RS 734.31 · Travaux publics - Énergie - Transports et communications

Ordonnance sur les lignes électriques (OLEl)

Ordonnance du 30 mars 1994 sur les lignes électriques (OLEI)

En vigueur au 1er août 2025Vérifié sur Fedlex le 6 octobre 2026
Articles
153
Version en vigueur depuis
1er août 2025
Adoption
30 mars 1994

Le Conseil fédéral suisse,

vu les art. 13, 15b, al. 3, et 15c, al. 2 et 3, de la loi du 24 juin 1902 sur les installations électriques (LIE)1,
vu l’art. 26 de la loi fédérale du 1er juillet 1966 sur la protection de la nature et du paysage2,
vu l’art. 24 de la loi du 20 juin 1986 sur la chasse3,4

arrête:

Notes du préambule
  1. RS 734.0
  2. RS 451
  3. RS 922.0
  4. Nouvelle teneur selon le ch. I de l’O du 25 juin 2025, en vigueur depuis le 1er août 2025 (RO 2025 451).

Structure du texte

Chaque subdivision se lit en entier sur sa propre page, et chaque article a la sienne, avec ses notes et son historique.

Annexe 150

50 Mise à jour selon l’annexe 2 ch. II 4 de l’O du 16 nov. 2011, en vigueur depuis le 1er juil. 2012 (RO 2011 6233).

(art. 4)

Définitions

(le chiffre entre parenthèses se réfère à la liste en allemand)

1
Accessoires de câble: éléments d’une ligne en câbles, tels que les réservoirs à huile, à gaz ou à eau et les dispositifs de surveillance ou de protection (17).
2
Ancrage d’un conducteur: élément de jonction entre la fixation rigide d’un conducteur ou d’un élément porteur d’un câble aérien et un élément de construction fixe (19).
3
Angle de ligne α: angle sur le plan horizontal à la hauteur d’un support entre l’arrivée d’un tronçon de ligne et le départ (dans le sens de la numérotation des supports). Pour les tracés de ligne rectilignes, α = 200 g. Lorsqu’il existe plusieurs départs, il faut rapporter tous les angles de lignes à la même origine (22).
4
Armatures de câble: pièces d’une ligne en câbles pour le raccordement et la jonction de câbles, telles que les bornes de connexions, les manchons, les boîtes d’extrémité, etc. (14).
5
Câble: un ou plusieurs conducteurs isolés, entourés d’une gaine protectrice (13).
6
Câble aérien: câble auto‑porteur ou soutenu par des éléments porteurs, suspendu librement entre des points d’appui (24).
7
Câble de réseau: câble à courant fort entouré d’une gaine métallique destinée à conduire les courants susceptibles d’apparaître en exploitation normale et en cas de dérangement prévisible (26).
8
Canton de pose: tronçon de ligne situé entre deux supports tenseurs (1).
9
Charge de rupture minimale des isolateurs: charge statique maximale qui doit être atteinte sans rupture par des isolateurs lorsqu’ils sont testés selon les normes en vigueur (25).
10
Conducteur: matériau nu ou isolé qui sert au transport du courant électrique (18).
11
Conducteur à fibres optiques: conducteur diélectrique destiné à la transmission de signaux par ondes électromagnétiques dans la gamme des fréquences optiques (23).
12
Conducteur de terre: conducteur mis à la terre pour l’écoulement des courants de foudre et le retour des courants de défaut (5).
13
Corde: conducteur constitué de fils toronnés (29).
14
Corde compound: conducteur constitué de fils torsadés de différents matériaux (35).
15
Déviation du conducteur due au vent: déplacement du conducteur provenant de la pression du vent sur le conducteur et sur ses attaches, pour une température de conducteur de 10 °C (37).
16
Entretoise: élément de construction qui tient écartés les conducteurs partiels d’un faisceau de conducteurs (7).
17
Entretoise de phase: élément de construction qui tient écartés des conducteurs de phases ou de systèmes différents (27).
18
Faisceau de conducteurs: deux ou plusieurs conducteurs en parallèle (conducteurs partiels) reliés électriquement entre eux et maintenus à distance les uns des autres, généralement par des entretoises, pour réduire l’intensité du champ électrique aux abords immédiats des conducteurs (3).
19
Flèche du conducteur: distance verticale entre la droite reliant entre eux ‑les points de fixation du conducteur et le conducteur lui‑même; la flèche maximale du conducteur est la distance verticale entre la droite citée et la tangente au conducteur parallèle à cette droite (20).
20
Fil: conducteur à une seule section massive (4).
21
Fixation à glissement limité: elle empêche le glissement des résultantes théoriques des tractions exercées par le conducteur au point de fixation (p. ex. pinces d’alignement, attache ordinaire). Elle permet néanmoins le glissement du conducteur ou de l’élément porteur du câble aérien, donc l’augmentation unilatérale de la flèche en cas de fortes tractions non prévisibles du conducteur (2).
22
Installation de ligne de contact: installation électrique conformément à l’annexe 4, let. c, de l’ordonnance du 23 novembre 1983 sur les chemins de fer51.
23
Isolateur rigide à tige: isolateur monté rigidement sur une tige qui le pénètre (32).
24
Isolateur support: isolateur sans tige supplémentaire, fixé directement sur un support ou une partie de support de ligne aérienne (31).
25
Ligne aérienne: ligne électrique établie en plein air et dont les conducteurs sont suspendus librement entre des points d’appuis (8).
26
Ligne à grandes portées: ligne aérienne dont les points d’appui voisins sont éloignés les uns des autres de plus de 60 m (36).
27
Lignes en câbles: ligne composée de câbles ou de câbles de réseau, d’armatures et d’accessoires de câbles (15).
28
Ligne ordinaire: ligne aérienne dont les points d’appui voisins sont éloignés les uns des autres de 60 m au maximum (28).
29
Plate‑forme indépendante: plate‑forme où il n’est possible de circuler qu’avec des véhicules sur rails (34).
30
Point d’appui: pièce constitutive d’une ligne aérienne à laquelle sont fixés les conducteurs ou les éléments porteurs du câble aérien (supports, portiques d’amarrage, murs, ponts, etc.) (33).
31
Porte‑câble: constructions ou éléments de construction et de fixation qui supportent les câbles et les tiennent mécaniquement en place (16).
32
Portée horizontale (a): distance horizontale mesurée entre deux points d’appui voisins (30).
32.1
Portée moyenne (am): moyenne arithmétique des portées adjacentes à un support (30.1).
32.2
Portée équivalente (aid): portée de substitution fictive, calculée pour un tronçon situé entre deux points d’ancrage (30.2).

ψk = angle d’inclinaison de la droite reliant les points de suspension de la portée ak.
32.3
Portée virtuelle (av): portée apparente en cas de hauteurs différentes des points de suspension du conducteur, établie par la longueur de la corde horizontale passant entre le point de suspension supérieur et le point d’intersection avec la chaînette prolongée au‑delà du point de suspension inférieur (30.3).

ψ = angle d’inclinaison
c=FH: q

a

=

portée horizontale [m]

c

=

paramètre de la chaînette [m]

FH

=

traction horizontale [N]

q

=

poids de la corde par unité de longueur, y compris une surcharge éventuelle [N/m]

Δh

=

différence de hauteur des points de suspension [m].

