Vendre son entreprise à ses salariés, à ses cadres ou à un associé
Vos cadres, un salarié clé ou votre associé veulent reprendre l'entreprise ? Un juriste JuriUp lit votre projet et vous répond sous 48 h ouvrées. Un avocat prend ensuite le relais pour structurer le prix, le financement et la transition.
La confiance est là, le financement est la clé
Un rachat par les cadres, un salarié clé ou un associé rassure les clients et l'équipe : ceux qui reprennent connaissent déjà le métier. La difficulté est souvent le financement. Les repreneurs disposent rarement de tout le prix : on combine leurs fonds propres, un prêt bancaire et souvent un crédit vendeur, c'est-à-dire une partie du prix que vous acceptez de recevoir plus tard. Le montage compte aussi pour vos impôts. En clair : si les repreneurs rachètent par une société et paient votre prix avec l'argent que votre entreprise avait déjà en réserve, une partie du prix peut être imposée chez vous comme un revenu (art. 20a al. 1 let. a LIFD).
Combien vous recevez, et quand
Simulez l'échéancier d'un crédit vendeur : ce qui est payé à la signature, puis chaque année.
| Année | Remboursement | Intérêts | Vous recevez | Reste dû |
|---|
Simulation indicative : remboursement en parts égales, intérêts calculés sur le solde. Le contrat fixe les vraies modalités, le taux et les garanties (par exemple un nantissement des actions).
Vente en une fois ou rachat progressif ?
Deux façons de transmettre à vos cadres, avec leurs avantages et leurs points de vigilance.
Les repreneurs achètent toutes les actions. Une partie du prix est payée plus tard, avec intérêts et garanties. Vous sortez du capital tout de suite.
Les repreneurs achètent une part du capital, puis le solde sur quelques années, à un prix ou selon une formule fixés d'avance. Vous restez associé pendant la transition.
Des ventes échelonnées qui atteignent 20 % en cinq ans comptent pour la liquidation partielle indirecte, surtout si les repreneurs achètent par une société.
Échéancier, nantissement des actions vendues, rang par rapport au prêt bancaire, gouvernance pendant la transition, départ d'un repreneur.
Un montage solide, qui protège d'abord le vendeur
Un juriste JuriUp analyse votre projet. Avec votre accord, un avocat en droit des sociétés prépare ensuite les contrats et défend vos intérêts de vendeur.
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Vous décrivez votre projet
Quelques minutes, en ligne. Vos informations restent confidentielles.
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Un juriste vous répond
Sous 48 h ouvrées : enjeux, points à régler, pièces utiles.
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Un avocat prend le relais
Avec votre accord, un avocat en droit des sociétés de votre canton. Honoraires annoncés avant tout mandat.
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Vous décidez
Vous restez libre de donner suite. Il ne vous convient pas ? Vous pouvez demander un autre avocat.
Après la création du dossier, un juriste JuriUp analyse votre projet : qui reprend, à quel rythme, avec quel financement. Avec votre accord, un avocat en droit des sociétés prépare les contrats : vente des actions ou des parts, crédit vendeur et ses garanties, convention entre associés pendant la transition. Vos repreneurs ont intérêt à se faire conseiller de leur côté : c'est aussi ce qui rend l'accord solide.
À lire aussi : comment structurer un crédit vendeur, le réinvestissement du vendeur, le contrat de transition si vous restez quelques mois, l'impôt sur la vente et toutes les étapes pour vendre son entreprise.
Questions fréquentes sur la reprise par les cadres
Ce qu'il faut savoir avant de vendre votre entreprise à vos cadres, à un salarié ou à votre associé.
Puis-je accorder des facilités de paiement à mes repreneurs ?
Oui, c'est fréquent : on parle de crédit vendeur. Une partie du prix est payée plus tard, avec intérêts. Le contrat doit prévoir des garanties, par exemple un nantissement des actions vendues, et régler son rang par rapport au prêt bancaire.
La vente à mes cadres est-elle exonérée d'impôt ?
Le gain sur des actions de votre fortune privée est en principe exonéré (art. 16 al. 3 LIFD). Mais si les repreneurs rachètent par une société et que, dans les cinq ans, des réserves qui existaient déjà dans votre entreprise lors de la vente servent à payer le prix, une partie du prix peut être imposée chez vous (art. 20a LIFD). Le contrat doit vous protéger contre ce risque.
Dois-je vendre moins cher à mes collaborateurs ?
Rien ne vous y oblige : le prix se négocie. Une décote est parfois consentie en échange d'une transition plus sûre. Un prix nettement inférieur à la valeur peut toutefois être imposé chez l'acheteur, comme revenu ou comme donation selon le cas : faites-le vérifier.
Comment annoncer la reprise à l'équipe et aux clients ?
Préparez l'annonce avec les repreneurs : qui reprend, ce qui change et ce qui ne change pas. Si vous vendez les actifs plutôt que les actions, le personnel doit être informé en temps utile avant le transfert (art. 333a CO). Rester quelques mois aux côtés des repreneurs rassure souvent les clients.
Et si mon associé veut racheter mes parts ?
C'est souvent prévu par une convention d'actionnaires ou d'associés, ou par les statuts d'une Sàrl : droit de préemption, prix ou formule de calcul. Pour une Sàrl, la cession se fait par contrat écrit et, sauf si les statuts y renoncent, doit être approuvée par l'assemblée des associés (art. 785 et 786 CO).
Les autres situations
Chaque vente a ses règles. Retrouvez celle qui vous concerne, ou le guide complet.
Statuts, actionnaires, audit de l'acheteur et transfert des actions.
Voir Remise de commerceBail, personnel, autorisations, contrat de remise et impôts.
Voir Impôt sur la venteGain exonéré, liquidation partielle indirecte, holding, raison individuelle.
Voir Contrat de vente d'actionsRelire, négocier ou rédiger le contrat de vente.
Voir Céder ses parts de SàrlContrat écrit, accord des associés et registre du commerce, en ligne.
Voir Toutes les étapes de la venteLe guide complet pour vendre son entreprise en Suisse.
VoirParlons de votre entreprise
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Dernière mise à jour de cette page : 29 octobre 2026.