Cas pratique · Droit de la famille · Divorce / Séparation · Neuchâtel

Divorce par consentement mutuel dans le canton de Neuchâtel : requête, convention et audition

Dans le canton de Neuchâtel, des époux qui s'entendent peuvent divorcer par une requête commune accompagnée d'une convention complète sur les effets du divorce (art. 111 CC, art. 285 CPC). Le tribunal les entend séparément puis ensemble, vérifie que leur consentement est libre, puis prononce le divorce et ratifie la convention (art. 288 al. 1 CPC). Les résultats varient selon le contenu de la convention et les circonstances.

Lecture 5 min
Urgence Modérée
Durée totale variable selon l'agenda du tribunal
Issue Décision favorable

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Profil client Couple / Famille
Secteur Sans objet
Contexte Couple marié avec un enfant mineur, domicilié dans le canton de Neuchâtel
Région Neuchâtel

La situation

Contexte initial

Vesna L., employée de commerce dans le canton de Neuchâtel, est mariée depuis onze ans et a une fille de huit ans. Son mari, Davide K., et elle vivent séparés depuis plusieurs mois. Ils s’entendent sur l’essentiel : la garde de l’enfant, le logement et le partage de la prévoyance professionnelle. Ils veulent divorcer sans conflit.

L'élément déclencheur

Au printemps, Vesna L. et Davide K. décident de divorcer ensemble. Ils se demandent s’ils doivent saisir le tribunal chacun de leur côté ou déposer un seul document. Ils ignorent aussi ce que le juge vérifiera lors de l’audition.

Les enjeux

Financiers

Exemple de convention : contribution d'entretien de CHF 800 par mois pour l'enfant, répartition de la prévoyance professionnelle, reprise du logement par Vesna L. Ces montants sont illustratifs.

Humains

Préserver une relation de coparentalité apaisée et éviter un procès long qui fragiliserait l'enfant.

Délai critique

Aucun délai légal ne court pour déposer la requête commune. En cas d'appel après le jugement, le délai est de 30 jours dès la notification de la décision motivée (art. 311 al. 1 CPC).

Analyse juridique

Bases légales applicables

Droits du client

Vous pouvez demander le divorce ensemble par une requête commune, si vous produisez une convention complète sur les effets du divorce, accompagnée des documents nécessaires et de vos conclusions communes relatives aux enfants (art. 111 al. 1 CC). Si vous ne vous entendez pas sur tout, vous pouvez divorcer ensemble et confier au juge les points en désaccord (art. 112 al. 1 CC).

Obligations de la partie adverse

Chaque époux doit déposer une requête commune qui contient les noms et adresses des époux, la demande commune de divorce, la convention complète, les conclusions communes relatives aux enfants, les pièces nécessaires, la date et les signatures (art. 285 CPC). Le juge s’assure que vous avez déposé la requête et conclu la convention après mûre réflexion et de votre plein gré (art. 111 al. 2 CC).

Délais légaux à respecter

  • Dépôt de la requête commune : aucun délai de séparation n’est exigé par les art. 111 et 112 CC.
  • Appel après le jugement : 30 jours dès la notification de la décision motivée (art. 311 al. 1 CPC).
  • Si la requête est rejetée : le tribunal fixe à chaque époux un délai pour introduire une action en divorce (art. 288 al. 3 CPC).

Stratégie déployée

Options envisagées

Trois voies s’offraient à Vesna L. et Davide K. :

  • Requête commune avec accord complet : une seule requête, une convention complète, une audition.
  • Requête commune avec accord partiel : les époux divorcent ensemble et le juge tranche les points litigieux (art. 112 CC).
  • Action unilatérale en divorce : un seul époux saisit le tribunal, ce qui suppose une procédure plus longue.
Option retenue

Requête commune avec convention complète

Justification du choix

Les époux s’accordent sur la garde, la contribution d’entretien, le logement et la prévoyance. La requête commune permet de régler tous ces points dans un seul document. Le juge n’a plus qu’à vérifier leur volonté libre et à ratifier la convention.

Intervenants externes

Tribunal compétent du canton de Neuchâtel Avocat Si les époux souhaitent être conseillés sur la convention Caisse de pension Pour les données de prévoyance professionnelle.