33
Surcharge: neige et/ou dépôt de glace sur les conducteurs de lignes aériennes ou les câbles aériens ou sur les conducteurs et les charpentes d’installations (38).
34
Traction la plus élevée exercée par un conducteur d’une portée: traction exercée par le conducteur pour une température du conducteur de 0 °C, au point de fixation le plus élevé, avec surcharge, ou pour la température la plus basse du conducteur (11).
35
Traction la plus élevée exercée par un conducteur pour un tronçon situé entre deux ancrages: traction exercée par le conducteur pour une température de conducteur de 0 °C, au point de fixation le plus élevé de la plus grande portée virtuelle, avec surcharge, ou pour la température la plus basse du conducteur (12).
36
Voie: rails, moyens de fixation, traverses et ballast sous‑jacents ou plate‑forme en béton. Le tablier en béton d’un pont ne fait pas partie de la voie (9).
37
Voie établie en chaussée: voie sur l’aire de laquelle il est possible de circuler avec des véhicules routiers, cas des trams avec des rails à gorge (10).
38
Zone des lignes aériennes à haute tension: zone sous et à côté des lignes aériennes, limitée latéralement par des plans verticaux à 5 m de distance horizontale de part et d’autre du conducteur extérieur. Au-dessus du conducteur inférieur, la distance horizontale de 5 m est augmentée de la valeur du dépassement jusqu’à un maximum de 20 m (21).
Annexe 2

(art. 9)

Mesures de protection supplémentaires pour les lignes aériennes à courant fort en cas de rencontres avec d’autres installations ou objets
1.
Les supports de la portée de survol doivent être munis, en un endroit bien visible, d’un panneau indicateur précisant où la ligne peut être immédiatement déclenchée en cas de nécessité.
2.
Dans la portée de survol, les lignes aériennes à haute tension ne doivent pas être posées sur les mêmes supports que les lignes aériennes à basse tension.
3.
Il faut prendre les mesures appropriées afin d’empêcher tout rassemblement de personnes sous la ligne.
4.
Le survol des bâtiments ou le rapprochement entre lignes et bâtiments doit être annoncé au corps des sapeurs‑pompiers locaux ou des sapeurs-pompiers de l’exploitation. Le corps des sapeurs‑pompiers doit être instruit sur le site. Il faut indiquer l’adresse et le numéro de téléphone de l’organe compétent qui peut déclencher la ligne.
5.
Lors de la construction ou de l’extension de bâtiments dans la zone d’une ligne aérienne existante, l’exploitant de la ligne doit prendre les mesures nécessaires pour protéger le personnel. Il en surveille l’exécution et le respect.
6.
Dans la portée de survol, la distance entre les conducteurs doit être au minimum de 1,3 m.
7.
Sur les supports de la portée de survol, il faut prendre des dispositions pour éviter que les conducteurs ne s’abaissent dangereusement.
8.
Sur les supports de la portée de survol, les conducteurs doivent être fixés rigidement.
9.
Lorsque les supports de la portée du survol ont des chaînes d’ancrage simples, seuls des manchons de jonction résistants à la traction sont admis dans les bretelles.
10.
Les éléments porteurs de câbles aériens doivent être fixés rigidement et sans point de rupture contrôlée sur les supports de la portée de survol.
11.
Les conducteurs ne doivent pas comporter de manchons de jonction dans la portée de survol.
12.
Les câbles aériens ne sont pas admis dans les portées de survol des bâtiments. Seule exception possible: les câbles de télécommunication faisant partie du conducteur de terre et appartenant à l’exploitant d’installations à courant fort.
13.
Dans la portée de survol, la pratique de sports pouvant endommager les conducteurs ou les isolateurs, comme le lancer du javelot ou du «hornuss», est interdite.
14.
Des contrôles visuels accrus sont requis lors de l’utilisation d’isolateurs composites en matière synthétique pour la suspension ou l’ancrage multiple.
15.
Les supports de la portée de survol doivent être équipés d’isolateurs d’une tension nominale de 50 kV au minimum.
16.
L’utilisation d’isolateurs rigide à tige et d’isolateurs supports est interdite sur les mâts de la portée de survol d’une ligne à longue portée.
17.
Dans la portée de survol, les sections des conducteurs et les éléments porteurs de câbles aériens ne doivent pas être inférieurs aux valeurs suivantes:

Matériau du conducteur

Section minimale du conducteur en mm2

Ligne ordinaire

Ligne à grandes portées

Cuivre

  70

120

Aluminium

185

300

Alliage d’aluminium (Aldrey)

120

240

Acier, acier avec revêtement Al et Cu

  50

  70

Si l’acier est le seul élément porteur des cordes compound, la proportion d’acier de leur section doit être au minimum de 70 mm2.
18.
Les supports d’appui ne peuvent être utilisés comme supports de la portée de survol.
19.
Les supports en bois de la portée de survol doivent être équipés de socles ou de fondations spéciales conformément à l’art. 61, al. 5. La solidité de ces supports doit également satisfaire aux dispositions de l’annexe 14, ch. 4.3.
20.
Les supports doivent être spécialement protégés s’ils risquent d’être endommagés par un véhicule.
21.
Les supports en bois doivent être haubanés s’ils engendrent un danger substantiel en cas d’inclinaison.
22.
Les portées de survol doivent être mises à la terre de manière à ce qu’aucune tension dangereuse de pas ni de contact ne puisse apparaître.
23.
À proximité des supports de la portée de survol, aucune ligne conductrice nue ou similaire ne doit se situer dans la zone d’influence de la terre des supports.
24.
Les constructions métalliques installées de façon fixe (p. ex. les clôtures, les treillis de protection, les cages d’escalade pour enfants, les installations de ciblerie) dans la zone de la ligne doivent être mises à la terre. Les constructions et les mises à la terre ne doivent toutefois pas être situées ni passer à l’intérieur de la zone d’influence de la terre des supports.
25.
Un dispositif de mise à la terre doit être posé sur les bâtiments survolés, afin de provoquer un déclenchement immédiat de la ligne en cas de chute d’un conducteur et d’empêcher l’apparition de différences de potentiel dangereuses entre le conducteur et le sol.
26.
Les parties métalliques de la construction et les installations internes d’un bâtiment doivent, si nécessaire, être mises à la terre et on placera sur le tableau de distribution électrique une inscription informant du danger que constituent les tensions capacitives susceptibles d’apparaître sur les installations déclenchées.
Annexe 3

(art. 14, 34 et 119)

Distances minimales entre lignes et le sol1. Lignes aériennes à courant faible

Distance directe

Régions accessibles ou carrossables 5 m

Régions impraticables, non carrossables 4 m

2. Lignes aériennes à courant fort

Distance verticale

Distance directe

Ligne à basse tension

conducteur, câble aérien, conducteur de terre

6 m

5 m

Ligne ordinaire à haute tension dans des régions impraticables, non carrossables

conducteur

câble aérien, conducteur de terre

6 m + s

6 m

5 m + s

5 m

Ligne ordinaire à haute tension dans d’autres régions

conducteur

câble aérien, conducteur de terre

7 m + s

7 m

5 m + s

5 m

Ligne à grandes portées à haute tension

conducteur

câble aérien, conducteur de terre

7,5 m + s

7,5 m

5 m + s

5 m

s = 0,01 m par kV de tension nominale.

Annexe 4

(art. 24)

Supports des lignes aériennes à courant faible1 Hypothèses de charges
1.1
Là résistance mécanique des supports se calcule pour la configuration finale de la ligne. Il faut considérer les hypothèses de charges suivantes:
a.
un poids propre des supports et des conducteurs et une surcharge uniformément répartie selon l’art. 18;
b.
une traction des conducteurs sans surcharge, avec pression du vent agissant horizontalement et perpendiculairement à la direction de la ligne;
c.
une traction des conducteurs avec surcharge selon l’art. 18;
d.
une pression du vent par m2 de surface de:
–
1000 N pour les surfaces planes frappées perpendiculairement;
–
700 N pour les surfaces apparentes des isolateurs et des parties cylindriques des supports;
–
500 N pour les surfaces apparentes des fils et des câbles.
1.2
Dans certains cas particuliers et pour des régions où les conditions atmosphériques sont, soit nettement plus favorables, soit nettement plus mauvaises, l’organe de contrôle peut fixer d’autres valeurs pour la pression du vent.
1.3
Les surfaces A d’un ouvrage en treillis frappées par le vent sont calculées selon la formule suivante:

A1
surface de la paroi antérieure supposée pleine du support exposé au vent
A2
surface des vides de cette paroi
A3
surface de la paroi postérieure du support, supposée pleine
A4
surface des vides de cette paroi.
1.4
Les hypothèses de charge sont à majorer pour
a.
les supports ordinaires (porteurs): d’une traction unilatérale de 2 % de l’effort exercé par l’ensemble des conducteurs selon l’art. 18, dans la direction de la ligne, à la hauteur de la résultante des efforts exercés par les conducteurs;
b.
les supports tenseurs: d’une traction unilatérale de 10 % de l’effort exercé par l’ensemble des conducteurs selon l’art. 18, dans la direction de la ligne, à la hauteur de la résultante des efforts exercés par les conducteurs;
c.
les supports terminaux: des efforts les plus grands engendrés par la traction unilatérale exercée par les conducteurs et calculés selon l’art. 18.
Les calculs doivent toujours partir des charges prévisibles les plus défavorables.
2 Coefficients de sécurité
Le coefficient de sécurité à la rupture par rapport aux calculs (ch. 1) doit être au minimum de:
pour le bois: 2,5
pour le métal: 2,25
pour les autres matériaux: 2,5
3 Supports en bois
Le calcul de la résistance requise des supports en bois se fonde sur les valeurs ci‑après:

Contraintes admissibles [N/mm2]

Traction

Compression

Flexion

Cisaillement

Bois tendre et bois dur

12

12

18

2,2

Module d’élasticité 10 000 N/mm2

4 Résistance au flambage d’éléments de construction en bois
4.1
Il y a lieu de vérifier la résistance au flambage des éléments de construction en bois sollicités à la compression et exposés au flambage.
4.2
Pour un effort de compression dirigé dans l’axe ou quasi parallèlement à celui‑ci, la contrainte σk ne devra pas dépasser les valeurs suivantes:
σk = 13,2 – 0,092 · λ [N/mm2] pour 13 ≤ λ ≤ 100

lk: longueur de flambage [cm]
i:   rayon de giration [cm]
Le coefficient de sécurité indiqué au ch. 2 est inclus dans ces formules. Pour la longueur de flambage lk, on prendra en règle générale la longueur libre entière du système. Toutefois, s’il s’agit de parties de construction assemblées au moyen de plusieurs éléments de jonction mécaniques, il suffira de prendre 80 % de cette longueur. Les efforts excentriques ou les conditions spéciales d’encastrement ou de guidage sont à considérer, car ils ont une influence particulièrement défavorable sur la résistance au flambage.
Annexe 5

(art. 29)

Protection contre les perturbations électromagnétiques dues à l’effet de couronne
1.
Par temps sec et pour des températures supérieures à 10 °C, les valeurs suivantes ne doivent pas être dépassées, la fréquence de mesure étant de 500 kHz

Installation

Tension de perturbation sur les isolateurs et sur les armatures
[dB (µV)]

Intensité des champs
de perturbation
des lignes1)
[dB (µV/m)]

Isolateurs et armatures

40

–

Lignes à haute tension exploitées à moins de 100 kV

–

34

Lignes à haute tension exploitées à plus de 100 kV

–

48

1)
Valeur médiane de l’intensité des champs de perturbation mesurés avec un champ mètre à cadre, rapportée à une distance de 20 m du conducteur le plus proche.
2.
Comme le pouvoir perturbateur dépend notamment de l’emplacement et du climat, il faut fixer dans chaque cas les détails de la technique de mesure après entente entre les intéressés et la Direction générale des PTT Telecom.
3.
Les directives et méthodes de mesures s’inspirent de la publication du CISPR52 no 16, ch. 21.
Annexe 6

(art. 33, 89, 101, 108 et 113)

Distances directes1 Distances entre les conducteurs et les supports
1.1
La distance directe z entre des parties nues sous tension et des parties de supports mises à la terre ne doit pas être inférieure aux valeurs suivantes (tableau 2.4.1):
–
au repos: z = C1
–
en cas de rapprochement de courte durée: z = C3
1.2
Pour des tensions nominales supérieures à 1 kV, une distance minimale de 0,1 m est toutefois requise dans tous les cas.
2 Distances des conducteurs entre eux
2.1
Distances entre les conducteurs sur les supports
2.1.1
La distance directe z entre des conducteurs nus sous tension et un autre conducteur du même circuit, un conducteur de terre ou un câble aérien ne doit pas être inférieure aux valeurs suivantes (tableau 2.4.1):
–
au repos: z = C1
–
en cas de rapprochement de courte durée: z = C3
2.1.2
La distance directe z entre des conducteurs nus sous tension et un conducteur d’un autre circuit ne doit pas être inférieure aux valeurs suivantes (tableau 2.4.1):
–
au repos: z = C2
–
en cas de rapprochement de courte durée: z = C4
2.1.3
Une distance minimale de 0,5 m est toutefois requise dans tous les cas.
2.2
Distances entre les conducteurs dans la portée
2.2.1
La distance directe z entre deux conducteurs dans la portée ne doit pas être inférieure aux valeurs suivantes (tableau 2.4.1):

–
même circuit:

–
circuits différents:

2.2.2
Les distances C3 et C4 constituent des minima pour des conducteurs déviés par le vent. En conséquence, la déviation des conducteurs doit être déterminée avec des différences de pression du vent allant jusqu’à 40 %. Vis‑à‑vis des conducteurs et des supports des autres lignes aériennes, les distances mentionnées aux ch. 1.2 et 2.1.3 doivent être respectées.
2.2.3
Pour des conducteurs de sections différentes, en matériaux hétérogènes ou avec des flèches inégales, la distance doit être déterminée séparément pour chaque conducteur. La plus grande valeur obtenue doit être prise en compte.
2.2.4
Pour les entretoises de phase, la distance directe z entre des conducteurs ne doit pas être inférieure aux valeurs suivantes (tableau 2.4.1):

–
même circuit:

–
circuits différents:

Une distance minimale de 0,9 m est toutefois requise dans tous les cas.
2.3
Pour des lignes avec des circuits de tension nominale différente, la tension nominale la plus élevée est déterminante pour les distances indiquées dans le tableau 2.4.1.
2.4
Légende et explications valables pour le tableau 2.4.1 et les équations des ch. 1 et 2:

–
z

=

distance directe [m]

–
f

=

flèche du conducteur pour une température du conducteur de 10 °C [m]

–
df

=

flèche maximale entre les entretoises de phases [m]

–
lk

=

longueur des chaînes de suspension [m]

–
C1, C2, C3, C4

=

distances selon tableau 2.4.1 [m]

–
k

=

facteur selon diagrammes 2.4.2 ou 2.4.3.

2.5
Les tensions d’essais déterminantes dépendent à la fois des distances à respecter et des systèmes. Elles sont différentes suivant qu’il s’agit de distances prises au repos ou pour des rapprochements de courte durée (déviation due au vent) et selon que les distances conducteurs‑conducteurs sont considérées dans un même circuit ou entre des circuits différents.
3 Cas particuliers
Dans des régions aux caractéristiques climatiques particulières, les distances doivent être augmentées en conséquence.

Tableau 2.4.1

Distances directes en fonction de la tension

Distances pour système au repos
ou rigide

Tension
nominale

Distances en cas de rapprochement
de courte durée
(p. ex. en cas de déviation due au vent)

C1

C2

Tension
déterminante

Tension déterminante

C3

C4

Même
système
Ph–Ph
Ph–E
[m]

Systèmes
différents
Ph–Ph

[m]

Tenue au choc
de foudre


[kV]





[kV]

Essai 50 Hz



[kVeff]

Même
système
Ph–Ph
Ph–E
[m]

Systèmes
différents
Ph–Ph

[m]

0,05

0,05

<  1

0,05

0,05

0,06

    40

    3

0,06

0,06

    46

0,06

0,09

    60

    6

0,09

0,09

    70

0,09

0,12

    75

  10

0,12

0,12

    85

0,12

0,16

    95

  15

0,16

0,17

  110

0,16

0,22

  125

  20

0,18

0,26

  145

0,18

0,32

  170

  30

  70

0,21

0,39

  195

  80

0,24

0,52

  250

  45

  95

0,30

0,63

  290

110

0,36

0,70

  325

  60

140

0,45

0,82

  375

160

0,52

0,92

  450

110

185

0,61

1,12

  550

et

230

0,76

1,38

  650

132

265

0,89

1,32

  650

150

275

0,92

1,64

  750

315

1,05

1,93

  950

220

395

1,35

2,29

1050

460

1,60

2,14

1050

460

1,60

2,56

1175

530

1,90

2,64

1300

380

570

2,09

3,37

1550

610

2,30

2,90

1425

630

2,33

3,64

1675

720

2,86

Les distances figurant dans le tableau 2.4.1 sont valables jusqu’à une altitude de 1000 m; il faut ajouter 14 % par 1000 m supplémentaires.

Diagramme 2.4.2

Facteur k en fonction de l’angle du système β, de la section des conducteurs et de leur matériau, ainsi que de la pression du vent.

