessite de prouver la violation des devoirs et le dommage causé à la société.
Lecture2 min
UrgenceModérée
Durée totalegénéralement de 12 à 24 mois
IssueAccord transactionnel
Profil clientEntrepreneur
SecteurCommerce de détail
ContexteActionnaire minoritaire d'une SA
RégionGenève
La situation
Contexte initial
Marc D., actionnaire minoritaire d’une société anonyme genevoise active dans le commerce de détail, constate des irrégularités graves dans la gestion de l’entreprise par l’administrateur unique, entraînant un dommage financier important pour la société.
L'élément déclencheur
Plusieurs semaines plus tôt, un audit indépendant confirme que l’administrateur a engagé des dépenses personnelles sur le compte de la société pour un montant de CHF 45’000, sans lien avec l’activité sociale.
Les enjeux
Financiers
Récupération du dommage de CHF 45'000 pour la société
Humains
Rupture de confiance entre l'actionnaire et l'administrateur
Délai critique
5 ans à compter du jour où la personne lésée a eu connaissance du dommage et de la personne responsable (art. 754 CO)
Analyse juridique
Bases légales applicables
CO art. 754 – Responsabilité de l’administration
CO art. 759 – Solidarité
Droits du client
L’actionnaire peut intenter une action en responsabilité contre l’administrateur pour le dommage causé à la société, à condition de prouver la violation des devoirs, le dommage, et le lien de causalité.
Obligations de la partie adverse
L’administrateur doit réparer le dommage causé par la violation intentionnelle ou par négligence de ses devoirs.
Délais légaux à respecter
Prescription relative de 5 ans (art. 754 CO)
Stratégie déployée
Options envisagées
Deux options :
Négociation amiable
Action en justice
Option retenue
Action en justice devant le Tribunal de première instance
Justification du choix
L’administrateur refusant de reconnaître les faits, la voie judiciaire est nécessaire pour obtenir réparation.
Intervenants externes
Tribunal de première instance du canton de Genève
Étapes de la procédure
Mise en demeure
Tentative de conciliation
Dépôt de la demande au Tribunal de première instance
Résultat obtenu
Accord transactionnel
Dans le cas de Marc D., une transaction est trouvée en cours de procédure, l'administrateur acceptant de rembourser CHF 35'000 à la société. Les résultats varient selon les preuves apportées.
Durée totale : généralement de 12 à 24 mois
Témoignage du client
Citation illustrative non attribuée à une personne réelle
E
Entrepreneur · GenèveTémoignage anonymisé · Accompagné par JuriUp
Enseignements clés
L’action en responsabilité nécessite des preuves solides de la violation des devoirs et du dommage.
Comment éviter cette situation
Signaux d'alerte
Refus de l’administrateur de justifier certaines dépenses
Bonnes pratiques
Rassembler toutes les preuves documentaires (extraits de compte, rapports d’audit)
Erreurs courantes à éviter
Attendre l’expiration du délai de prescription de 5 ans
Points clés à retenir
Délai de prescription de 5 ans
Preuve de la violation des devoirs nécessaire
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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.
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Diagnostic
Diagnostic contrat : vices, clauses abusives et résiliation
Diagnostiquez la validité de votre contrat : vices du consentement, clauses abusives, conditions de résiliation, force majeure.
Quiz contractuelCode des obligationsSuisse romande
Durée~ 2 minutes
Base légaleArt. 1 ss CO
NiveauDiagnostic
À jourJanvier 2026
Question 1 / 6
Quel type de contrat est concerné ?
Question 2 / 6
Quel est le problème rencontré ?
Question 3 / 6
Avez-vous envoyé une mise en demeure écrite ?
La mise en demeure est en principe obligatoire avant de pouvoir agir (art. 102 CO).
Question 4 / 6
Avez-vous fixé un délai supplémentaire pour l'exécution ?
Art. 107 CO : avant de résoudre le contrat, un délai supplémentaire raisonnable est en principe nécessaire.
Question 5 / 6
Le dommage est-il chiffrable ?
Pouvez-vous estimer un montant (pertes, frais, manque à gagner) ?
Question 6 / 6
Avez-vous vérifié le délai de prescription ?
Prescription générale : 10 ans (art. 127 CO). Vente : 2 ans (art. 210 CO). Travail : 5 ans (art. 128 CO).