Étapes de la procédure

  1. Rédiger la convention : elle règle tous les effets du divorce.
  2. Réunir les pièces nécessaires : justificatifs de revenus, de fortune et de prévoyance.
  3. Déposer la requête commune auprès du tribunal compétent du canton de Neuchâtel, signée par les deux époux (art. 285 CPC).
  4. Participer à l’audition : si la requête est complète, le tribunal convoque les parties (art. 287 CPC). Le juge les entend séparément puis ensemble, et l’audition peut avoir lieu en plusieurs séances (art. 111 al. 1 CC).
  5. Recevoir le jugement : si les conditions sont remplies, le tribunal prononce le divorce et ratifie la convention (art. 288 al. 1 CPC).

Résultat obtenu

Décision favorable

Dans le cas de Vesna L. et Davide K., le tribunal entend les époux, constate qu'ils agissent librement et prononce le divorce en ratifiant la convention, qui prévoit une contribution de CHF 800 par mois pour l'enfant. Les résultats varient selon les circonstances de chaque couple et le contenu de la convention.

Durée totale : variable selon l'agenda du tribunal

Enseignements clés

La requête commune suppose une convention complète sur tous les effets du divorce. Le juge n’homologue pas un accord qu’il estime pris sans réflexion ou sous pression. Les montants cités dans ce cas sont des exemples et les résultats varient selon les situations.

Comment éviter cette situation

Signaux d'alerte

  • Un point de la convention reste ouvert, par exemple la prévoyance professionnelle.
  • L’un des époux hésite ou signe sous pression : le juge vérifie que le consentement est libre (art. 111 al. 2 CC).
  • Une pièce nécessaire manque : la requête n’est alors pas complète.

Bonnes pratiques

  • Rédiger la convention avec précision sur chaque effet du divorce : enfants, entretien, logement, prévoyance.
  • Joindre les pièces nécessaires dès le dépôt.
  • Se faire conseiller par un avocat avant de signer.
  • Se préparer à l’audition séparée puis commune.

Erreurs courantes à éviter

  • Déposer une convention incomplète.
  • Oublier les conclusions communes relatives aux enfants (art. 285 CPC).
  • Croire que l’appel permet de rediscuter la convention : il n’est possible que pour vice du consentement (art. 289 CPC).

Points clés à retenir

  • Requête commune avec convention complète et conclusions communes relatives aux enfants (art. 285 CPC)
  • Audition séparée puis commune (art. 111 al. 1 CC)
  • Accord partiel possible, le juge tranche le reste (art. 112 CC)
  • Appel limité au vice du consentement, dans les 30 jours (art. 289 et 311 CPC)

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Questions fréquentes

Non. Vous pouvez divorcer ensemble et confier au juge les effets du divorce sur lesquels subsiste un désaccord (art. 112 al. 1 CC). Pour un accord complet, vous produisez une convention complète (art. 111 al. 1 CC).

Elle contient les noms et adresses des époux, la demande commune de divorce, la convention complète, les conclusions communes relatives aux enfants, les pièces nécessaires, la date et les signatures (art. 285 CPC).

C’est le tribunal civil de première instance compétent du canton de Neuchâtel qui traite les procédures de divorce, sur requête commune ou sur demande unilatérale. Renseignez-vous auprès de ce tribunal sur le site officiel du canton pour connaître le lieu de dépôt selon votre domicile.

Oui. Le tribunal convoque les parties à une audition (art. 287 CPC). Le juge les entend séparément puis ensemble (art. 111 al. 1 CC).

Le tribunal rejette la requête commune et fixe à chaque époux un délai pour introduire une action en divorce. Les mesures provisionnelles sont maintenues pendant ce délai (art. 288 al. 3 CPC).

Seulement pour vice du consentement (art. 289 CPC). L’appel, écrit et motivé, s’introduit dans les 30 jours dès la notification de la décision motivée (art. 311 al. 1 CPC).

Sources et références

  • CC art. 111, 112 (https://juriup.ch/lois/cc/ ; CPC art. 285, 286, 287, 288, 289, 311 (https://juriup.ch/lois/cpc/

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Cas pratique fictif. Ce dossier est présenté à titre purement illustratif pour exemplifier ce type de scénario juridique. Les noms, situations, montants et détails ont été inventés. Toute ressemblance avec une situation réelle serait fortuite. Pour un avis juridique adapté à votre situation, consultez un juriste ou un avocat.