Facteur k Pression du vent 500 N/m2

0 < w ≤ 16,8

Cu

: A > 70 mm2

Ac

: A > 95 mm2

Al, Ad

: A > 600 mm2

16,8 < w ≤ 28,5

Cu

: 19,6 ≤ A ≤ 70 mm2

Ac

: 50 ≤ A ≤ 95 mm2

Al, Ad

: 300 ≤ A ≤ 600 mm2

28,5 < w ≤ 42,8

Ac

: A < 50 mm2

Al, Ad

: 185 ≤ A < 300 mm2

42,8 < w

Al, Ad

: A < 185 mm2

Pour d’autres matériaux, le facteur k se détermine à l’aide de l’angle d’oscillation φ.

Diagramme 2.4.3

Facteur k en fonction de l’angle du système β, de la section des conducteurs et de leur matériau, ainsi que de la pression du vent.

Facteur k Pression du vent 650 N/m2

0 < w ≤ 12,9

Cu

: A > 95 mm2

Ac

: A > 150 mm2

Al, Ad

: A > 1000 mm2

12,9 < w ≤ 22,0

Cu

: 50 ≤ A ≤ 95 mm2

Ac

: 70 ≤ A ≤ 150 mm2

Al, Ad

: 500 ≤ A ≤ 1000 mm2

22,0 < w ≤ 33,0

Cu

: A < 50 mm2

Ac

: A < 70 mm2

Al, Ad

: 240 ≤ A < 500 mm2

33,0 < w

Al, Ad

: A < 240 mm2

Pour d’autres matériaux, le facteur k se détermine à l’aide de l’angle d’oscillation φ.

Détermination du facteur k en fonction de l’angle du système β et de l’angle d’oscillation φ dû à la pression du vent

–
Angle du système β:

angle d’un conducteur rapporté à la verticale du conducteur voisin

– Angle d’oscillation φ:

arc tg (p · d/q · 10–4)

– indice w:

w = d/q

d: diamètre du conducteur ou de la corde [mm]

q: poids du conducteur ou de la corde [kg/m]

– pression du vent p:

p1 = 500 N/m2

p2 = 650 N/m2

– Facteur k:

Angle d’oscillation φ [°]

P = 500 N/m2
Diagramme 2.4.2

P = 650 N/m2
Diagramme 2.4.3

  0° < φ ≤ 40°

     0 < w ≤ 16,8

     0 < w ≤ 12,9

40° < φ ≤ 55°

16,8 < w ≤ 28,5

12,9 < w ≤ 22,0

55° < φ ≤ 65°

28,5 < w ≤ 42,8

22,0 < w ≤ 33,0

65° < φ

42,8 < w

33,0 < w

Annexe 7

(art. 37)

Distances minimales entre les lignes aériennes à basse tension et les bâtiments

Distance directe entre les lignes et les parties mobiles de bâtiments

0,60 m

Distance directe entre les lignes et les fenêtres, les parties de bâtiments mises à la terre ou électriquement conductrices, les superstructures des toits ou les toitures en pente non accessibles normalement

1,20 m

Pour les câbles aériens si aucune détérioration mécanique (p. ex. due à la neige) n’est prévisible

0,50 m

Distance directe entre les lignes et les installations de parafoudre ou les autres éléments mis à la terre dans et sur le bâtiment depuis:

–
les potelets sur toiture
–
les pièces accessoires
–
les haubans
–
les ancrages aux façades de câbles aériens avec des éléments porteurs séparés en matériau électriquement conducteur

1 m

Lorsque cette distance ne peut être respectée, les potelets sur toiture et les ancrages aux façades doivent être reliés séparément à la terre et, au besoin, aux installations de parafoudre ou aux autres éléments mis à la terre, cela également lorsque les potelets sur toiture ou les ancrages présentent déjà des connexions à la terre réalisées d’une autre façon.

Distance verticale entre les lignes et les toitures non accessibles normalement

1,80 m

Pour les câbles aériens si aucune détérioration mécanique (p. ex. due à la neige) n’est prévisible

0,50 m

Distance verticale entre les lignes et les toitures, balcons ou autres parties de bâtiments accessibles normalement

3,50 m

Annexe 8

(art. 38)

Distances minimales entre les lignes aériennes à haute tension et les bâtiments1 Figure 1
Le bâtiment est plus bas que le conducteur inférieur

⊗:

Droite reliant entre eux les points de fixation des chaînes d’ancrage ou de suspension de la portée concernée par le rapprochement

f10:

Flèche du conducteur à 10 °C à l’endroit du rapprochement

lk:

Longueur de la chaîne de suspension
– chaîne d’ancrage:
– chaîne de suspension unilatérale:


lk = 0
lk réduit dans le rapport des portées partielles

φ:

Angle d’oscillation en cas de déviation du conducteur due au vent

s:

0,01 m par kV de tension nominale.

2 Figure 2
Le bâtiment est plus élevé que le conducteur inférieur

⊗:

Droite reliant entre eux les points de fixation des chaînes d’ancrage ou de suspension de la portée concernée par le rapprochement

f10:

Flèche du conducteur à 10 °C à l’endroit du rapprochement

lk:

Longueur de la chaîne de suspension
–  chaîne d’ancrage:
–  chaîne de suspension unilatérale:


lk = 0
lk réduit dans le rapport des portées partielles

φ:

Angle d’oscillation en cas de déviation du conducteur due au vent

s:

0,01 m par kV de tension nominale.

[tab]
Δh:
[tab]
Hauteur du dépassement entre le conducteur inférieur et le bord du toit.
Annexe 9

(art. 42)

Distances des candélabres

Candélabres sans installation d’ascension fixe

-·-·-·-·-·-·-·

Distances pour la flèche maximale des conducteurs au repos, respectivement des câbles aériens:

a = 2,5 m + 0,01 m/kV de tension nominale

b = 5,0 m + 0,01 m/kV de tension nominale.

················

Distances en cas de rapprochement de courte durée (p. ex. déviation due au vent) et d’une température du conducteur, respectivement du câble aérien, de 10 °C:

c = 0,01 m/kV de tension nominale, toutefois au minimum 1,5 m.

Annexe 11

(art. 45)

Résistance des matériaux

Valeurs caractéristiques des matériaux les plus usuels des conducteurs de lignes électriques

Matériau

Conduc-
teur

Section

Poids
spécifique


[kg/mm2]

Module
d’élasticité


[kN/mm2]

Coefficient
de dilatation


[l/°C]

Limite
d’élas-
ticité
0,2 %
[N/mm2]

Con-
trainte
de
rupture
[N/mm2]

Contrainte admissible
[N/mm2

Cuivre
Cu-ETP
demi-dur

Fil

A ≤ 50 mm2

8,9 · 10–6

115

17 · 10–6

250

280

180

Cuivre
Cu-ETP
dur

Fil

A ≤ 50 mm2

8,9 · 10–6

125

17 · 10–6

350

380

250

Cuivre
Cu-ETP
dur

Corde

9,0 · 10–6

105

17 · 10–6

390

260

Aluminium
Al 99,5
dur

Corde

2,75 · 10–6

54

23 · 10–6

170

1101)

Alliage
d’aluminium
E-AlMgSi 0,5
(Aldrey)

Fil

A ≤ 50 mm2

2,75 · 10–6

70

23 · 10–6

270

310

200

Alliage
d’aluminium
E-AlMgSi 0,5
(Aldrey)

Corde

2,75 · 10–6

57

23 · 10–6

295

190

Acier

Fil

A ≤ 50 mm2

7,8 · 10–6

200

11,5 · 10–6

11502)

1200

800

Acier

Corde

8,0 · 10–6

185

11,5 · 10–6

1180

780

1)
Pour les cordes en aluminium à âme d’acier, la contrainte admissible est ≤ 130 N/mm2.
2)
Limite d’élasticité: 1 %.
Annexe 12

(art. 48)

Contrainte à la traction et flèche de lignes ordinaires1. Flèche et contrainte des conducteurs de lignes ordinaires en aluminium ou Aldrey

Conducteur

Flèche [cm]
pour portées [m]

Contrainte [N/mm2]
pour portées [m]

état

Matériau

Section
mm2]

20

30

40

50

60

20

30

40

50

60

Temp.
[°C]