Analyse contractuelle
Articles CO applicables
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Réponse en 48 hDonnées protégées (nLPD / RGPD)Suisse romandeSans engagement
Avertissement juridique - Ce diagnostic fournit une orientation indicative basée sur le Code des obligations suisse. Les actions possibles dépendent des circonstances concrètes de chaque cas. La prescription, les clauses contractuelles et les usages sectoriels peuvent modifier l'analyse. Consultez un avocat pour un avis personnalisé.
01 - Comprendre
Comprendre la validité d'un contrat
Un contrat suisse est en principe contraignant dès l'accord des parties (art. 1 CO), mais plusieurs vices peuvent le rendre annulable, nul ou résiliable de manière anticipée. Diagnostiquer un contrat litigieux, c'est confronter votre situation aux causes légales d'invalidation : erreur, dol, crainte, lésion, illicéité, ainsi qu'aux clauses spécifiques de résiliation et aux cas de force majeure.
Le Code des obligations distingue plusieurs vices du consentement : erreur essentielle (art. 23-24 CO), dol - tromperie intentionnelle (art. 28 CO), crainte fondée - pression illicite (art. 29-30 CO). Ces vices ouvrent un droit d'invalidation dans 1 an dès la découverte (art. 31 CO). La lésion (art. 21 CO) - disproportion évidente entre prestations exploitant la gêne du contractant - ouvre aussi la résiliation avec restitution. Au-delà, l'illicéité du contenu (art. 19-20 CO) entraîne la nullité absolue, opposable en tout temps.
Pour la résiliation, distinguer contrats de durée déterminée (échéance prévue, résiliation extraordinaire pour justes motifs uniquement) et de durée indéterminée (résiliation ordinaire avec délai). Les contrats de mandat (art. 404 CO) sont résiliables en tout temps mais avec dommages-intérêts si résiliation "en temps inopportun". Les contrats de bail, de travail, d'assurance ont des règles spécifiques (délais minimaux, motifs admis, formes prescrites). La force majeure et l'impossibilité subséquente (art. 119 CO) éteignent l'obligation devenue impossible sans faute du débiteur.
Délai invalidation1 anDès découverte vice
Résiliation mandatEn tout tempsArt. 404 CO
Action libération dette3 ansDommages art. 60 CO
Forme contratLibreSauf cas spéciaux
Vices et leviers à examiner
Erreur essentielle (art. 23-24 CO)Vous vous êtes trompé sur un élément essentiel (objet, contenu, qualité importante, base nécessaire). Invalidation possible dans 1 an dès la découverte.
Dol (art. 28 CO)L'autre partie vous a trompé volontairement ou par silence dolosif (réticence sur défaut connu). Annulation + dommages-intérêts.
Lésion (art. 21 CO)Disproportion évidente entre prestations exploitant votre gêne, légèreté ou inexpérience. Délai d'invalidation : 1 an.
Illicéité ou contrariété aux mœursObjet contraire à la loi ou aux bonnes mœurs (art. 19-20 CO). Nullité absolue, opposable en tout temps, sans délai.
Force majeure ou impossibilitéÉvénement extérieur, imprévisible, irrésistible empêchant l'exécution. Extinction de l'obligation (art. 119 CO) - pandémie, incendie, mesures officielles.
02 - Cadre
Délais et procédure d'invalidation
L'invalidation pour erreur, dol ou crainte se manifeste par une déclaration unilatérale du contractant lésé, dans le délai d'un an dès la découverte du vice (art. 31 CO). Forme libre mais prouvable - recommandée en lettre signature avec mention expresse du motif. À défaut d'invalidation dans le délai, le contrat est ratifié implicitement et devient incontestable. Les dommages-intérêts négatifs (intérêt négatif au contrat) restent dus en cas de dol même sans invalidation.
La nullité absolue pour illicéité (art. 19-20 CO) opère ex tunc (depuis l'origine) et n'a pas de délai. Toute personne intéressée peut s'en prévaloir à tout moment, même hors procédure. Les prestations déjà fournies se restituent selon les règles de l'enrichissement illégitime (art. 62 ss CO), avec une exception : les prestations consenties pour un objet immoral ne se restituent pas (art. 66 CO - "in pari turpitudine, melior est causa possidentis"). La distinction nullité partielle (clause illicite uniquement) / nullité totale dépend de l'intention probable des parties au moment de la conclusion.
La partie induite à contracter par le dol de l'autre n'est pas obligée, même si son erreur n'est pas essentielle. Le dol commis par un tiers n'empêche pas la partie qu'il atteint d'être obligée, à moins que l'autre partie ne l'ait connu ou dû connaître.