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  • 6 questions
  • Art. 111 à 115 CC
  • Garde, pension, LPP
Base légale
Art. 111 ss CC
Durée
~ 3 minutes
À jour
Septembre 2026

Chaque situation est différente. Le résultat est une estimation fondée sur les règles générales : il dépend des circonstances de votre dossier et ne remplace pas l’avis personnalisé d’un avocat ou d’un juriste.

Question 1 sur 6
Êtes-vous d'accord sur le principe du divorce ?
Question 2 sur 6
Êtes-vous d'accord sur la garde et le droit de visite des enfants ?
Question 3 sur 6
Êtes-vous d'accord sur les aspects financiers (pension, partage des biens, LPP) ?
Question 4 sur 6
Depuis combien de temps êtes-vous séparés ?
Question 5 sur 6
Avez-vous consulté un médiateur familial ?
Question 6 sur 6
Y a-t-il une situation de violence domestique ou d'urgence ?
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Avertissement - Ce diagnostic est indicatif. La durée et la complexité d'un divorce dépendent de nombreux facteurs (patrimoine, enfants, coopération, canton). Consultez un avocat ou un juriste en droit de la famille.
01 - Comprendre

Les trois procédures de divorce en droit suisse

La procédure dépend du degré d’accord entre les époux : sur le principe du divorce d’abord, puis sur ses effets (enfants, pensions, prévoyance, biens). C’est exactement ce que le diagnostic vérifie.

Requête commune avec accord complet (art. 111 CC). Les époux déposent ensemble une demande de divorce, une convention complète sur les effets du divorce, les pièces nécessaires et leurs conclusions communes relatives aux enfants (art. 285 CPC). Le juge les entend séparément et ensemble, s’assure qu’ils ont décidé après mûre réflexion et de leur plein gré et que la convention peut être ratifiée, puis prononce le divorce. Aucun délai de réflexion n’est imposé depuis 2010.

Requête commune avec accord partiel (art. 112 CC). Les époux sont d’accord pour divorcer mais confient au juge les effets sur lesquels ils ne s’entendent pas, par exemple la contribution d’entretien ou la garde. Chacun dépose des conclusions motivées sur ces points (art. 286 CPC) ; la suite de la procédure est contradictoire et la procédure simplifiée s’applique (art. 288 al. 2 CPC).

Demande unilatérale (art. 114 et 115 CC). Si l’un des époux refuse le divorce, l’autre peut l’exiger lorsque les conjoints ont vécu séparés pendant deux ans au moins au début de la litispendance (art. 114 CC). Avant ce délai, le divorce n’est possible que si des motifs sérieux, non imputables au demandeur, rendent la continuation du mariage insupportable (art. 115 CC) ; les tribunaux l’admettent restrictivement. La demande peut être déposée sans motivation écrite (art. 290 CPC) ; le tribunal cite ensuite les parties, vérifie le motif de divorce et tente de trouver un accord sur les effets (art. 291 CPC).

Où déposer la demande. Le tribunal du domicile de l’un des époux est impérativement compétent (art. 23 CPC). Il n’y a pas de tentative de conciliation préalable devant une autorité de conciliation (art. 198 let. c CPC). Pour estimer les frais judiciaires selon le canton, consultez notre calculateur de frais de justice.

Séparation pour divorcer seul 2 ans Au début de la litispendance (art. 114 CC)
Partage de la prévoyance Moitié Avoirs acquis pendant le mariage (art. 123 CC)
Conciliation préalable Aucune Pas pour le divorce (art. 198 let. c CPC)
Tribunal compétent Domicile d’un époux For impératif (art. 23 CPC)

Les effets du divorce à régler dans la convention

Effet du divorceRègle applicable
Autorité parentale et gardeL’autorité parentale conjointe est la règle (art. 296 al. 2 CC). Le juge examine la garde alternée si un parent ou l’enfant la demande (art. 298 al. 2ter CC) et règle les relations personnelles (art. 273 CC).
Contribution d’entretien des enfantsElle couvre les besoins de l’enfant et la contribution de prise en charge (art. 285 CC).
Contribution d’entretien entre ex-épouxDue si l’on ne peut raisonnablement attendre d’un époux qu’il pourvoie lui-même à son entretien convenable (art. 125 CC).
Partage de la prévoyance professionnellePrestations de sortie acquises pendant le mariage partagées par moitié, y compris les versements anticipés pour le logement (art. 123 CC).
Liquidation du régime matrimonialSous la participation aux acquêts (art. 181 CC), chaque époux reprend ses biens propres et le bénéfice des acquêts est partagé. Le régime est dissous au jour de la demande (art. 204 al. 2 CC).
Logement de la familleLe juge peut attribuer le bail à l’un des époux, ou un droit d’habitation de durée limitée sur le logement appartenant à l’autre, si la présence d’enfants ou d’autres motifs importants le justifient (art. 121 CC).
02 - Cadre