Aluminium

  95

  3

  7

13

  24

  40

50

47

  42

  37

  31

–20

  5

13

26

  44

  68

26

24

  21

  20

  18

0

  9

21

37

  58

  83

15

15

  15

  15

  15

10

16

31

49

  71

  98

  9

10

  11

  12

  13

20

29

47

69

  94

123

  5

 7

    8

    9

  10

40

25

47

74

104

139

48

57

  65

  72

  77

0+Z

150

  3

  7

13

  24

  40

50

47

  42

  37

  31

–20

  5

13

26

  44

  68

26

24

  21

  20

  18

0

  9

21

37

  58

  83

15

15

  15

  15

  15

10

16

31

49

  71

  98

  9

10

  11

  12

  13

20

29

47

69

  94

123

  5

 7

    8

   9

  10

40

20

39

63

  90

122

40

46

  51

  56

  60

0+Z

Aldrey

  50

  2

  5

10

  16

  26

60

58

  55

  52

  48

–20

  4

10

18

  30

  46

33

31

  30

  28

  27

0

  7

15

27

  43

  61

20

20

  20

  20

  20

10

13

24

39

  56

  77

11

13

  14

  15

  16

20

27

43

61

  82

106

  5

 7

    9

  10

  12

40

31

56

86

119

155

70

86

100

112

124

0+Z

  95

  2

  5

10

  16

  26

60

58

  55

  52

  48

–20

  4

10

18

  30

  46

33

31

  30

  28

  27

0

  7

15

27

  43

  61

20

20

  20

  20

  20

10

13

24

39

  56

  77

11

13

  14

  15

  16

20

27

43

61

  82

106

  5

  7

    9

  10

  12

40

23

43

67

  95

125

52

62

  71

  79

  86

0+Z

  

150

  3

 6

13

  23

  39

53

49

  44

  38

  32

–20

  5

13

26

  44

  68

27

24

  22

  20

  18

0

  9

21

37

  58

  84

15

15

  15

  15

  15

10

16

31

49

  71

  98

  9

10

  11

  12

  13

20

29

48

70

  95

123

  5

  7

    8

    9

  10

40

20

38

62

  88

119

41

47

  53

  57

  61

0+Z

Z = surcharge 20 N/m.

2. Flèche et contrainte des conducteurs de lignes ordinaires en cuivre

Conducteur

Flèche [cm]
pour portées [m]

Contrainte [N/mm2]
pour portées [m]

état

Matériau

∅
[mm]

Section
[mm2]

20

30

40

50

60

20

30

40

50

60

Temp.
[°C]

Cuivre
mi-dur

  5

  5

14

  29

  54

  87

  85

  74

  61

  52

  46

–20

  9

23

  43

  71

106

  49

  44

  41

  39

  38

0

13

29

  51

  80

115

  35

  35

  35

  35

  35

10

17

35

  58

  88

123

  26

  29

  31

  32

  33

20

26

47

  72

103

139

  17

  22

  25

  27

  29

40

37

67

103

144

191

151

186

216

241

262

0+Z

  6

  5

14

  29

  54

  87

  85

  74

  61

  52

  46

–20

  9

23

  43

  71

106

  49

  44

  41

  39

  38

0

13

29

  51

  80

115

  35

  35

  35

  35

  35

10

17

35

  58

  88

123

  26

  29

  31

  32

  33

20

26

47

  72

103

139

  17

  22

  25

  27

  29

40

32

59

  92

130

174

124

151

173

191

207

0+Z

  8

  5

14

  29

  54

  87

  85

  74

  61

  52

  46

–20

  9

23

  43

  71

106

  49

  44

  41

  39

  38

0

13

29

  51

  80

115

  35

  35

  35

  35

  35

10

17

35

  58

  88

123

  26

  29

  31

  32

  33

20

26

47

  72

103

139

  17

  22

  25

  27

  29

40

26

49

  78

112

152

  95

112

125

136

144

0+Z

Cuivre

50

  6

15

  31

  57

  92

  81

  70

  59

  50

  45

–20

10

24

  45

  74

110

  48

  44

  41

  39

  38

0

13

30

  53

  82

118

  35

  35

  35

  35

  35

10

18

36

  60

  90

127

  26

  29

  31

  32

  35

20

26

47

  73

105

142

  17

  22

  25

  28

  29

40

26

51

  81

116

157

  93

109

122

133

141

0+Z

95

  6

15

  31

  57

  92

  81

  70

  59

  50

  45

–20

10

24

  45

  74

110

  48

  44

  41

  39

  38

0

13

30

  53

  82

118

  35

  35

  35

  35

  35

10

18

36

  60

  90

127

  26

  29

  31

  32

  35

20

26

47

  73

105

142

  17

  22

  25

  28

  29

40

21

42

  68

101

139

  73

  82

  89

  94

  98

0+Z

Z = surcharge 20 N/m.

Annexe 13

(art. 52, 56 et 58)

Matériaux des supports de lignes aériennes à courant fort1 Acier
1.1
Les barres sollicitées à la compression pure doivent être calculées au flambage. L’élancement λ des barres des supports en treillis ne doit pas dépasser les valeurs suivantes:
–
λk ≤ 200 pour les montants et les diagonales;
–
λk ≤ 250 pour les autres pièces de construction (éléments secondaires).
1.2
La longueur de flambage admise pour les barres des supports en treillis est en principe lk = ls, où ls est la longueur de barre théorique dans la direction du flambage entre les points d’assemblage.
1.3
Lorsque les diagonales sont fixées aux deux extrémités avec deux ou plusieurs boulons, il est possible de calculer avec lk = 0,8 · ls.
1.4
La longueur de flambage peut être réduite à lk = 0,85 · ls pour les nœuds des montants tenus pas une structure spatiale.
1.5
Une réduction de la longueur de flambage lk = 0,8 · ls est admise pour les montants encastrés à l’une des extrémités dans la fondation.
1.6
Il faut respecter une distance minimale de 1,2× le diamètre du boulon entre l’axe du trou et le bord de la pièce pour les assemblages boulonnés. L’entraxe des boulons doit être au minimum de 2,2× le diamètre des boulons.
1.7
Les barres sollicitées en même temps à la compression et à la flexion doivent être calculées selon la théorie du deuxième ordre. Il faut en plus démontrer que toutes les sections sont en mesure de résister aux moments et aux forces normales déterminés par le calcul du premier ordre sans dépasser les contraintes limites. Les profils à parois minces sollicités à la compression doivent être dimensionnés afin d’avoir une sécurité suffisante au voilement.
1.8
Le facteur de sécurité relatif aux contraintes limites est de 1,4. Il se compose d’un facteur de charge de 1,3 et d’un facteur de résistance de 1,1.
2 Béton armé
2.1
Les mâts en béton armé doivent être dimensionnés selon les règles reconnues de la technique et calculés selon la théorie du deuxième ordre. Les efforts excentriques provoqués par la déformation du mât sous la charge du poids des consoles et des conducteurs doivent être pris en considération.
2.2
Pour les mâts à un seul fût, la longueur de flambage lk doit être lk = 2 · l, où l représente la distance entre la fondation et le point d’application de la résultante des efforts.
2.3
Les mâts jumelés composés de 2 mâts égaux doivent être calculés à la flexion et à la torsion comme 2 mâts simples à un fût pour la charge perpendiculaire au plan des axes des mâts. On peut toutefois introduire un moment de résistance triple de celui d’un mât simple pour le calcul à la flexion dans le sens parallèle au plan des axes des mâts, pour autant que l’assemblage mécanique résiste aux forces de cisaillement.
2.4
Les mâts en A doivent être calculés perpendiculairement au plan des axes des mâts comme 2 mâts simples à un fût. Dans le plan des axes des mâts, on peut admettre que la longueur de flambage depuis la fondation est le 70 % de la longueur du mât sollicité à la compression, si l’assemblage est suffisant pour reprendre l’effort de cisaillement au sommet des mâts.
2.5
Seuls les aciers à haute résistance sont admis pour créer la précontrainte. Il faut de plus prévoir une armature auxiliaire de 0,6 % au moins de la section du béton.
2.6
Le facteur de sécurité relatif aux contraintes limites calculées du béton vibré est de 1,7. Il se compose d’un facteur de charge de 1,3 et d’un facteur de résistance de 1,3.
2.7
Le facteur de sécurité pour le béton centrifugé est de 1,55. Il se compose d’un facteur de charge de 1,3 et d’un facteur de résistance de 1,2.
2.8
Les mâts à un seul fût et les mâts jumelés en béton centrifugé, jusqu’à une hauteur de 37 m au‑dessus de la fondation, peuvent aussi être calculés à la flexion comme de simples poutres si l’on admet une plastification totale de la section. Dans ce cas, le facteur de sécurité à adopter est de 2.
3 Bois
3.1
Les supports et leurs éléments en bois doivent être dimensionnés de façon que les contraintes limites suivantes ne soient pas dépassées:

Mode de sollicitation

Symbole

Contrainte limite
[N/mm2]

flexion

σb

45

traction

σz

30

compression parallèle au sens des fibres

σd║,

30

compression perpendiculaire au sens des fibres

σd

11,5

cisaillement parallèle au sens des fibres

τ║,

  5,5

cisaillement perpendiculaire au sens des fibres

τ

  9

Le module d’élasticité E est de 10 000 N/mm2.
3.2
Lorsque l’effort de compression agit dans l’axe de la section de bois massif, la contrainte limite au flambage ne doit pas dépasser les valeurs obtenues selon les formules suivantes:

–  σk = 33–0,23 · λ

[N/mm2] pour 13 ≤ λ ≤ 100

[tab]
[N/mm2] pour λ > 100

lk: longueur de flambage [cm]
i: rayon de giration [cm]

3.3
Le facteur de sécurité relatif aux contraintes limites est de 3.
3.4
La longueur de flambage lk de mâts simples en bois est lk = 2 · l, où l est la distance entre le sol et le centre de gravité de l’application des efforts, ceci indépendamment des haubans éventuels.
3.5
Pour les mâts jumelés sollicités à la flexion dans la direction du plan des deux axes des mâts, il faut calculer avec un coefficient n = 3 (3 × le mouvement de résistance d’un seul mât), lorsque le mode d’assemblage des mâts répond aux conditions suivantes:
–
la distance entre les boulons ne doit pas dépasser 1,80 m;
–
les trous des boulons ne doivent pas provoquer d’affaiblissement dans les zones les plus sollicitées sur le plan statique;
–
l’écartement entre les mâts ne doit pas dépasser 25 mm; à l’endroit des boulons traversants, il doit être garanti par des plaques d’appui ou par d’autres moyens qui assurent une transmission suffisante des efforts de cisaillement entre les mâts;
–
il doit y avoir au moins 2 boulons traversants dans la longueur d’encastrement pour les poteaux sur socles.
3.6
Les assemblages qui diffèrent de ceux mentionnés ci‑dessus doivent en principe être calculés avec un coefficient n = 2 pour les deux axes principaux des mâts jumelés, sauf s’il existe des calculs justificatifs qui permettent d’appliquer un coefficient plus élevé.
3.7
A Les mâts en A ou les mâts contrefichés doivent être calculés perpendiculairement au plan des axes des mâts comme deux mâts simples à un fût. Dans le plan des deux axes des mâts, il faut admettre comme longueur de flambage le 70 % de la longueur au‑dessus du sol du mât concerné, si les efforts de cisaillement peuvent être transmis au sommet des mâts.
Annexe 14

(art. 54, 98 et 105)

Hypothèses de charges des supports et des fondations pour les lignes aériennes à courant fort1 Hypothèses de charges
Les différents types de supports et de leurs fondations sont à calculer en considérant les hypothèses de charges. Elles sont applicables par analogie aux supports spéciaux et aux charpentes d’installations en plein air.
2 Dispositions générales
2.1
Pour chaque hypothèse de charges, il faut toujours considérer comme effectifs les efforts verticaux, ceux des conducteurs, des câbles aériens et des conducteurs de terre, selon les cas avec ou sans surcharge. Tous les efforts verticaux agissent dans le cas des hypothèses de charges théoriques, même lorsque les tractions horizontales ne doivent être considérées que comme partiellement effectives. Les deux portées virtuelles adjacentes sont en principe déterminantes pour les efforts verticaux.
2.2
Le poids propre de la construction et des isolateurs doit être pris en considération pour toutes les hypothèses de charges.
2.3
Les tractions horizontales résultantes (différences de traction) doivent être prises en considération lors de l’utilisation d’isolateurs supports ou d’isolateurs rigides à tige.
2.4
Pour les supports qui sont partiellement équipés, il faut considérer les hypothèses de charges pour l’équipement partiel et l’équipement complet.
2.5
Pour les lignes ordinaires, les efforts de torsion doivent être pris en considération uniquement lorsque la distance entre les conducteurs et l’axe du support est supérieure à 0,8 m.
2.6
Les conducteurs de terre qui ne sont pas fixés à la pointe des supports doivent être considérés comme des conducteurs ordinaires.
3 Hypothèses de charges en service pour tous les supports
3.1
Les efforts de traction horizontaux résultants de tous les conducteurs de terre à 0 °C, sans surcharge, et les pressions du vent agissent perpendiculairement sur la ligne. Pour les supports situés à un angle de la ligne, les pressions du vent agissent sur les conducteurs et le support dans le sens de la bissectrice.
3.2
Pour les angles de ligne de 200 gr, les efforts de traction horizontaux résultants de tous les conducteurs et conducteurs de terre à 0 °C, sans surcharge, et les pressions du vent agissent sur le support dans la direction de la ligne.
3.3
Les efforts de traction horizontaux résultants de tous les conducteurs et conducteurs de terre à –20 °C, sans surcharge, agissent sur le support.
3.4
Les efforts de traction horizontaux résultants de tous les conducteurs et conducteurs de terre à 0 °C, avec surcharge, agissent sur le support.
4 Hypothèses de charges théoriques
4.1
Supports d’appui
4.1.1
Le 5 % des efforts de traction horizontaux unilatéraux de tous les conducteurs et conducteurs de terre à –20 °C, sans surcharge, agit sur le support. De plus, la pression du vent sur le support agit dans la direction de la ligne.
4.1.2
Le 30 % de l’effort de traction horizontal unilatéral du/des conducteur(s) de terre à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support.
4.2
Supports ordinaires (porteurs)
4.2.1
Le 5 % des efforts de traction horizontaux unilatéraux de tous les conducteurs et conducteurs de terre à –20 °C, sans surcharge, agit sur le support. De plus, la pression du vent sur le support agit dans la direction de la ligne.
4.2.2
Le 30 % de l’effort de traction horizontal unilatéral d’un conducteur, d’un conducteur partiel ou conducteur de terre à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support au point de fixation sur lequel se produit l’effort le plus défavorable. Dans ce cas, aucun facteur de réduction ne peut être pris en considération.
4.3
Supports porteurs spéciaux
4.3.1
Le 5 % des efforts de traction horizontaux unilatéraux de tous les conducteurs et conducteurs de terre à –20 °C, sans surcharge, agit sur le support. De plus, la pression du vent sur le support agit dans la direction de la ligne.
4.3.2
Le 15 % des efforts de traction horizontaux unilatéraux de tous les conducteurs et conducteurs de terre à 0 °C, sans surcharge, agit sur le support. De plus, la pression du vent sur le support agit dans la direction de la ligne.
4.3.3
Le 15 % des efforts de traction horizontaux unilatéraux de tous les conducteurs et conducteurs de terre à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support.
4.3.4
Le 80 % de traction horizontal unilatéral d’un conducteur, d’un conducteur partiel ou d’un conducteur de terre à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support au point de fixation sur lequel se produit l’effort le plus défavorable. Dans ce cas, aucun facteur de réduction ne peut être pris en considération.
4.4
Supports tenseurs
4.4.1
L’effort total de traction horizontal unilatéral du conducteur de terre à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support. Dans ce cas, aucun facteur de réduction ne peut être pris en considération.
4.4.2
Une fraction des efforts horizontaux unilatéraux des conducteurs à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support selon le tableau suivant. Dans ce cas, aucun facteur de réduction ne peut être pris en considération.