Art. 28 CO - Code des obligations03 - Pratique
Au-delà du diagnostic : invalider ou résilier proprement
Invalidation pour vice du consentement : déclaration unilatérale par lettre recommandée à l'autre partie dans 1 an dès la découverte du vice, avec mention expresse du motif (erreur essentielle, dol, crainte fondée) et de l'événement déclencheur. Conserver les preuves : SMS, emails, témoins, certificats médicaux pour la crainte. La forme est libre mais la preuve doit être solide. Sans invalidation dans le délai, le contrat est ratifié implicitement et devient incontestable.
Consulter un avocat avant action : la qualification (vice, lésion, illicéité, force majeure) détermine la stratégie procédurale. Pour les contrats commerciaux importants, une médiation amiable peut éviter une procédure longue. Action en restitution des prestations à engager dans 3 ans dès la connaissance (art. 60 CO). Pour les conditions générales abusives en B2C, l'art. 8 LCD permet de supprimer toute clause créant un déséquilibre notable. Frais d'avocat partiellement couverts par la protection juridique. JuriUp oriente sous 48 h ouvrées.
04 - FAQ
Questions fréquentes
Invoquer la crainte fondée (art. 29-30 CO) : pression illicite (chantage, menace, abus d'autorité) ayant déterminé votre consentement. Notifier l'autre partie par lettre recommandée dans l'année suivant la cessation de la pression, en indiquant expressément le motif d'invalidation et l'événement déclencheur. La procédure judiciaire suit en cas de contestation (action en restitution des prestations). Conservez toutes les preuves : SMS, témoins, certificats médicaux. La crainte révérentielle (peur d'un proche) ne suffit pas : il faut une menace illicite caractérisée.
Oui généralement : la liberté de la forme est le principe (art. 11 CO). Sauf forme spéciale exigée par la loi : forme écrite simple pour cession de créances (art. 165 CO), reconnaissance de dette (art. 17 CO), cautionnement simple ; forme authentique (notaire) pour vente immobilière, donation, pacte successoral, reconnaissance d'enfant. Un contrat verbal est valable mais difficile à prouver - d'où l'intérêt de tout mettre par écrit ou de conserver des emails de confirmation. La loi sur l'agence et certains contrats de service exigent un écrit pour la résiliation.
Oui, le mandat est résiliable en tout temps par l'une ou l'autre partie (art. 404 CO). Cette règle est d'ordre public et ne peut être valablement écartée par contrat. Toutefois, une résiliation "en temps inopportun" oblige à indemniser le préjudice causé à l'autre partie (frais engagés, manque à gagner sur des prestations en cours). Pour un avocat, un fiduciaire ou un médecin, la résiliation au milieu d'une mission complexe peut entraîner des dommages-intérêts substantiels - d'où l'intérêt d'un préavis raisonnable.
Non en règle générale : la nullité partielle opère (art. 20 al. 2 CO) - la clause illicite tombe, le reste du contrat survit. Sauf si l'on peut démontrer que les parties n'auraient pas conclu sans cette clause. Pour les conditions générales (CG) abusives dans contrats avec consommateur, l'art. 8 LCD permet de supprimer toute clause créant un "déséquilibre notable" au détriment du consommateur. Cette protection s'étend aux conditions générales bancaires, d'assurance, de location de véhicules, etc.
Un événement extérieur, imprévisible et irrésistible qui empêche l'exécution de l'obligation sans faute du débiteur. Exemples : catastrophe naturelle, guerre, pandémie avec mesures officielles d'interdiction, grève générale. La conséquence : extinction de l'obligation (art. 119 CO) sans dommages-intérêts. Le contrat peut prévoir des clauses spécifiques de force majeure plus larges ("hardship", changement substantiel de circonstances). Une simple difficulté économique ne suffit pas - le critère est l'impossibilité, pas la rentabilité dégradée.
Un an dès la découverte du vice (art. 31 CO) pour erreur, dol et crainte fondée. Au-delà, le contrat est ratifié implicitement et devient incontestable. La nullité absolue pour illicéité ou contrariété aux mœurs (art. 20 CO) n'a pas de délai et est opposable en tout temps. La lésion (art. 21 CO) suit aussi le délai d'un an. Les dommages-intérêts liés à un dol se prescrivent par 3 ans dès la connaissance (art. 60 CO), 10 ans absolu. Conserver les preuves dès le moindre doute pour ne pas laisser passer ces délais courts.
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