Enfants, pensions et prévoyance : les points de vigilance

Les enfants. Le juge règle l’autorité parentale, la garde, les relations personnelles ou la participation de chaque parent à la prise en charge, et la contribution d’entretien, en tenant compte de toutes les circonstances importantes pour le bien de l’enfant, d’une éventuelle requête commune des parents et, autant que possible, de l’avis de l’enfant (art. 133 CC). Il entend les parents personnellement (art. 297 CPC) et les enfants, par lui-même ou par un tiers, pour autant que leur âge ou d’autres justes motifs ne s’y opposent pas (art. 298 CPC). Il peut exhorter les parents à tenter une médiation (art. 297 al. 2 CPC).

La contribution entre ex-époux. Le juge tient compte notamment de la répartition des tâches pendant le mariage, de sa durée, du niveau de vie, de l’âge et de la santé, des revenus, de la prise en charge des enfants et de la formation des époux (art. 125 al. 2 CC). La jurisprudence récente du Tribunal fédéral met l’accent sur l’indépendance financière de chacun après le divorce : il n’existe pas de durée de mariage qui donne automatiquement droit à une pension. Le juge peut prévoir une indexation au coût de la vie (art. 128 CC). Estimez les montants avec nos calculateurs de contribution d’entretien du conjoint et de pension alimentaire enfant.

La prévoyance professionnelle. Les prétentions acquises durant le mariage et jusqu’à l’introduction de la procédure sont partagées (art. 122 CC), par moitié pour les prestations de sortie (art. 123 CC). Les époux ne peuvent y renoncer ou s’écarter du partage par moitié dans leur convention qu’à condition qu’une prévoyance vieillesse et invalidité adéquate reste assurée (art. 124b al. 1 CC) ; le juge peut aussi s’en écarter pour de justes motifs (art. 124b al. 2 CC). Simulez le partage avec notre outil de partage LPP au divorce.

Le régime matrimonial et le droit successoral. Les époux divorcés cessent d’être héritiers l’un de l’autre et perdent, sauf clause contraire, les avantages prévus par testament ou pacte successoral (art. 120 CC). Le régime est liquidé selon ses propres règles, avec dissolution au jour de la demande (art. 204 al. 2 CC) : voir notre outil partage du régime matrimonial. Depuis 2023, un conjoint peut même perdre sa réserve si le décès survient pendant une procédure de divorce introduite sur requête commune ou après deux ans de séparation (art. 472 CC) : voir notre diagnostic succession.

Un époux peut demander le divorce lorsque, au début de la litispendance ou au jour du remplacement de la requête par une demande unilatérale, les conjoints ont vécu séparés pendant deux ans au moins.

Art. 114 du Code civil suisse
03 - Pratique

Avant le divorce : séparation, urgences et préparation du dossier

La plupart des couples se séparent avant de divorcer. Les mesures protectrices de l’union conjugale permettent de fixer les règles de cette période, et des mesures urgentes existent en cas de violence.

Mesures protectrices de l’union conjugale. Si la suspension de la vie commune est fondée, le juge fixe les contributions d’entretien des enfants et de l’époux, statue sur le logement et le mobilier et peut ordonner la séparation de biens (art. 176 CC). Il règle aussi la situation des enfants mineurs. La procédure sommaire s’applique (art. 271 CPC). La date de séparation compte pour le délai de deux ans de l’art. 114 CC : conservez les preuves (nouveau bail, courriers, témoins).

Violence domestique. En cas de danger immédiat, appelez la police (117). Le juge peut interdire à l’auteur de vous approcher, de fréquenter certains lieux ou de vous contacter, et l’expulser du logement commun pour une période déterminée (art. 28b CC), y compris dans le cadre de mesures protectrices (art. 172 al. 3 CC). En cas d’urgence particulière, il peut statuer sans entendre l’autre partie (art. 265 CPC). Les centres de consultation LAVI offrent une aide gratuite aux victimes.