Nombre de conducteurs ou
de conducteurs partiels

Fraction de l’effort de traction horizontal unilatéral
à prendre en considération
(en %)

1

100

2

  80

3

  65

4

  55

5

  50

6

  45

7 et plus

  40

4.4.3
L’effort total de traction horizontal unilatéral de deux conducteurs agissant dans la même direction ou d’un faisceau de conducteurs à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support aux points de fixation sur lesquels se produit l’effort de torsion le plus défavorable. Dans ce cas, aucun facteur de réduction ne peut être pris en considération.
4.5
Supports terminaux
L’effort total de traction horizontal unilatéral de deux conducteurs agissant dans la même direction ou d’un faisceau de conducteurs à 0 °C, avec surcharge, agit sur le support aux points de fixation sur lesquels se produit l’effort de torsion le plus défavorable. Dans ce cas, aucun facteur de réduction ne peut être pris en considération.
Annexe 15

(art. 54)

Hypothèses de charges pour les lignes aériennes à courant fort1 Pressions du vent
1.1
Les supports, leurs éléments et leurs fondations doivent résister aux pressions du vent horizontales suivantes:
Pression du vent en fonction de la hauteur du support [N/m2]

Hauteur 0 à 30 m

Hauteur 0 à 80 m

Parties au-dessus
de 80 m

Mâts avec profilé à âme pleine

1200

1450

1900

Pylônes en treillis avec cornières

1000

1200

1600

Pylônes en treillis avec profilés tubulaires

Mâts de section circulaire ou quasi circulaire (à 6 ou plusieurs pans) Isolateurs et câbles aériens

  700

  850

1100

Conducteurs nus, haubans

  500

  650

  850

1.2
La pression du vent agit sur toute la ligne aérienne sans surcharge.
1.3
Lorsque les conditions locales exigent la prise en considération de pressions du vent supérieures, ces valeurs doivent être introduites dans le calcul.
1.4
Pour le calcul des pressions du vent, les surfaces perpendiculaires à la direction du vent sont déterminantes. Pour les surfaces des supports en treillis se trouvant à l’abri du vent, les pressions du vent agissant sur ces profilés peuvent être réduites de 20 %.
1.5
Pour les supports jumelés, doubles ou de type A avec des sections circulaires ou quasi circulaires, il faut considérer, pour les parties du support situées dans la zone à l’abri du vent, les réductions R suivantes:

Rapport p

Réduction R [%]

p ≤ 2

100

2 < p ≤ 5

30

p > 5

0

«p» est le rapport déterminé, à mi‑hauteur du support, entre l’entraxe et le diamètre de chaque support.
1.6
Les pressions du vent agissant sur les conducteurs, les câbles aériens ou les conducteurs de terre d’après le ch. 1.1 peuvent être réduites selon le diagramme 3 pour des portées moyennes dépassant 225 m.
1.7
Pour les faisceaux de conducteurs, il faut considérer la pleine pression du vent sur chaque conducteur partiel.
2 Surcharges
2.1
Les supports, leurs éléments et les fondations doivent résister aux efforts des conducteurs résultants des charges maximales selon l’art. 46.
2.2
Lorsqu’une ligne aérienne comprend au total plus de 6 conducteurs (conducteur de terre compris), et que les conditions locales permettent de négliger l’éventualité d’une surcharge supérieure à 20 N/m, les surcharges pour le calcul des supports peuvent être réduites selon le diagramme 3 si les portées équivalentes dépassent 225 m. Dans ce cas, chaque conducteur du faisceau peut être considéré de façon indépendante, si l’ancrage du faisceau est réalisé au moyen d’isolateurs multiples.
2.3
Les charges dues à la neige sur un support de ligne aérienne ne doivent être prise en considération que si les conditions locales d’exposition l’exigent.
2.4
Pour les charpentes d’installations en plein air jusqu’à une altitude de 2000 m, il faut tenir compte des charges suivantes dues à la neige, par m2 de surface horizontale couverte:

Lorsque l’installation se situe à une altitude supérieure à 2000 m ou que les conditions climatiques régionales imposent des charges de neige plus importantes, ces valeurs doivent être déterminées séparément et introduite dans le calcul.
3 Facteurs de réduction
Facteur de réduction r

Portée [m]

Pour pressions du vent: portée moyenne am

Pour surcharges: portée équivalente aid

Annexe 16

(art. 57)

Supports en bois pour les lignes ordinaires1 Dimensions minimales

Longueurs des supports

Classe de solidité

I
bois normal
diamètre

II
bois moyen
diamètre

III
bois fort
diamètre


m

D1
[cm]

D2
[cm]

D1
[cm]

D2
[cm]

D1
[cm]

D2
[cm]

10

18

12

20

15

22

16

11

19

13

21

16

23

17

12

20

13

22

16

24

17

13

21

14

23

17

25

18

14

22

14

24

17

26

18

15

23

15

25

18

27

19

16

24

15

26

18

28

19

17

25

15

27

18

29

19

18

26

15

28

18

30

19

D1 = ∅ à 2 m au-dessus du pied

D2 = ∅ au sommet.

2 Diamètres et sections des conducteurs

Fil

Corde

Diamètre [mm]

5

6

7

8

9,1

10,9

12,6

14,2

15,9

17,6

20,2

22,5

Section [mm2]

19,6

28,3

38,5

50

50

70

95

120

150

185

240

300

Pour les lignes à deux termes, la somme des diamètres de tous les conducteurs peut être réduite du facteur 0,9.

3 Détermination des classes de solidité des supports en bois

Annexe 17

(art. 81 et 89)

Distances en cas de parallélismes et de croisements de lignes électriques entre ellesRapprochements et parallélismes sur supports communsTableau 1

Disposition de la ligne

Ligne no a

Ligne no b

Distances

nue

câble

nue

câble

y = distance verticale

N

S

y ≥ 0,5 m pour lignes ordinaires et à grandes portées

N

S

y ≥ 0,5 m pour lignes ordinaires

N

S

y ≥ 1,0 m pour lignes à grandes portées

N

S

S

z ≥ 1,5 m; y ≥ 1,5 m

H

S

S

z ≥ 1,5 m; y ≥ 1,5 m

H

S

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m, y ≥ 1,5 m pour S d’entreprise seulement

N

N

y ≥ 0,5 m

N

N

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m

N

N

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m

N

N

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m

H

N

N

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m; y ≥ 1,5 m

H

N

N

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m; y ≥ 1,5 m

H

H

H

H

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m

H = Ligne à haute tension – N = Ligne à basse tension – S = Ligne à courant faible

Croisements sur supports communsTableau 2

Disposition de la ligne

Ligne no a

Ligne no b

Distances

nue

câble

nue

câble

y = distance verticale

N

S

S

y ≥M 0,5 m

N

S

S

y≥ M 1,5 m

H

S

S

z ≥ annexe 6 ,≥ 1,5 m, y ≥ 1,5 m pour S d’entreprise seulement

H

S

S

y ≥ 1,5 m

N

N

N

N

z ≥ annexe 6 ,≥ 1,5 m; y ≥ 1,5 m

H

H

N

N

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m; y ≥ 1,5 m

H

H

H

H

z ≥ annexe 6 ≥ 1,5 m; y ≥ 1,5 m

H = Ligne à haute tension – N = Ligne à basse tension – S = Ligne à courant faible

Rapprochements et parallélismes sur supports distinctsTableau 3.1

Disposition de la ligne

Ligne no a

Ligne no b

Distances

a= plus grande portée [m]

nue

câble

Portée

nue

câble

Portée

x = distance horizontale

≤ 60 m

> 60 m

≤ 60 m

>60 m

N

[F06C]

S

S

[F06C]

x ≥ 1,0 m

N

[F06C]

S

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a

N

[F06C]

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a

N

[F06C]

S

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a

N

[F06C]

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a

N

[F06C]

S

S

[F06C]

x ≥ 2,0 m resp. 1,0 m lorsque Δh ≥ 1,0 m

N

[F06C]

S

S

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

N

[F06C]

S

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

S

S

[F06C]

x ≥ 2,0 m resp. 1,0 m lorsque Δ h ≥ 1,0 m

H

[F06C]

S

S

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

S

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

[F06C]

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 10 m

H

[F06C]

[F06C]

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 20 m, lorsque parallélisme > 300 m ou Δ v existant

H

[F06C]

[F06C]

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 10 m, lorsque parallélisme ≤ 300 m

H

[F06C]

[F06C]

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6 (lorsque parallélisme ≤ 60 m)

H

[F06C]

[F06C]

S

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m+0,02 a; z ≥ annexe 6 (pour S d’entreprise seulement)

