Constitution du canton de Soleure, · RS 131.221

Section 3 Structure du canton

Art. 41 à 52 · 12 articles

En vigueur au 1er août 2025Vérifié sur Fedlex le 6 octobre 2026

I. Territoire du canton et chef-lieu

Art. 41 Territoire du canton

1Le canton comprend le territoire qu’ont délimité les frontières historiques et qui lui est garanti par la Confédération suisse.

2Les modifications du territoire cantonal doivent faire l’objet d’une votation populaire.

3Les rectifications de frontière doivent être approuvées par le Conseil d’État.

Art. 42 Chef-lieu

1Le chef-lieu du canton est Soleure.

2Le Grand Conseil, le Conseil d’État et les tribunaux supérieurs du canton ont leur siège à Soleure.

II. Districts, arrondissements, cercles électoraux

Art. 43 Districts, arrondissements, cercles électoraux

1Le territoire du canton se compose des cinq districts suivants, chaque district étant lui-même divisé en deux arrondissements:

a.
Soleure-Lebern;
b.
Bucheggberg-Wasseramt;
c.
Thal-Gäu;
d.
Olten-Gösgen;
e.
Dorneck-Thierstein.

2La subdivision en districts constitue le fondement de la décentralisation de l’administration et de la justice. L’art. 44, al. 1, est réservé.25

3Les districts forment les cercles électoraux pour les élections au Grand Conseil.26

Historique et notes (2)
  1. Accepté en votation populaire du 8 fév. 2004, en vigueur depuis le 20 fév. 2004. Garantie de l’Ass. féd. du 14 mars 2005 (FF 2005 2209 art. 1 ch. 2, 2004 5287).
  2. Accepté en votation populaire du 3 mars 2002, en vigueur depuis le 4 mars 2003. Garantie de l’Ass. féd. du 12 mars 2003 (FF 2003 2572 art. 1 ch. 4, 2002 6213).

Art. 44 Organes des districts et des arrondissements

1Les organes des districts sont les «Oberämter», les secrétariats de district et les tribunaux de district. La loi peut prévoir que les districts de Soleure-Lebern et de Bucheggberg-Wasseramt soient dotés d’un «Oberamt» et d’un secrétariat de district communs.27

2La loi règle l’organisation et la compétence de ces organes.

Historique et notes (1)
  1. Accepté en votation populaire du 8 fév. 2004, en vigueur depuis le 20 fév. 2004. Garantie de l’Ass. féd. du 14 mars 2005 (FF 2005 2209 art. 1 ch. 2, 2004 5287).

III. Communes et syndicats de communes

Art. 45 Rôle et autonomie des communes

1Les communes politiques, les communes bourgeoises et les paroisses sont des corporations autonomes de droit public.

2Le droit des communes de régler leurs affaires de manière autonome est garanti dans les limites de la Constitution et de la loi. Elles déterminent leur organisation, choisissent leurs autorités, leurs fonctionnaires et leurs employés et remplissent librement leurs tâches.

3Tout transfert de tâches nouvelles aux communes nécessite une base légale.

Art. 46 Impôts communaux

1Sur la base de la taxation concernant l’impôt d’État, les communes politiques perçoivent des impôts sur le revenu et la fortune des personnes physiques, ainsi que sur le bénéfice et le capital des personnes morales.

2Dans la mesure où la loi le permet, les communes politiques peuvent percevoir d’autres contributions.

3Les communes bourgeoises et les paroisses peuvent percevoir des impôts sur le revenu et sur la fortune des personnes physiques, ainsi que des taxes personnelles.

Art. 47 Modifications de l’effectif, du territoire ou des limites des communes

1La constitution, la fusion ou la dissolution de communes politiques, de communes bourgeoises et de paroisses ainsi que la modification de leur effectif ou de leur territoire doivent être approuvées par les communes ou paroisses concernées et par le Grand Conseil.

2Les communes ou paroisses concernées peuvent décider des rectifications de limites qui n’entraînent aucune modification importante de leur territoire; de telles rectifications peuvent être entreprises par le Conseil d’État lorsqu’il existe des motifs impérieux et qu’une de ces communes ou paroisses lui en fait la demande. Un recours contre la décision du Conseil d’État peut être formé devant le Grand Conseil par les communes ou paroisses concernées.

Art. 48 Collaboration, syndicats de communes

1En vue d’accomplir des tâches déterminées les communes peuvent former des syndicats de communes ou créer des établissements communs, conclure des conventions avec d’autres communes du canton ou extérieures au canton et participer à des entreprises de droit public, d’économie mixte ou de droit privé.

2Les citoyens actifs des communes concernées ont un droit de participation; la loi règle les détails.

3Lorsque des tâches d’intérêt régional ne peuvent raisonnablement être accomplies qu’en commun, la loi peut obliger les communes à former des syndicats de communes ou à y adhérer.

IV. Communes politiques

Art. 49 Appartenance, souveraineté territoriale

1La commune politique comprend le territoire communal et les personnes qui habitent sur ce territoire.

2Toute personne séjournant sur le territoire communal est soumise à la souveraineté territoriale de la commune politique.

Art. 50 Tâches

Les communes politiques accomplissent toutes les tâches de portée locale ou régionale qui ne relèvent pas d’autres organismes et celles que le canton leur a déléguées.

V. Communes bourgeoises

Art. 51 Appartenance

La commune bourgeoise se compose de toutes les personnes qui possèdent le droit de cité dans la commune, indépendamment de leur lieu de domicile.

Art. 52 Tâches

La commune bourgeoise a en particulier les tâches suivantes:

a.
l’octroi du droit de cité communal;
b.28
…
c.
l’administration de son patrimoine;
d.
l’exploitation respectueuse de la nature de ses forêts et de ses «Allmenden», de même que leur entretien à des fins de délassement;
e.
le développement du bien-être socio-culturel dans la mesure de ses moyens.
Historique et notes (1)
  1. Abrogée en votation populaire du 29 janv. 1995, avec effet au 1er janv. 1996. Garantie de l’Ass. féd. du 14 mars 1996 (FF 1996 I 1307 art. 1 ch. 5, 1995 III 1349).

Besoin d’un accompagnement juridique ?

Avec JuriUp, gagnez du temps et faites des économies : nous vous aidons à créer un dossier complet et clair, pour que l’expert juridique qui vous accompagne puisse se concentrer sur l’essentiel : votre situation.