Préparer le dossier. Réunissez les pièces utiles : certificats de salaire, déclarations fiscales, relevés bancaires, attestations de prévoyance des deux époux, contrat de mariage, bail ou titres de propriété, budget des enfants. Une convention claire et complète est la condition d’un divorce sur requête commune. Si vos ressources sont insuffisantes et votre cause n’est pas dépourvue de chances de succès, vous pouvez demander l’assistance judiciaire (art. 117 CPC).

Se faire conseiller. L’avocat n’est pas obligatoire, mais un conseil est utile dès qu’il y a des enfants, un bien immobilier, une entreprise, une prévoyance importante, un désaccord ou un élément international. JuriUp vous oriente vers un spécialiste du droit de la famille avec une réponse sous 48 h ouvrées.

04 - FAQ

Questions fréquentes

La loi ne fixe pas de durée de procédure : elle dépend du tribunal, du nombre de points litigieux et de la présence d’enfants. Aucun délai de réflexion n’est exigé en cas de requête commune (art. 111 CC). En revanche, sans l’accord de l’autre époux, il faut en principe avoir vécu séparés pendant deux ans au début de la procédure (art. 114 CC).

Oui, par une demande unilatérale, lorsque les époux ont vécu séparés pendant au moins deux ans au début de la litispendance (art. 114 CC). Avant ce délai, il faut démontrer des motifs sérieux, non imputables au demandeur, qui rendent la continuation du mariage insupportable (art. 115 CC). En attendant, les mesures protectrices de l’union conjugale règlent la séparation (art. 176 CC).

En cas d’accord complet, les époux présentent une convention sur tous les effets du divorce et le juge la ratifie après les avoir entendus (art. 111 CC). En cas d’accord partiel, ils sont d’accord sur le divorce mais demandent au juge de trancher les points restants (art. 112 CC). La procédure devient alors contradictoire sur ces points (art. 288 CPC).

Le juge décide selon le bien de l’enfant, en tenant compte de toutes les circonstances importantes et, autant que possible, de son avis (art. 133 CC). L’autorité parentale conjointe reste la règle (art. 296 CC). Le juge examine la garde alternée si un parent ou l’enfant la demande (art. 298 al. 2ter CC). L’enfant est entendu personnellement, sauf si son âge ou de justes motifs s’y opposent (art. 298 CPC).

Oui. Les prestations de sortie acquises pendant le mariage et jusqu’à l’introduction de la procédure sont partagées par moitié, y compris les avoirs de libre passage et les versements anticipés pour le logement (art. 122 et 123 CC). Une renonciation n’est possible que si une prévoyance vieillesse et invalidité adéquate reste assurée (art. 124b CC). Le partage se fait par transfert entre institutions de prévoyance.

Seulement si l’on ne peut raisonnablement attendre de vous que vous pourvoyiez vous-même à votre entretien convenable, y compris une prévoyance vieillesse appropriée (art. 125 CC). Le juge examine notamment la répartition des tâches pendant le mariage, sa durée, l’âge, la santé, la formation et la prise en charge des enfants. La pension peut être refusée si elle est manifestement inéquitable (art. 125 al. 3 CC).

Non, la représentation n’est pas obligatoire, et de nombreux couples déposent une requête commune sans avocat. Un conseil est toutefois recommandé en présence d’enfants, d’un bien immobilier, d’une entreprise, d’avoirs de prévoyance importants ou d’un désaccord. En cas de ressources insuffisantes, l’assistance judiciaire peut couvrir les frais (art. 117 CPC).

Lorsque la présence d’enfants ou d’autres motifs importants le justifient, le juge peut attribuer à l’un des époux le bail du logement familial, ou un droit d’habitation de durée limitée si le logement appartient à l’autre, moyennant une indemnité équitable (art. 121 CC). Pendant la séparation, le juge des mesures protectrices statue sur l’usage du logement (art. 176 CC). Un bien en copropriété est réparti lors de la liquidation du régime matrimonial.

Au tribunal du domicile de l’un des époux, qui est impérativement compétent (art. 23 CPC). Il n’y a pas de procédure de conciliation préalable (art. 198 let. c CPC). Selon le canton, il s’agit par exemple du tribunal d’arrondissement dans le canton de Vaud ou du Tribunal de première instance à Genève.

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    Dernière mise à jour de cette page : 16 octobre 2026.

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