N

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 1,0 m

N

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 1,5 m

N

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 1,5 m

N

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m

N

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H = Ligne à haute tension – N = Ligne à basse tension – S = Ligne à courant faible

Rapprochements et parallélismes sur supports distinctsTableau 3.2

Disposition de la ligne

Ligne no a

Ligne no b

Distances

a= plus grande portée [m]

nue

câble

Portée

nue

câble

Portée

x = distance horizontale

≤ 60 m

> 60 m

≤ 60 m

>60 m

z = distance directe

N

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

N

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m

N

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

N

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

N

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m

N

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

N

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m

H

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m

H

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

H

[F06C]

x ≥ 2,0 m

H

[F06C]

[F06C]

H

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

H

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

[F06C]

H

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

[F06C]

H

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H

[F06C]

[F06C]

H

[F06C]

[F06C]

x ≥ 2,0 m + 0,02 a; z ≥ annexe 6

H = Ligne à haute tension – N = Ligne à basse tension – S = Ligne à courant faible

Croisements sur supports distinctsTableau 4.1

Disposition de la ligne

Ligne no a

Ligne no b

Distances

b= plus grande tension nominale comptée en [m] par [kV]

y = = distance verticale

nue

câble

Portée

nue

câble

Portée

s = distance au support de croisement le plus proche de la ligne a [m]
z = distance directe

≤ 60 m

> 60 m

≤ 60 m

>60 m

N

[F06C]

S

[F06C]

z≥ M 0,5 m

N

[F06C]

S

[F06C]

z ≥ 1,0 m

N

[F06C]

S

S

[F06C]

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r

N

[F06C]

[F06C]

S

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r

N

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,5 m

N

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r,. ≥ 1,5 m

N

[F06C]

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 r + 0,01 s

H

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,5 m

H

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r, ≥ 1,5 m

H

[F06C]

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 r + 0,01 s

H

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 b

H

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥1,0 m + 0,01 b + 0,02 r, ≥ 1,5 m

H

[F06C]

[F06C]

S

S

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 b + 0,01 r + 0,01 s

H = Ligne à haute tension – N = Ligne à basse tension – S = Ligne à courant faible

Croisements sur supports distinctsTableau 4.2

Disposition de la ligne

Ligne no a

Ligne no b

Distances

b= plus grande tension nominale comptée en [m] par [kV]

y = distance verticale

nue

câble

Portée

nue

câble

Portée

r = distance au support de croisement le plus proche de la ligne a [m]
s = distance au support de croisement le plus proche de la ligne b [m]

≤ 60 m

> 60 m

≤ 60 m

>60 m

N

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

[F06C]

z ≥ 0,5 m

N

[F06C]

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m

N

[F06C]

N

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r, ≥ 1,5 m

N

[F06C]

[F06C]

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 r + 0,01 s

N

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m

N

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r, ≥ 1,5 m

N

[F06C]

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 r + 0,01 s

H

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m

H

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r, ≥ 1,5 m

H

[F06C]

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 r + 0,01 s

H

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 b

H

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,01 b + 0,02 r, ≥ 1,5 m

H

[F06C]

[F06C]

N

N

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 b + 0,01r + 0,01 s

H

[F06C]

H

[F06C]

z ≥ 1,5 m

H

[F06C]

H

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,02 r, ≥ 1,5 m

H

[F06C]

[F06C]

H

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 r + 0,01 s

H

H

[F06C]

H

H

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 b

H

H

[F06C]

H

H

[F06C]

z ≥ 1,0 m + 0,01 b + 0,02 r, ≥ 1,5 m

H

H

[F06C]

[F06C]

H

H

[F06C]

z ≥ 1,5 m + 0,01 b + 0,01 r + 0,01 s

H = Ligne à haute tension – N = Ligne à basse tension – S = Ligne à courant faible

Distance entre les lignes et les supports étrangers ou les bâtimentsTableau 5

Disposition de la ligne

Support / Ligne no a

Ligne no b

Distances

b= tension nominale de la ligne b comptée en [m] par [kV]

nue

câble

Portée

nue

câble

Portée

x = distance horizontale

≤ 60 m

> 60 m

≤ 60 m

>60 m

S

S

[F06C]

[F06C]

z ≥ 1,5 m

N

N

[F06C]

[F06C]

z ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m

H

H

[F06C]

[F06C]

x ≥ annexe 6, ≥ 1,5 m + 0,01 b

N

S

S

z ≥ 0,5 m

N

S

S

z ≥ 1,5 m

H = Ligne à haute tension – N = Ligne à basse tension – S = Ligne à courant faible

Annexe 18

(art. 101)

Profil du chemin de fer

a ≥
3 m + 0,01 par m kV de tension nominale la plus élevée.
b ≥
3 m + 0,01 m par kV de tension nominale la plus élevée + 0,02 m par mètre de distance au support le plus proche de la ligne supérieure.
c ≥
14 m pour les chemins de fer à voie normale et à courant alternatif.
Annexe 1953

53 Abrogée par l’annexe 2 ch. 2 de l’O du 4 juin 2021 concernant les prescriptions de sécurité pour les installations de transport par conduites, avec effet au 1er juil. 2021 (RO 2021 348).

Annexe 2054

54 Mise à jour rédactionelle à la suite des mod. du ch. I de l’O du 3 avr. 2019 (RO 2019 1377) et de l’annexe 2 ch. 2 de l’O du 4 juin 2021 concernant les prescriptions de sécurité pour les installations de transport par conduites, en vigueur depuis le 1er juil. 2021 (RO 2021 348).

Table des matières

Art.

Titre premier:

Dispositions générales

1–11a

Chapitre premier:

But, champ d’application et définitions

1–4

Chapitre 2:

Sécurité

5–11a

Titre deuxième:

Règles de construction

11b–134

Chapitre premier:

Technologie de transport à employer

11b–11e

Chapitre 1a

Lignes aériennes

12–61

Section 1:

Lignes aériennes à courant faible

12–28

Section 2:

Lignes aériennes à courant fort

29–61

Chapitre 2:

Lignes en câbles

62–77

Section 1:

Dispositions générales

62–72

Section 2:

Dispositions particulières pour les lignes en câbles à courant fort

73–77

Chapitre 3:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes électriques entre elles

78–96

Section 1:

Dispositions générales

78–82

Section 2:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes aériennes à courant faible et à courant fort

83–87

Section 3:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes aériennes à courant fort entre elles

88–91

Section 4:

Parallélismes et croisements de lignes en câbles

92–96

Chapitre 4:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes électriques avec d’autres installations

97–134

Section 1:

Dispositions communes

97

Section 2:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes électriques avec les installations de chemins de fer, les funiculaires et les trolleybus (installations de traction)

98–104

Section 3:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes électriques avec les téléphériques et avec les téléskis

105–113

Section 4:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes électriques avec des routes nationales et d’autres voies de circulation

114–122

Section 5:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes électriques avec des installations de transport par conduites de combustibles et de carburants

123–128

Section 6:

Rapprochements, parallélismes et croisements de lignes électriques avec des dépôts de combustibles et de carburants

129–134

Titre troisième:

Service, entretien et contrôle des lignes électriques

135–142

Titre quatrième:

Dispositions finales

143–147

Annexes:
1
Définitions
2
Mesures de protection supplémentaires pour les lignes aériennes à courant fort en cas de rencontres avec d’autres installations ou objets
3
Distances minimales entre lignes et le sol
4
Supports des lignes aériennes à courant faible
5
Protection contre les perturbations électromagnétiques dues à l’effet de couronne
6
Distances directes
7
Distances minimales entre les lignes aériennes à basse tension et les bâtiments
8
Distances minimales entre les lignes aériennes à haute tension et les bâtiments
9
Distances des candélabres
10
Places de tir
11
Résistance des matériaux
12
Contrainte à la traction et flèche de lignes ordinaires
13
Matériaux des supports de lignes aériennes à courant fort
14
Hypothèses de charges des supports et des fondations pour les lignes aériennes à courant fort
15
Hypothèses de charges pour les lignes aériennes à courant fort
16
Supports en bois pour les lignes ordinaires
17
Distances en cas de parallélismes et de croisements de lignes électriques entre elles
18
Profil du chemin de fer
19
…
20
Table des matières

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